Tokyo stagne, attentisme avant le sommet de l'UE

L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a achevé la séance de vendredi quasiment inchangé, les investisseurs évitant les prises de risques avant le sommet européen en fin de semaine, censé permettre des avancées pour résoudre la crise financière qui mine la zone euro.

A la clôture, l'indice Nikkei 225 des valeurs vedettes a perdu 3,26 points (-0,04%) pour s'afficher à 8.678,89 points. Il a reflué d'environ 1% durant la semaine.

L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a de son côté cédé 1,81 point, soit 0,24%, pour finir à 744,21 points.

L'activité a été encore très faible, avec seulement 1,32 milliard de titres échangés sur le premier marché.

Les investisseurs vont observer attentivement les résultats du sommet de l'Union européenne dimanche, avant la tenue d'une seconde réunion qui doit apporter une "réponse globale et ambitieuse" à la crise, selon les termes d'un communiqué conjoint diffusé jeudi par la France et l'Allemagne.

Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel s'entretiendront pour leur part à nouveau samedi à Bruxelles.

Les acteurs de la Bourse tokyoïte redoutent encore des divergences au sein de l'Europe sur les moyens de trouver une solution aux problèmes d'endettement des Etats du Vieux continent.

Dans ce contexte d'attentisme, l'euro et le dollar restaient à peu près stables face au yen durant les heures de transactions, et les actions de groupes exportateurs évoluaient en ordre dispersé dans de faibles proportions.

La monnaie européenne valait environ 105,80 yens à la clôture de la Bourse de Tokyo (06H00 GMT) et le dollar s'affichait aux alentours de 76,70 yens.

Dans le secteur majeur de l'électronique qui avait décroché jeudi, l'action Sony a repris 0,78% à 1.556 yens, Canon 1,01% à 3.495 yens, Sharp 0,45% à 670 yens et Kyocera 1,01% à 7.010 yens.

Le titre Panasonic a quant à lui continué sur sa lancée de jeudi, gagnant encore 3,05% à 776 yens.

Des actionnaires semblent saluer les informations de presse selon lesquelles Panasonic envisage de fermer ou céder des usines non rentables de dalles d'écrans de TV au Japon, de supprimer plus de 1.000 emplois et de davantage sous-traiter afin de rentabiliser son activité de téléviseurs malmenée par la concurrence et la chute incessante des prix de vente.

Panasonic n'a toujours rien annoncé officiellement.

Dans le domaine poids lourd de l'automobile, le titre du numéro un, Toyota, a encore perdu 0,31% à 2.547 yens, celui de Honda de 0,39% à 2.295 yens et celui de Nissan 0,72% à 692 yens.

L'action du groupe d'appareils photo et matériel de précision Olympus n'en finit plus, quant à elle, de dévisser depuis le brusque limogeage en fin de semaine dernière du patron britannique de l'entreprise, nommé six mois auparavant.

Ce dernier s'oppose à la direction du groupe au sujet du motif de son renvoi et à propos des modalités de rachat de sociétés par Olympus entre 2006 et 2008. Le patron évincé, qui soupçonnait d'autres dirigeants de malversations, a tenté d'obtenir leur démission, mais le Conseil d'administration s'est retourné à l'unanimité contre lui.

Alors que les menaces d'actions diverses se poursuivent, le titre Olympus a encore abandonné 6,81% vendredi pour tomber à 1.231 yens.

Il s'est ainsi rapproché de son plus faible cours en dix ans (1.210 yens le 24 février 2009) et a touché son plus bas de l'année, fondant de moitié depuis son prix de clôture de jeudi 13.

A signaler enfin, le repli de 9,93% de la compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco), exploitante de la centrale accidentée de Fukushima, du fait d'un contre-coup consécutif à un bond de 36% la veille.

Le titre Tepco, qui a perdu 80% de sa valeur depuis l'accident nucléaire causé par le séisme et le tsunami du 11 mars au nord-est du Japon, fait l'objet de transactions spéculatives à court terme. Il est sensible aux moindres informations, rumeurs et développements politiques.

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