reportage

Votre portefeuille en 2016 : " Les actions présentent toujours le rendement le plus élevé "

Les perspectives de croissance de l’économie occidentale sont modérément positives. L’atterrissage de l’économie chinoise se fera finalement en douceur. Résultat ? Les actions méritent une petite place dans votre portefeuille pour 2016, pour contrer les effets de l’inflation.

Selon Jan Vergote, responsable Investment Strategy & Belfius Direct Private, les perspectives de croissance de l’économie occidentale sont modérément positives. " Les nuances sont importantes. Les États-Unis connaissent une croissance comprise entre 2 et 2,5 %, l’Europe de 1,5 %. Il y a donc croissance, mais elle reste modérée. Le taux de chômage baisse, les salaires sont à la hausse et les bénéfices des entreprises évoluent favorablement. À terme, nous sommes donc optimistes. "

La Chine en période de transition

Les unes des journaux préviennent cependant des risques liés à la Chine et à un atterrissage brusque de son économie. Des indicateurs chinois catastrophiques ont une incidence importante sur la Bourse. Jan Vergote nuance à nouveau. " Ne sous-estimez pas le ralentissement de la croissance chinoise, mais ne la surestimez pas non plus. L’économie chinoise est en transition ", explique-t-il. " D’une économie ciblée sur les investissements et les exportations, elle évolue vers une économie portée par la consommation. Et cela s’accompagne en effet de chiffres de croissance inférieurs : de 10 % autrefois, l’économie chinoise évolue vers 2 à 3 % à terme. Mais ce n’est pas anormal. "

" Ce qui compte, c’est la manière dont cette évolution s’organisera ", poursuit Jan Vergote. " Passera-t-elle soudainement de 7,5 à 5 % par exemple ? Ce qui provoquerait des turbulences importantes sur les marchés. Ou plutôt progressivement, au terme de plusieurs baisses de demi-points de pourcentage ? Nous validons plutôt ce second scénario. "

Actions : la bonne idée

Que signifient ces perspectives de croissance pour la composition des portefeuilles types de Belfius en 2016 ? Les actions se voient attribuer un poids plus important que les obligations. " Les actions sont correctement valorisées en Europe et au Japon ", estime Jan Vergote. " Et pour qui investit selon un horizon de long terme, les actions présentent un rendement supérieur à celui des obligations. Qui plus est, les taux sont exceptionnellement faibles. Que se passera-t-il si vous achetez une obligation à dix ans aujourd’hui et que les taux repartent ensuite à nouveau à la hausse ? Dans ce cas, vous serez condamné à des taux extrêmement faibles. "

« Pour qui investit selon un horizon de long terme, les actions présentent un rendement supérieur à celui des obligations »
Jan Vergote
responsable Investment Strategy & Belfius Direct Private

Même si la croissance des bénéfices des entreprises n’est pas spectaculaire, celle-ci soutient les cours de Bourse. " Les investisseurs doivent être sélectifs et pouvoir accepter des fluctuations de long terme en cours de route. Le cas échéant, les actions offrent assurément un rendement supérieur sur le long terme. "

Un rendement supérieur

Les obligations sont-elles donc à éviter en 2016 ? " Les emprunts d’État et les obligations d’entreprises de grande qualité sont chers, voire exorbitants. Nous optons résolument pour les obligations de pays émergents et les obligations à haut rendement. Ces dernières sont généralement émises par des entreprises plus jeunes, qui ont davantage de dettes, mais qui pénètrent également de nouveaux marchés et activités, et exploitent pleinement le redressement de l’économie. Elles sont associées à un risque plus grand, mais le rendement est à l’avenant ", assure Jan Vergote. " Les pays émergents sont plus risqués à court terme. Mais dans une perspective de long terme, ces pays ont une dette publique bien moins lourde. "

À mi-chemin entre les obligations qui rapportent peu et les actions plus volatiles, il y a les obligations liées aux fluctuations de la Bourse ou des taux, avec garantie de capital ou non. " Celles-ci occupent une place privilégiée dans notre portefeuille ", explique Jan Vergote. " Qu’importe l’évolution des obligations à garantie de capital, le capital investi vous est restitué. Le rendement dépend de la Bourse, ici aussi. Et sur six ou sept ans, vous pouvez espérer obtenir le double du rendement du bon de caisse. "

Appétence au risque

En bref, en 2016, optez pour les actions, mais à certaines conditions. " Sachez estimer et respecter votre appétence au risque ", conclut Jan Vergote. " Les épargnants qui s’inquiètent dès que la Bourse reflue de 5 % resteront à l’écart. Pensez à long terme. Les jeunes qui démarrent l’épargne pension doivent se positionner sur le marché boursier. Mais les grands-parents qui épargnent pour leurs petits-enfants aussi doivent être conscients que les obligations seules ne suffisent pas à contrer les effets de l’inflation. "

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