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"L'actionnaire profite du coût réduit des financements par dette"

©Dieter Telemans

Les investisseurs doivent reprendre goût à la Bourse et donc au risque, affirme Jacques Berghmans (TreeTop Asset Management). "Les taux bas sont également favorables aux actionnaires."

"Dans la vie, sans prendre de risques, on n’avance pas", affirme Jacques Berghmans, cofondateur de TreeTop Asset Management. "Il n’en va pas autrement avec l’argent. Du moins à l’heure actuelle. Ces 30 dernières années furent en quelque sorte une anomalie, puisqu’elles ont été marquées par la possibilité d’obtenir un rendement réel d’environ 7% par an sans prendre de risques, en achetant des obligations sûres."

Aujourd’hui, le risque est à nouveau l’ingrédient de base du rendement. Les investisseurs qui cherchent leur salut en Bourse y trouvent d’excellentes conditions, laisse entendre Jacques Berghmans: "Depuis 2010, les actions se trouvent à nouveau dans un cycle haussier qui autorise une croissance de 10% par an."

Il fonde cet optimisme sur le ratio cours/bénéfice moyen des actions américaines. "Ce ratio a atteint un pic de 25 en 2001. Dix ans plus tard, il était retombé aux environs de 10, pour fluctuer aujourd’hui autour de 15 à 16, soit un niveau légèrement inférieur à la moyenne historique."

Les taux très bas rendent également les marchés d’actions attrayants, poursuit Jacques Berghmans. "Les ebitda (cash-flows opérationnels, NDLR) n’ont guère augmenté depuis 2007. En revanche, la part de ces cash-flows qui reflue aux actionnaires est en nette hausse. Les taux très bas ont en effet considérablement réduit le coût du financement par dettes pour les entreprises. Un taux à long terme structurellement bas, par exemple entre 2 et 3%, profite avant tout aux actionnaires."

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