interview

‘Ici, 4.600 personnes sont responsables de la sécurité'

Ilse Quirynen ©Wim Kempenaers

Davantage de situations dangereuses signalées, mais moins d’accidents. Cette contradiction apparente démontre le succès de l’approche proactive de DEME en matière de sécurité.

‘Le port d’équipements de protection personnelle?’ La réponse d’Ilse Quirynen fuse: ‘Il ne s’agit que d’un élément de la sécurité. Mettre un casque, c’est effectivement une évidence, mais notre approche va beaucoup plus loin. Nous sommes véritablement proactifs.’ Responsable de la sécurité au sein du groupe de dragage et d’environnement belge DEME, Ilse Quirynen a un credo: ‘Mieux vaut prévenir que guérir’.

Depuis cinq ans, la prévention prime ainsi sur la simple lutte contre les dangers. ‘Ce changement de cap a bouleversé la culture de l’entreprise, puisque nous avons désormais plus de 4.600 personnes qui réfléchissent aux possibilités d’améliorer la sécurité, et pas uniquement les membres de mon service. Par une implication proactive, nous avons réussi à obtenir de chacun une contribution personnelle à un résultat positif.’ Ilse Quirynen énumère fièrement les chiffres qui prouvent le succès de cette approche. ‘Si, en cinq ans, le nombre de situations dangereuses signalées a beaucoup augmenté, le nombre d’accidents de travail a, lui, diminué de 85%.’

RAMPE

Les questions de sécurité doivent faire l’objet de la même attention partout où DEME est actif dans le monde. C’est pourquoi Ilse Quirynen et ses collègues ont développé une série d’indicateurs de mesure de performance. L’un d’entre eux est l’organisation régulière de ‘toolbox’, des réunions de sécurité où l’on discute notamment des préoccupations en la matière avec tous les collaborateurs.

‘Nous y répétons par exemple qu’il est possible d’éviter de nombreuses chutes dans les escaliers en se tenant systématiquement à la rampe’, illustre la responsable de la sécurité. Pendant les travaux, des visites régulières sont organisées afin de vérifier s’il est possible de procéder de manière plus sûre, plus efficace ou plus saine. C’est le cas? Les informations sont transmises et le problème est étudié. La rapidité du suivi est également contrôlée avec une grande précision.

USINES FLOTTANTES

La sécurité est importante, toujours et partout, souligne Ilse Quirynen. Nous recherchons constamment les niveaux de sécurité les plus élevés.’ Les navires de dragage présentent par exemple des défis très particulier. ‘En fait, ce sont des usines flottantes’, résume-t-elle. Avec d’énormes machines et parfois dans des conditions météorologiques difficiles, pas question de faire preuve de nonchalance.

‘Des réunions de sécurité se tiennent régulièrement avec tous les membres de l’équipage, qui demeurent ainsi attentifs à l’identification des problèmes et à la prévention. Une fois par mois, un membre du project management les rejoint pour maintenir une interaction optimale entre la terre ferme et le navire.’ Une fois le travail achevé, il reste à établir un rapport de travail final. ‘Ce n’est pas un tigre de papier’, insiste Ilse Quirynen, qui cite les conséquences possibles pour les sous-traitants: ‘Si nous constatons qu’ils ne respectent pas nos normes de sécurité, il se peut que nous ne collaborions plus avec eux la prochaine fois. Nous souhaitons en effet que nos 4.600 collaborateurs, nos sous-traitants y compris, veillent ensemble à ce que chacun rentre chez lui sain et sauf.’

 

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