interview

‘Nous ne tenons pas longtemps les nouveaux par la main'

©DEME

Chez DEME, les collaborateurs endossent rapidement des responsabilités.

‘L’âge moyen sur nos navires doit se situer quelque part au début de la trentaine’, estime Alain Bernard, CEO de DEME. ‘Capitaine, machiniste en chef, électriciens… ce sont tous des jeunes. C’est d’ailleurs le cas sur nos chantiers dans le monde entier.’ ‘Chez nous, on obtient très rapidement beaucoup de responsabilités, c’est vrai’, confirme Bruno Monteyne, responsable des ressources humaines. ‘Cela s’inscrit dans notre culture d’entreprise, mêlant autonomie et créativité. Nous ne tenons pas longtemps les nouveaux par la main.

Bien sûr, il faut parfois accepter que quelqu’un se cogne contre un mur. Mais ce n’est pas grave, pour autant que ce ne soient pas toujours les mêmes personnes et les mêmes murs!’ DEME a recruté beaucoup de nouveaux collaborateurs, surtout des jeunes, ces dix dernières années. ‘Parce que nous étendons nos activités traditionnelles, mais aussi parce que nous explorons sans cesse de nouveaux territoires’, poursuit Bruno Monteyne. Pensez à l’énergie marémotrice ou à la recherche de nodules de manganèse sur les fonds marins. Le groupe de Zwijndrecht exploite également la mine d’expérience présente au sein de l’entreprise.

‘Pour les nouvelles activités, nous recrutons surtout des candidats qui ont accumulé une grande expertise technique dans nos divisions traditionnelles’, précise Bruno Monteyne. ‘Chez DEME Blue Energy par exemple, plusieurs collaborateurs chevronnés mènent des recherches sur l’énergie marémotrice. Ils libèrent ainsi des places pour de jeunes ingénieurs dans la division Dragage où ils opéraient précédemment. J’appelle cela le ‘tirage de la cheminée’.

La progression des collaborateurs expérimentés dans l’organisation crée un appel d’air pour les jeunes talents.’ Vu la spécialisation nécessaire pour un grand nombre de fonctions, DEME cherche à maintenir ses jeunes recrues dans l’entreprise jusqu’à leur pension. Cela n’exclut cependant pas le changement. ‘Dans un certain sens, nous sommes un one-stop-shop’, confirme Bert Geeraerts, Crew Manager. ‘Nos collaborateurs ne doivent pas quitter le groupe pour changer d’orientation. Il y a tant d’activités, d’installations et de possibilités de carrière différentes…’

DEME nourrit une réputation d’employeur attrayant. Et pas uniquement pour une question de rémunération: les conditions de travail générales y sont aussi pour quelque chose, continue Bert Geeraerts. ‘Un marin reçoit plus de six mois de congé par an. C’est très attirant pour les jeunes ménages. On est certes absent pendant six semaines, mais ensuite, on reste six semaines à la maison.’ Il en va autrement pour les personnes qui travaillent ‘sur site’ et sont donc stationnées pendant une période plus ou moins longue à un certain endroit. ‘Tant qu’elles sont jeunes, c’est séduisant d’un point de vue à la fois financier et social’, ajoute Bruno Monteyne.

‘Mais après un certain temps, la situation se complique, par exemple pour des raisons familiales.’ Ici aussi, la solution réside dans le one-stopshop, insiste le directeur des ressources humaines: ‘L’entreprise offre tant de possibilités que ce n’est pas un problème si quelqu’un refuse de travailler à un endroit donné.’ ‘L’inverse peut également être vrai’, intervient Lieven Durt, responsable des activités en Afrique. ‘Au début, il était difficile de convaincre nos collaborateurs de se rendre en Afrique. Généralement, on n’y réside pas dans un Hilton… Mais ceux qui sont restés ont été surtout motivés par l’impact de leur travail.‘ DEME ne rencontre guère de difficultés pour trouver du personnel. Le groupe recrute à l’international. ‘

Naturellement, ils doivent posséder les bons diplômes, mais nous trouvons suffisamment de candidats’, apprécie Bert Geeraerts. L’entreprise est toujours en quête de personnel spécialisé et motivé, soulignent de concert Bruno Monteyne et Bert Geeraerts. Ainsi les officiers de marine et les mécaniciens sont-ils plus que les bienvenus. Ces derniers, surtout, sont de plus en plus difficiles à dénicher, témoigne Bert Geeraerts: ‘Nos navires constituent un important défi technique. Et c’est précisément cette complexité qui les rend si intéressants.’

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