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Data et santé publique: le pari gagnant de Bluesquare

Le data, c’est l’or de demain, entend-on souvent. La société Bluesquare, qui commercialise des systèmes de gestion et d’analyse des données de santé, confirme cette prophétie. Le développement déjà rapide de cette société, créée en 2013, a été encore accéléré par les demandes issues de la crise sanitaire. Elle collabore désormais avec les principaux acteurs internationaux à l’échelle globale, se félicite Nicolas de Borman, son fondateur et CEO.

"Bluesquare élabore et commercialise des instruments de mesure et de suivi de la santé publique", résume Nicolas de Borman. "Nous travaillons dans le champ de la santé mondiale et nos clients sont les acteurs de cette ‘global health’, c’est-à-dire des institutions comme l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la Banque mondiale, des fondations comme celle de Bill et Melinda Gates, les gouvernements, les ministères de la Santé, les organismes de recherche, les systèmes d’assurance-maladie, les sociétés pharmaceutiques, etc."

Au tout début de la crise sanitaire, Bluesquare a connu un ralentissement net de son activité classique. L'intervention de la Banque a permis de faire face aux enjeux de cash-flow de l’entreprise. Très rapidement, à partir du mois de mai, une demande importante liée à la gestion de la pandémie au niveau global a permis à la société de reprendre sa croissance. "Là encore, notre banque nous a soutenus pour répondre à cette demande", assure Nicolas de Borman.

Bluesquare, qui compte 44 collaborateurs, devrait réaliser un chiffre d’affaires de 4,4 millions d’euros en 2020.

"Nous avons déployé des systèmes de recueil et de traitement des données liées à l’infection et les avons intégrés dans les systèmes existants", résume le dirigeant. "Par exemple, concrètement, beaucoup de pays ont mis sur pied des centres d’appel pour détecter les cas suspects, il fallait que ces flux d’information soient connectés aux dispositifs de riposte contre l’épidémie."

Covid-19: modéliser pour prévoir

En intégrant les données et en les croisant avec celles issues des systèmes sanitaires, des opérateurs de téléphonie et des déplacements, les plateformes de Bluesquare fournissent aussi un appui à la modélisation de la maladie, notamment de sa propagation: "C’est d’autant plus important qu’on constate des divergences fortes entre l’Europe, l’Amérique latine et l’Afrique", relève Nicolas de Borman.

"Nous mesurons aussi l’impact de la crise Covid-19 sur les autres pathologies; en effet, dans tous les pays, on a constaté que la population renonçait à des soins courants et à des consultations à leurs yeux non urgentes, par exemple pour des pathologies chroniques ou des visites de contrôle, des rendez-vous de dentiste, du suivi prénatal…"

Dans ses évaluations, Bluesquare tient compte des contextes nationaux. "Dans de nombreux pays du Sud, les personnes qui toussent pensent d’abord à la tuberculose et ceux qui ont de la fièvre au paludisme", observe le CEO de Bluesquare. Deux maladies dont le risque est perçu comme plus grand que celui du coronavirus. Nous mesurons cet effet."

Le ‘disease modeling’ de Bluesquare constitue un précieux outil de prévision et d’aide à la décision publique.
Nicolas de Borman
CEO de Bluesquare

Ce "disease modeling", au sein duquel la firme etterbeekoise coopère avec deux instituts spécialisés dépendant de la Fondation Gates, constitue un précieux outil de prévision et d’aide à la décision publique.

"Bluesquare suit, par exemple, des campagnes de vaccination ou des crises comme Ebola", résume Simon David, Relationship Manager chez BNP Paribas Fortis. "L’entreprise doit avancer des fonds pour installer sa technologie, former les personnels, etc. Elle est rémunérée, selon les termes du contrat, trois, six voire neuf mois plus tard. Nous mettons à sa disposition des lignes de crédit afin qu’aucune difficulté de trésorerie n’entrave son développement. Au sein de nos innovation hubs, nous pouvons prendre plus de risques pour soutenir de telles scale-up. D’autant plus que la santé publique fait partie de nos priorités en termes de responsabilité sociétale des entreprises."

"Le coronavirus représente le quart de notre activité mais nous devrions arriver rapidement à 40 %", conclut Nicolas de Borman. Cette épidémie nous conforte dans notre conviction que la santé publique constitue un sujet à traiter à l’échelle globale. C’est très stimulant de participer à cette dynamique, en collaborant avec les acteurs de référence de notre secteur au niveau global."

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