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Des projets de classe mondiales

©DEME

Six projets illustrant la présence mondiale et les innovations de DEME.

Du gaz naturel pour l'Est et l'Ouest

Le réchauffement de la planète expose des zones auparavant inaccessibles. De nouvelles routes maritimes ouvrent de nouvelles perspectives économiques. Ainsi DEME est-il l’un des maillons d’un large projet international visant la construction d’infrastructures portuaires adaptées à Sabetta. Le projet Yamal LNG a pour objectif d’exploiter le riche gisement de gaz naturel au nord-ouest de la Sibérie.

La péninsule isolée de Yamal renferme l’un des plus vastes gisements de gaz naturel au monde. La Russie s’y est lancée dans un gigantesque projet de gaz naturel liquide: outre l’extraction du gaz sur la péninsule, Yamal LNG comporte une installation de transformation en GNL et une infrastructure portuaire capable de desservir des méthaniers hypermodernes à Sabetta. DEME, par le biais de sa filiale russe Mordraga, y drague depuis l’an dernier un chenal de 49 kilomètres de long, 300 mètres de large et 15 mètres de profondeur (actuellement 10 mètres) dans de l’estuaire de l’Ob, 70 kilomètres de large.

Quelque 120 kilomètres plus loin dans les terres, une flotte de dragues DEME prend également à son compte le bassin d’évolution et le chenal d’accès du nouveau port de Sabetta. C’est une course contre la montre, car à proximité du cercle arctique, la mer de Kara et l’Ob ne sont navigables que durant une dizaine de semaines par an. Le reste de l’année, la mer est couverte d’une épaisse couche de glace.

De fin juillet à la mi-octobre de l’an dernier, une flotte de 19 navires DEME a donc dragué sans relâche afin d’atteindre l’objectif annuel. En 2015, DEME dépêchera à nouveau 400 personnes et une série de dragues sur la péninsule de Yamal. Si le calendrier est respecté, les travaux seront terminés à l’été 2017.

Le port de Sabetta devra alors desservir des méthaniers brise-glaces hypermodernes, alternatives flexibles, efficaces et durables au transport de gaz par pipeline aérien. Dans ces travaux, DEME applique des normes environnementales internationales sévères. L’entreprise prend un maximum de précautions dans cette région de l’Arctique.

‘Nous mettons tout en oeuvre pour limiter au maximum notre impact sur cet écosystème unique!’, indique Dirk Poppe, Area Manager pour la Russie. Le plan de gestion environnementale spécifique au projet porte notamment sur la qualité de l’eau et des sédiments, l’opacification causée par les travaux de dragage et la gestion des déchets à bord. En outre, des procédures claires sont établies pour les éventuelles fuites de pétrole, l’observation des mammifères aquatiques et la protection de la faune et de la flore. Le dragueur remarque que cette attention pour l’environnement a été décisive dans l’attribution du marché.

La vision de DEME et son approche du projet plus attentive à l’environnement ont clairement contribué à faire la différence. DEME a nommé un ‘capitaine environnement’, dont la mission, en tant qu’expert indépendant, est de suivre tous les aspects environnementaux du projet afin de pouvoir intervenir rapidement et de manière efficace. Pour travailler encore mieux et plus durablement qu’aujourd’hui.

Draguer down under

Pour réduire l’impact environnemental de ses travaux de dragage, DEME a engagé une dizaine de spécialistes dans le cadre d’un projet gazier en Australie. À la grande satisfaction de son commanditaire, Chevron.

En 2012, DEME remportait le marché des travaux de dragage du chenal d’accès, du bassin d’évolution et des ouvrages d’accostage d’un nouveau projet de gaz naturel liquide (GNL) du géant pétrolier Chevron sur la côte nord-ouest de l’Australie.

Sa participation à Wheatstone LNG était facturée 916 millions d’euros, dans le cadre d’un projet qui aura coûté au total 21 milliards d’euros à Chevron. Les travaux de dragage ont été achevés fin 2014. Pour ce projet gigantesque, l’un des plus importants de l’histoire de DEME, plus de 15 navires ont été affectés au fil des travaux. Grâce à un plan particulier de gestion environnementale, DEME a étroitement surveillé l’impact des travaux de dragage sur l’environnement.

©DEME

L’entreprise a engagé une équipe de 10 spécialistes de l’environnement qui, grâce à un système de surveillance en ligne (avec stations de mesurage et images satellites) et des simulations mathématiques, pouvait réorienter les travaux de dragage à tout moment si nécessaire. Cette approche fut une grande réussite.

Dredging International Australia, la filiale de DEME qui a pris les travaux en charge, a non seulement reçu les félicitations de l’entrepreneur principal Bechtel et de Chevron, mais s’est également vu décerner par son commanditaire le ‘Safety Excellence Subcontractor Award’ pour 3 millions d’heures de travail sans le moindre arrêt de travail. Les premiers transports de GNL sont prévus pour 2016. Ils emprunteront un pipeline qui relie une plateforme de traitement offshore aux sites onshore à 225 kilomètres de distance. 

Bienvenue au Qatar

Le Qatar se prépare à accueillir la Coupe du monde de football 2022. Dans ce cadre notamment, le port existant, situé au coeur de Doha, sera déplacé sur un nouveau site. Le premier navire accostera en juillet, six mois avant la date prévue.

En mars 2012, Medco, une joint-venture de DEME, de l’entreprise qatarie United Development Company (UDC) et de Qatar Holding, le bras financier du gouvernement du Qatar, a remporté un contrat d’une valeur d’un milliard d’euros pour le dragage et la construction d’un chenal d’approche de 20 kilomètres jusqu’au nouveau bassin aménagé dans les terres.

Ce ‘New Port Project’ comprenait également les travaux de réclamation de terres pour une nouvelle base navale offshore de 4,5 kilomètres carrés, et la construction de deux grands brise-lames. Les terres rehaussées accueilleront en outre trois terminaux pour conteneurs d’une capacité annuelle totale de plus de 6 millions de conteneurs (TEU). DEME a affecté quatre de ses propres navires aux travaux: les dragues à désagrégateur de roche autopropulsées Ambiorix et D’Artagnan, la drague à désagrégateur de roche Amazone et la drague aspiratrice en marche Antigoon.

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Une partie du chenal a même été excavée à sec – jusqu’à 3 kilomètres dans la mer et 15 mètres sous le niveau de celleci. Cette partie était protégée des eaux par une digue temporaire. Après mise sous eau contrôlée en mars dernier, l’Ambiorix a ouvert l’accès.

Et ce, pas moins de sept mois avant la date convenue. Quelques chiffres attestent du gigantisme de ce projet: 45 millions de mètres cubes ont été dragués et excavés, soit 18 fois le volume de la pyramide de Khéops. Au plus fort des travaux, 1.600 travailleurs étaient présents sur le chantier. Le nouveau port, dont Medco achèvera les derniers travaux d’ici le début de janvier 2016, doit répondre aux besoins commerciaux croissants du Qatar en vue de la Coupe du monde 2022... et après.

Une montagne de détritus devient un exemple de développement durable

Avec Terranova Solar, DEME propose, aux habitants du quartier de la périphérie gantoise, à la fois de l’électricité verte et une opportunité d’investissement.

Avec 55.000 panneaux répartis sur une surface de 20 hectares, Terranova Solar est le plus grand parc photovoltaïque du Benelux. Sa puissance de crête de 15 mégawatts permet d’approvisionner plus de 4.000 ménages en électricité verte toute l’année. Le parc photovoltaïque aménagé dans le port de Gand est l’oeuvre d’un consortium d’acteurs privés et publics.

Parmi les premiers, on trouve DEC, filiale de DEME, mais aussi Imasco, JDN Group et Envisan. Les partenaires publics sont la POM (Société provinciale de développement) et Finiwo, qui représente les communes de Zelzate et Evergem. Voici plusieurs années, le site accueillait encore une énorme décharge de phosphogypse, un produit secondaire de la production d’acide phosphorique. Lorsque les entreprises Nilefos Chemie et Misa Eco ont fait faillite, la colline a été assainie.

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Ce qui ne fut pas chose facile. Après avoir pompé et épuré les eaux, il a fallu déboiser et aplanir le site. Ensuite, le terrain a été recouvert d’un tapis d’argile, puis d’un mètre et demi de sol fertile. On y trouve à présent de la végétation, ainsi que les panneaux solaires bien entendu. Par le biais de la coopérative Zonneberg, les partenaires à l’initiative de Terranova Solar offrent à tous les riverains la possibilité d’investir dans la ‘rénovation verte’ de la colline. Autrement dit, ils peuvent acheter des actions.

Ainsi vient-on d’apprendre que le Zonneberg avait engendré un rendement net de 4% pour sa première année de fonctionnement. Un rendement minimum identique est prévu pour les prochaines années. Le seuil d’entrée a été relevé, passant de 2.500 euros à 4.000 euros. Une compensation pour les riverains (et autres souscripteurs) qui ont vécu pendant des années à proximité de cette colline de gypse pollué. La souscription reste ouverte jusqu’à ce qu’un montant de 2,5 millions d’euros ait été atteint (souscription sur www.zonneberg.be). 

Protection du littoral au sens large

DEME est certes une entreprise qui souhaite réaliser un profit, mais elle tente d’y associer des progrès sociaux. Avec parfois des résultats étonnants, comme le démontre un projet au Ghana.

La nécessité de protéger le littoral du Ghana ne fait aucun doute. La hausse du niveau des mers affectera particulièrement la côte d’Afrique de l’Ouest. À Ada, DEME a dès lors construit un briselame sous-marin au lieu de privilégier l’approche traditionnelle de blocs de roche massifs. ‘Nous pouvons ainsi protéger une surface plus vaste pour le même prix’, explique Lieven Durt, responsable pour l’Afrique. Selon lui, ce projet est caractéristique de l’approche de DEME. ‘Nous nous permettons toujours de voir plus loin que la demande du client. Dans la mesure du possible, nous recherchons ensuite une solution plus adaptée et plus durable.’

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‘L’érosion du littoral ghanéen est une très mauvaise nouvelle pour deux industries importantes’, remarque Lieven Durt: ‘Tout d’abord, les salines emploient beaucoup d’artisans locaux. Si la plage disparaît, la mer les recouvrira et provoquera ainsi une véritable catastrophe économique. En outre, le littoral ghanéen est un lieu de reproduction important pour les tortues marines, dont la tortue luth. Celle-ci peut devenir aussi grande qu’une remorque et dispose de dents très acérées qui lui permettent de manger des méduses. La disparition de ces plages affecterait lourdement l’industrie du tourisme.’ ‘C’est pourquoi nous avons constitué des patrouilles chargées de recueillir ces oeufs et de les placer dans une tente d’incubation, après quoi les petites tortues étaient mises à la mer, continue Lieven Durt. ‘Leur taux de survie a ainsi atteint 95%, alors qu’il ne dépasse pas 1% dans des circonstances normales. On estime que 100.000 tortues ont pu atteindre la mer au cours de nos quatre années d’activité sur le littoral’. 

Un colosse inébranlable dans les eaux européennes

L’éolien offshore n’a encore qu’un quart de siècle, mais les progrès accomplis sont si impressionnants qu’il faut désormais un géant pour installer de nouvelles éoliennes.

Quelque 147,5 mètres de long et 44 mètres de large, soit un terrain de football et demi de longueur et environ deux terrains de tennis de largeur: telle est la taille de l’Innovation, le navire de DEME qui a planté l’an dernier 35 grands pieux de fondation à 9 kilomètres au large de Holderness, dans le Yorkshire anglais, à hauteur de la ville de Hull. Si ce colosse a travaillé pour le compte du groupe danois DONG Energy au large des côtes anglaises, ce n’est pas tout à fait un hasard. Le Royaume- Uni est le leader mondial de l’énergie éolienne offshore.

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On y dénombre actuellement 1.200 éoliennes offshore capables d’approvisionner 3,1 millions de ménages en électricité. Les éoliennes du parc offshore de Westermost Rough, où a travaillé l’Innovation, sont installées sur des monopiles (une espèce de socle) de 6,5 mètres de diamètre, qui pèsent entre 500 et 810 tonnes. L’installation de ces poids lourds en pleine mer est un travail de titan, mais il a fallu, en outre, les transporter sur le site… Les éléments provenaient en effet d’un chantier situé à Aalborg au Danemark, à quelque 930 kilomètres de distance. Dans la mesure où l’Innovation assurait à la fois le transport et l’installation, GeoSea, la filiale spécialisée de DEME, a pu tout à la fois réduire les frais et gagner du temps.

Chaque fois qu’il appareillait d’Aalborg, le navire embarquait cinq monopiles et les pièces de transition. Avec ses quatre pieux de 85 mètres de long, l’Innovation s’ancre sur les fonds marins, ce qui permet à l’équipage de travailler jusqu’à environ 65 mètres de profondeur. Le navire se hisse lui-même hors de l’eau grâce à ces ‘piles’ et, grâce à un système de positionnement spécifique, reste stable en pleine mer avec une précision d’un mètre. Les nouvelles éoliennes qui apparaissent dans le Westermost Rough, avec leur puissance de 6 mégawatts, témoignent des énormes progrès réalisés par l’énergie offshore durant la décennie écoulée. À titre de comparaison, le premier parc éolien offshore au monde, construit en 1991 au large de Vindeby au Danemark, comptait 11 turbines de 450 kilowatts ‘seulement’.

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