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"La proximité entre nos départements nous permet d'être très réactifs"

©Jan De Nul Group

L’étroite collaboration entre ses départements permet à Jan De Nul Group de fournir un travail sur mesure jusque dans le moindre détail. "En cas de doute, nous montons simplement les escaliers et nous éclaircissons les choses."

"À chaque appel d’offres, c’est d’abord le bureau d’Etude des Prix qui est à la manoeuvre", explique Ignace Van Holen. Au sein de l’entreprise de dragage et de construction Jan De Nul Group, il dirige le département responsable de l’obtention des marchés internationaux de construction civile et de travaux maritimes. "Nous développons un plan d’approche en fonction des exigences spécifiques du projet comme le planning, l’analyse coût-efficacité et la méthodologie. De quel matériel aurons-nous besoin? Combien de temps les travaux dureront-ils? Quelle est la méthodologie la plus adaptée? Il est crucial de n’ignorer aucun risque et de trouver de manière proactive des idées afin d’anticiper les problèmes.

"Les équipes de Jan De Nul Group vont très loin dans le détail: il ne s’agit certainement pas d’une version light de l’analyse qui devra de toute manière être effectuée une fois le marché attribué. "Nous ventilons immédiatement tous les éléments comme si nous avions effectivement obtenu le marché. Et ce, afin de savoir avec précision dans quoi nous nous lançons. "

À ce moment, le travail du bureau d’Etude des Prix n’est pas fini pour autant. Dans le cas de projets complexes, il s’ensuit systématiquement une concertation intense avec le bureau d’Ingénierie, qui doit élaborer les solutions techniques proposées.

"Nous étudions et élaborons les variantes dans le détail: nous discutons avec le bureau d’Etude des Prix, puis ils établissent un budget et vérifient si le projet est réalisable sur les plans financier et opérationnel", détaille Nadia Van Tittelboom, responsable du volet ingénierie des marchés maritimes.

Ignace Van Holen va plus loin: "Il est rare d’atteindre d’emblée la perfection. Dans la mesure où tous nos projets sont complexes, nous ne pouvons nous contenter de copier des solutions de projets antérieurs. Les clients ont des exigences différentes, chaque pays dispose de sa propre législation ou les conditions météorologiques ne le permettent pas, pour ne citer que ces quelques exemples."

Transfert de connaissances

La grande force de Jan De Nul Group réside dans le regroupement des bureaux d’Etude des Prix et d’Ingénierie dans un même bâtiment. "La grande expertise que nous possédons en interne et la proximité entre les départements nous permettent d’être très réactifs", apprécie Ignace Van Holen.

"Si nécessaire, nous montons dix fois les escaliers pour clarifier un détail en face à face. Cela nous permet de gagner en vitesse et en efficacité et favorise le transfert de connaissances." Un bel exemple de cette collaboration intense s’élèvera à la fin de cette année en mer Baltique danoise.

Jan De Nul Group y bâtit en effet, avec l’entreprise de construction métallique Iemants, des stations haute tension pour le parc éolien offshore de Kriegers Flak. En 2022, ce parc aura une capacité totale de 6 MW, de quoi approvisionner 600.000 ménages en électricité. Jan De Nul Group prend en charge la conception, la construction, le transport et l’installation des "gravity-based foundations" (GBF). "Nous élaborerons d’abord ces fondations de conception propre sur un ponton du port d’Ostende, puis nous les remorquerons en fin d’année vers la mer Baltique pour les y installer", indique Nadia Van Tittelboom.

©Jan De Nul Group
©Jan De Nul Group
©Jan De Nul Group

Et ce n’est pas une sinécure: une des deux fondations affiche 40 mètres de largeur sur autant de longueur et 35 mètres de hauteur, et pèse quelque 10.000 tonnes. Avant d’en arriver là, la pelle mécanique sur ponton Gian Lorenzo Bernini et le navire d’installation de roches sous-marine Adhémar de Saint-Venant assureront respectivement le creusement des puits de fondation et l’installation d’un lit de gravier nivelé avec précision, sur lequel reposeront les fondations massives. Iemants prendra en charge la conception, la fabrication et le transport des plateformes de support en acier et de la superstructure des deux stations.

Bassin pollué

Quelques centaines de kilomètres plus loin, Envisan, filiale de Jan De Nul Group spécialisée dans l’environnement, assainit le bassin gravement pollué du port d’Oskarshamn en Suède. Selon des études, celui-ci contient plus de 1.000 tonnes de métaux lourds et des quantités inquiétantes de dioxine. "C’est la conséquence de la présence d’une industrie lourde historique, d’un fabricant de batteries et d’un chantier naval", observe la responsable du projet, Sofie Herman.

"Il est crucial de n’ignorer aucun risque et de trouver de manière proactive des idées afin d’anticiper les problèmes."
Ignace Van Holen
Jan De Nul Group

"L’État suédois soutient ce projet parce qu’avec les entrées et sorties des bateaux, la pollution s’échappe du port vers la mer." Envisan s’est vu confier la mission d’enlever les sédiments pollués, de les assainir et de les stocker dans une décharge agréée. Ces 400.000 m³ de sable et d’argile seront dragués et traités en trois ans. L’an dernier, le bureau d’Ingénierie du groupe avait conçu et construit avec Envisan une installation d’épuration des eaux et de déshydratation spécifique à ce projet, sur une superficie correspondant à deux terrains de football. Le tout en six mois à peine.

"Un sacré défi, puisque cette installation doit être performante sur les plans économique et technique et pouvoir être démantelée d’ici à la fin de 2018 afin de rendre les terrains au port dans leur état initial", ajoute Stefaan Van der Putten, responsable du bureau d’Ingénierie civile. "Autant que possible, nous avons opté pour des unités et des matériaux mobiles que nous pourrons récupérer. Le châssis des filtres-presses est ainsi réalisé en acier et non en béton."

En septembre 2016, Envisan a débuté les travaux de dragage avec la drague à désagrégateur Petrus Plancius. "Pour cela, la drague de 44 mètres de long a été dotée d’une tête de dragage environnementale spéciale, développée en interne, qui permet de n’enlever que les couches polluées", prolonge Sofie Herman. "Le chaland à coque ouvrante Weseltje transporte ensuite le matériau pollué à l’installation de déshydratation. Après traitement, le sédiment séché disparaîtra dans une décharge locale, où il sera stocké de manière écologiquement responsable." 

 "De plus en plus respectueux de l’environnement"

"On observe une tendance claire à la réduction des émissions dans notre secteur, notamment sous la pression de l’opinion publique et de nos clients", avance Michel Deruyck, coordinateur de la cellule Carburants au sein de Jan De Nul Group. "Nous serons donc de plus en plus respectueux de l’environnement. There is no way back."

L’entreprise de dragage et de construction compte parmi les leaders mondiaux en matière d’innovation écologique, comme l’illustre son programme d’investissement en dragues suceuses à élindes traînantes. À l’aide de moteurs et pompes puissants, de tels navires aspirent du sable, de l’argile, de la boue et même du gravier sur les fonds marins.

Jan De Nul Group a déjà commandé l’an dernier trois nouvelles dragues suceuses capables d’emporter 3.500 m³, à peu près l’équivalent de neuf boules pleines de l’Atomium. Un nouveau navire avec une trémie de 6.000 m³ s’y ajoutera cette année. Le côté révolutionnaire des nouveaux arrivants réside sous leur capot, puisqu’ils sont équipés de systèmes de traitement des gaz d’échappement. "Bien que de tels dispositifs soient courants dans le transport routier, ils n’existaient pas encore dans le transport maritime", assure Michel Deruyck.

"En ajoutant un catalyseur, vous pouvez procéder à un post-traitement de toutes les matières polluantes libérées lors de la combustion du gasoil. Grâce à la combinaison de tels filtres et de moteurs très performants, ces dragues satisfont déjà aux futures réglementations européennes les plus strictes pour les émissions dans la navigation intérieure."

Pourquoi Jan De Nul Group n’a-t-il pas opté pour des navires au gaz naturel liquide au lieu de gasoil? Le GNL n’émet presque pas de soufre, d’azote et de particules fines. "Ce n’est vrai que pour le soufre", nuance Michel Deruyck. "Les moteurs au GNL libèrent également du méthane, un gaz à effet de serre, ce qui n’est pas le cas de ceux au gasoil. Des recherches révèlent en outre que le gaz naturel liquide a un impact nettement plus important que le gasoil sur le réchauffement climatique.

Et puis, une installation coûteuse est nécessaire pour maintenir le gaz liquide, et il faut toujours traiter les gaz d’échappement pour atteindre les normes que nous respectons… Nous avons donc choisi de ne pas naviguer au gaz naturel."

 

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