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Un océan de projets durables et innovants

Dominique Bombaert, Directeur régional pour l’Afrique et Isabelle Herteleer, coordinatrice RSE pour Jan De Nul Group ©Studio Dann

Gravir le Stelvio à vélo en compagnie de 100 collègues dans le cadre du projet Climbing for Life: c’est l’une des nombreuses initiatives qui témoignent de l’engagement de Jan De Nul Group en faveur du concept d’entreprise socialement responsable (ESR). “Investir dans le capital humain compte parmi les principaux piliers de notre stratégie, en plus de nos efforts pour réduire notre empreinte écologique et promouvoir l’innovation.”

“Nous ne nous contentons pas de déplacer des montagnes de sable, et cela ne date pas d’hier”, assure d’emblée Dominique Bombaert, qui travaille auprès de Jan De Nul Group depuis 20 ans et qui vient d’être promu Directeur régional pour l’Afrique. “Nous développons des solutions innovantes pour les travaux en mer dans le monde entier. Je suis toutes les étapes des projets dans la région dont je suis responsable: analyse, adjudication, négociation des contrats, mise en œuvre et contrôle des coûts. Je suis par ailleurs parrain du programme ESR du groupe. Je suis en quelque sorte le maillon entre la direction et le comité de pilotage ESR.”

L’autre moitié de ce tandem s’appelle Isabelle Herteleer, coordinatrice ESR du groupe depuis septembre dernier. “Ma tâche consiste à développer notre politique ESR, à faire le lien entre les départements et à regrouper les initiatives. Quel est notre impact sur la société et l’environnement? Où se situent les opportunités? Quels sont nos points forts et dans quels domaines pouvons-nous encore nous améliorer?”

Quels sont vos prochains chantiers?
Isabelle Herteleer: “L’innovation reste importante, y compris dans notre politique ESR. Nous ne pouvons rester les bras croisés. Nous devons avancer. Dans notre cœur de métier, mais aussi dans les formations et les processus. En outre, nous devons faire connaître nos initiatives, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’entreprise. Heureusement, la politique ESR bénéficie du soutien du management et de toute l’organisation.”

"Il y a beaucoup de fierté ici, car nous pouvons aider à créer de nouveaux projets ambitieux et durables"
Isabelle Herteleer
coordinatrice RSE pour Jan De Nul Group

“Ce qui m’a frappée au cours de mes premiers mois chez Jan De Nul, c’est l’intérêt que porte l’entreprise à la santé. Pendant la pause de midi, de nombreux collègues sortent leur sac de sport et en moins de cinq minutes, vous vous retrouvez entouré de personnes en tenue jaune Jan De Nul prêtes à courir ou faire du vélo.”

Dominique Bombaert: “Ces dernières années, nos efforts en matière de santé se sont intensifiés, comme en témoigne l’initiative " Climbing for Life ", un projet pour lutter contre le diabète. L’engouement a été énorme. Plus de 100 collègues sont partis en vélo à l’assaut du mont Stelvio dans les Alpes italiennes. Sur les 1.500 participants, c’est Jan De Nul qui comptait le plus grand nombre de représentants.”

Jan De Nul Group est une entreprise très internationale. Investissez-vous également dans les communautés locales?
Dominique Bombaert: “Nous tentons de les impliquer partout où nous allons. En Jamaïque par exemple, on retrouve des stocks de poisson fragiles, sans oublier la ville engloutie de Port Royal qui fait partie du patrimoine national. Pour la protéger, nous avons utilisé des toiles traditionnelles – des " siltscreens " – et, pour le suivi quotidien, nous avons fait appel à la communauté locale de pêcheurs.”

“Nous entretenons également des liens étroits avec l’ONG Médecins sans Vacances, des médecins, des spécialistes (para)médicaux et techniciens qui font du bénévolat pendant leurs congés. Ils pourvoient les hôpitaux partenaires en Afrique subsaharienne en appareillage biomédical et y sont souvent confrontés à des pannes de courant. Nous étudions donc la façon de leur apporter un soutien logistique et technique grâce à l’ensemble de nos compétences locales. Au Ghana, nous travaillons à fournir de l’eau potable aux habitants, en collaboration avec l’université de Louvain.”

Pendant la pause de midi, vous vous retrouvez entouré de personnes en tenue jaune Jan De Nul prêtes à courir ou faire du vélo. ©Jan De Nul Group

“Ces initiatives ne poursuivent pas de but lucratif, bien qu’elles génèrent parfois un return économique. Au Turkménistan, nous avons créé une école de marine marchande. Nous espérons qu’à terme, certains diplômés auront envie de travailler pour nous.”

“Nous essayons toujours de collaborer avec la population locale. Si les habitants parlent anglais, français ou allemand, la communication est aisée, mais s’ils parlent ukrainien, ce n’est pas toujours évident… Partout dans le monde, y compris dans les endroits les plus reculés, la prise de conscience de la nécessité d’adopter des comportements durables augmente. Et nous tentons d’en convaincre tout le monde.”

Quels sont les autres fers de lance de votre politique ESR?
Dominique Bombaert: “L’écologie et l’innovation, qui sont souvent étroitement liées. À Oulu en Finlande, nous avons réalisé des travaux de dragage typiques, d’où nous avons extrait des matériaux fins. Ils sont normalement déversés dans un bassin, et nous les laissons ensuite s’écouler jusqu’à leur environnement d’origine. À Oulu, nous avons expérimenté l’ajout de floculants, des produits chimiques qui agglomèrent les particules fines en petites boules. Avec des polymères, nous avons fabriqué un petit train au moyen de ces boulettes, avec, à la clé, une accélération du processus de décantation et une diminution de la quantité de matériaux qui se retrouvent dans l’environnement.”

“Nos nouveaux navires sont des Ultra-Low Emission vessels (ULEv), entièrement conçus en interne”
Dominique Bombaert
Directeur régional pour l’Afrique chez Jan De Nul Group

“Nos nouveaux navires sont des Ultra-Low Emission vessels (ULEv), entièrement conçus en interne. Un système de filtration biphasique s’attaque d’abord aux émissions de NOx responsables du smog, puis le filtre extrait 99% des particules fines. Nous estimons important que notre empreinte écologique soit réduite au minimum, parce que, dans la plupart des cas, nous travaillons à proximité d’un port, de la côte ou d’une plage.”

“Ces investissements sont certes chers mais, au plan commercial, il est devenu indispensable de disposer d’une stratégie ESR. Les clients y attachent beaucoup d’importance. Nous le remarquons notamment dans les adjudications. Si vous êtes ‘durable’, les clients sont moins stricts sur les prix! À Texel aux Pays-Bas, nous avons proposé d’installer devant la digue existante en asphalte une digue naturelle en sable, d’une longueur de trois kilomètres, avec des oyats et une zone de prés salés. Notre projet coûtait 15% de plus que les propositions de nos concurrents. Malgré cela, nous avons remporté l’adjudication.”

Cela complique-t-il votre travail?
Isabelle Herteleer: “Nous devons nous montrer innovants et cela inspire nos collaborateurs. Ils aiment relever des défis. Cela contribue à faire avancer l’entreprise et c’est positif pour la société. Nos collaborateurs sont très fiers de pouvoir participer à ces projets ambitieux et durables.”

Dominique Bombaert: “Deux de nos collaborateurs enseignent à l’Université de Louvain et de Gand. Leurs étudiants ouvrent grand les yeux lorsqu’ils découvrent comment une société comme Jan De Nul aborde ces problèmes et les idées innovantes qui circulent ici. Nous devons attirer les jeunes talents si nous voulons garantir l’avenir de l'entreprise.”

Embarquer et débarquer en toute sécurité

Dans une approche centrée sur l’humain, la sécurité occupe une place importante. “De nombreux projets voient le jour sans que les gens réalisent qu’il s’agit d’ESR”, remarque Isabelle Herteleer, coordinatrice ESR auprès de Jan De Nul. “Nous voulons augmenter la prise de conscience dans toute l’entreprise.”

Elle évoque le programme interne Imagine-Think-Act (ITA). “C’est notre culture d’entreprise, notre philosophie”, détaille Dominique Bombaert, Directeur régional pour l’Afrique auprès de Jan De Nul. “Nous voulons que toutes nos activités soient sous contrôle, sûres et responsables. Imagine: quel est l’objectif? Think: en quoi consiste le projet? Act: comment le mettre en œuvre?”

“Nous misons sur la formation et accompagnons nos collaborateurs tout au long de leur carrière, et ce, dès leur recrutement. Tant les équipages que le personnel d’exécution se voient proposer régulièrement des formations spécifiques. Par ailleurs, nous avons installé des simulateurs dans nos locaux et utilisons l’e-learning. Ceux que nous pouvons difficilement atteindre, nous les approchons avec des affiches et des flyers.”

La sécurité – l’une des priorités de l’entreprise – a pu être grandement améliorée grâce au programme ITA. Pour atteindre cet objectif, l’équipe de pilotage ITA mène périodiquement des campagnes de sensibilisation ciblées. À ce sujet, Isabelle Herteleer fait allusion au challenge ITA: “Les navires et les chantiers peuvent se lancer mutuellement des défis en traitant un cas spécifique selon la philosophie ITA. Ils en font une vidéo qui est partagée sur le site internet ITA, afin d’inspirer leurs collègues.”

Une autre campagne porte sur sept opérations que Jan De Nul a définies comme critiques et risquées sur ses chantiers et navires. Personal transfer est l’une de ces opérations risquées sur lesquelles une campagne ITA est en cours. “Une concentration absolue est nécessaire lorsque vous passez d’une petite embarcation à un gros navire en pleine mer”, avance Dominique Bombaert. “Les dragueurs restent en mer avec une quarantaine de collaborateurs à bord qui doivent régulièrement se rendre à terre. Ils font la navette entre la terre ferme et le dragueur sur de petites embarcations. Or, le pont des dragueurs peut se situer 10 à 12 mètres au-dessus du niveau de la mer. Nous comptons sur tous les collaborateurs pour qu’ils respectent les procédures.”

 

Des coquillages pour protéger la côte belge

En Belgique aussi, Jan De Nul travaille à des projets durables, par exemple pour protéger la côte belge. “Le « Blauwe Cluster » est un groupe d’entreprises impliquées dans des activités tournant autour de l’eau, et qui mettent en place des projets de recherche – des « Coastbusters », par exemple”, illustre Isabelle Herteleer, coordinatrice ESR. “Nous examinons plusieurs possibilités et leurs effets à long terme pour protéger la côte avec des moyens naturels.”

“Au large de La Panne, nous construisons un récif naturel avec des coquillages au lieu d’une digue de pierres”, poursuit Dominique Bombaert, Directeur régional pour l’ Afrique auprès de Jan De Nul. “Auparavant, la mer du Nord regorgeait de moules, d’huîtres et d’autres coquillages, mais ils ont été victimes de la surpêche ou ont disparu. Nous tentons de les réintroduire grâce à une technique innovante: nous avons adapté une méthode d’aquaculture afin de booster la croissance des moules sur le fond de la mer. Les bancs de moules retiennent le sable et réduisent l’érosion du littoral. En d’autres termes, nous protégeons la plage avec ce qui se trouvait auparavant au fond de la mer du Nord.”

 

 

A la recherche et envie de faire partie de ces défis durables auprès de Jan De Nul Group ? Visitez le site web d’emploi.

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