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Les 10 nominés belges

Qui sera La commune la plus durable 2013?

1. Un logement durable pour tous 

La ville d’Alost a élaboré une approche intégrale de l’habitat durable à l’échelle humaine. Une approche qui proscrit l’exclusion sociale.  

Tous les habitants – quels que soient leurs revenus – ont droit à un logement durable. Telle est la vision de l’administration communale d’Alost. C’est pourquoi la ville veut donner à chaque Alostois l’occasion de rendre sa maison plus économe en énergie. Ce qui permet non seulement de respecter l’environnement, mais aussi de disposer d’un logement moins coûteux et de meilleure qualité.

La politique du logement et la politique énergétique font l’objet d’une approche commune de la Boutique Logement et de l'asbl BEA. La BEA – pour Beheer Energie Aalst, soit Gestion Énergie Alost – est un partenariat entre la ville, le CPAS et le Kringwinkel local (magasin de seconde main axé sur l’économie sociale et l’environnement).  Elle donne à chaque Alostois l’occasion d’emprunter à des conditions avantageuses pour financer des investissements permettant d’économiser l’énergie. Une manière aussi d’impliquer les personnes moins favorisées dans le développement d’une commune durable.

Chaque Alostois peut se rendre au guichet de la Boutique Logement et de l’asbl BEA pour des solutions, projets et conseils concrets pour sa propre habitation. Ceux-ci peuvent par exemple porter sur la réduction des coûts énergétiques, la construction ou la rénovation durable, un investissement abordable dans des panneaux solaires ou l’isolation de toiture.  Aujourd’hui, 1.140 ménages économisent au total environ 925.000 euros par an sur leur facture d’énergie grâce à cette initiative. En outre, plus de 460 logements ont fait l’objet d’une rénovation durable depuis qu’elle a été lancée. Les habitants d’Alost ont droit à trois heures de conseils en construction durable prodigués par un architecte expérimenté.

Celui-ci établit un plan personnalisé reprenant les solutions les plus économes en énergie et respectueuses de l’environnement.  De plus, la ville accorde une prime – en plus de l’avantage fiscal – à ceux qui entreprennent des travaux d’isolation de toiture. Outre la sensibilisation des Alostois, l’administration communale donne également le bon exemple. Notamment en motivant les sociétés de logements sociaux à rénover de manière durable. De plus, elle investit dans l’aménagement de lieux de vie durables. Ainsi le projet " Immerzeel " accueillera plus de 500 ménages dans un nouveau quartier résidentiel durable.  

2. Montrer l’exemple 

Avec son projet " Duurzame stad voor iedereen " (Une ville durable pour tous), Anvers élabore un programme de développement durable étendu qui repose sur deux piliers : donner le bon exemple et inciter les Anversois à le suivre.  

Impliquer toute la ville dans le projet de développement durable : tel est l’objectif central du projet anversois. C’est pourquoi la plus grande ville de Flandre a pris des engagements concrets dans son plan climat, qu’elle entend entreprendre avec l’aide de tous les Anversois. À travers ses actions à destination de la sphère publique, la ville veut sensibiliser la communauté urbaine aux enjeux climatiques. Investissements et actions sont communiqués dans le cadre d’une campagne globale intitulée " Samen doen we meer met minder " : Ensemble, nous faisons plus avec moins. La ville donne le bon exemple en investissant dans le caractère durable de son action et de ses projets de développement urbain.

Ces dernières années, elle a consenti de lourds investissements dans l’efficacité énergétique de son patrimoine immobilier. Le parc de véhicules de la ville a également pris le virage du développement durable. Par ailleurs, la ville a conclu un contrat électrique écologique : tout l’éclairage public d’Anvers fonctionne avec de l’électricité verte. Sans oublier les campagnes d’information des citoyens leur indiquant comment consommer moins d’énergie. La Maison de l’Écologie

(EcoHuis) occupe une place centrale dans ce projet, en faisant de l’écologie dans la ville un thème quotidien.  Ce bâtiment, qui a fait l’objet d’une rénovation durable, innovante, est ouvert à tous les Anversois qui recherchent des conseils en matière d’habitat durable.

La Maison de l’Écologie fournit des conseils et recommandations concrètes, et propose même des visites de maisons. Les Anversois qui souhaitent entreprendre une rénovation durable peuvent y obtenir un prêt vert à 2%. Avec son riche programme d’activités et de séances d’information, la Maison de l’Écologie accorde régulièrement une attention particulière à l’énergie, aux espaces verts, à l’eau, à la prévention des déchets, aux déplacements durables…  

Dans toutes ces activités, la ville met l'accent sur la " communauté ", d’une part en investissant en faveur de groupes sociaux défavorisés, des jeunes, de l’économie et du secteur associatif, d’autre part en stimulant les initiatives communes – achats groupés, écoles écologiques, projets d’association ou de quartiers, " Stadslab2050 " (Labo de la ville 2050) – destinées à contribuer au développement concret d’une ville durable. Le fonds créé dans le cadre du projet permet également à la ville d’accorder des aides financières. Associations, écoles, entreprises… qui soumettent des projets durables peuvent obtenir une aide plafonnée à 15.000 euros.  

3. 170 km de sentiers de liaison 

Défi : relier les quartiers d’habitations aux écoles, aux commerces de proximité… grâce à un réseau communal de mobilité douce.  

La commune de Chaudfontaine est partie du constat qu’aujourd’hui le recours à la voiture et au réseau routier, même pour les déplacements les plus courts, est permanent. Le projet de " Réseau communal de mobilité douce ", ayant pour mission de définir un réseau destiné aux déplacements quotidiens à pied ou à vélo, découle donc directement de ce constat. Un travail colossal qui a monopolisé les forces vives de la commune afin de répertorier sur le terrain tous les chemins et sentiers de l'atlas des chemins vicinaux, soit 170 km. Une recherche effectuée par des bénévoles de divers organismes et des particuliers.  

" Dès 2011, la commune de Chaudfontaine s’est lancée dans ce vaste projet de mobilité douce avec l'appui de l'asbl Sentiers.be. Début 2013, en concertation

avec les acteurs concernés (groupes et conseils participatifs locaux, écoles, autorités locales, particuliers, police), les itinéraires adéquats d'un maillage structuré entre villages, écoles, centres sportifs et autres lieux de vie ont été sélectionnés.  Grâce à ces échanges, les aspects environnementaux, sociaux et économiques du développement durable de ces " itinéraires- bis " ont été parfaitement coordonnés. Le 22 septembre 2013, dans le cadre de la journée de la mobilité, le public a enfin pu découvrir le résultat de nos efforts de reconversion des sentiers en circuit de mobilité sécurisé et itinéraires-bis ", explique Stéphan Poncelet, coordinateur du projet. "

Ce projet offre l’opportunité d’avoir, à côté du réseau classique, un réseau doux parallèle qui permet de relier les quartiers d’habitation aux différents pôles d'attractivité tels que les écoles, les boulangeries, les centres sportifs et culturels… " Un projet qui ne va d’ailleurs pas s’arrêter en si bon chemin !  " Nous allons continuer à baliser ces circuits et à informer la population de leur existence. Car, c’est entre autres grâce à une utilisation régulière que ce réseau-bis s’entretiendra. Notre objectif est d’étendre le réseau actuel en acquérant par exemple des morceaux de terrains privés. Nous sommes en discussion avec les propriétaires pour tenter de les convaincre ! ". La commune s'est donnée 6 ans pour réaliser l'entièreté de son réseau.  

4. Les déchets, c’est chouette finalement ! 

Début 2013, le conseil communal des enfants de Court-Saint-Etienne a imaginé un projet de récupération et de valorisation des déchets. Objectif : éveiller dès le plus jeune âge à la gestion et aux tris des déchets.  

Cette structure participative permet aux enfants de Court-Saint-Étienne de développer de manière active l’apprentissage de la citoyenneté et de s’impliquer dans la vie sociale de leur commune. Les enfants de plusieurs écoles primaires de la commune du Brabant wallon ont commencé par traquer les déchets à l’intérieur et aux abords de leur école. La récolte a été bonne !  

Les familles ont également été sollicitées. Elles ont participé en apportant des objets cassés ou inutilisés. Une étape indispensable pour permettre aux jeunes conseillers de sensibiliser leurs camarades de façon ludique, à la gestion et aux tris des déchets. La transformation des déchets et des objets s’est ensuite opérée au cours de trois " ateliers recup ". Les enfants ont réalisé une oeuvre personnelle, à partir des détritus récoltés (3m3), et deux oeuvres collectives.

Des robots-citoyens imaginés et créés ont ensuite été exposés au public lors de différentes manifestations culturelles.  Pour l’occasion, les jeunes étaient encadrés par Jonathan Meyers, de l’AMO (aide en milieu ouvert) La Chaloupe, et Pascal Marteleur, de l’association Récup’Herons. Les objectifs pédagogiques du projet sont multiples : faire prendre conscience de l’état de saleté des bords de routes et du caractère nuisible des déchets sur l’environnement ; montrer les diverses possibilités de recyclage des matières ; et enfin permettre aux enfants de développer leur créativité. Original !

À Court-Saint-Etienne, on a misé non pas sur l'énergie, mais plutôt sur la récupération et la valorisation des déchets.  

5. Une gestion créative des déchets 

Après New York et Paris, Hasselt! Dans le chef-lieu du Limbourg les objets usagés ont droit à une nouvelle vie. Ils deviennent la matière première des artistes, des étudiants et de tous ceux qui sentent bouillonner leur créativité. CREAZI est le nom de ce projet qui transforme les déchets en matières premières pratiques et utiles.  

L’entrepôt de matériel de récupération destiné à des activités créatives est unique en Belgique. Les initiateurs se sont inspirés des " Materials For The Arts ", à New York, et de " La Réserve des Arts ", à Paris. À Hasselt, CREAZI est un entrepôt rempli à ras bord d’objets usagés offerts par les entreprises et le Kringwinkel OKAZI – une première en Belgique. Tous ceux qui souhaitent exprimer leur créativité peuvent y retirer des objets à leur guise. L’affiliation coûte 10 euros.

Les déchets prennent alors une deuxième vie : de vieux livres deviennent des fleurs de décoration, des bouchons en plastique sont intégrés dans une grande mosaïque, une veste de cuir déchirée se transforme en sac à main. Des housses de GSM usagés et autres jouets endommagés naît un objet d’art.  Avec CREAZI, Hasselt a trouvé une manière originale de faire de la prévention des déchets. Ce qui atterrit normalement dans une décharge ou dans le recyclage est

à présent mis à la disposition d’étudiants en art, d’institutrices de maternelle, de clubs créatifs, d’associations, d’artistes... Un maillon supplémentaire apparaît ainsi dans le cycle des déchets, entre l’élimination et le recyclage.

CREAZI stimule également les interactions entre les artistes et les entreprises. Les utilisateurs des matériaux font savoir aux donateurs ce qu’ils ont fait de " leurs déchets ".  

Chaque année, un grand événement est organisé, où les artistes exposent leurs oeuvres. Le projet permet également aux designers de porter un regard différent sur les matériaux de récupération et d’imaginer des produits nouveaux et commercialisables. L’empreinte écologique du projet est très faible, avec des émissions de CO2  presque nulles. Pour les enlèvements auprès d’entreprises situées en dehors du Limbourg, le projet fait appel à des transporteurs qui reviennent à vide et peuvent embarquer un chargement CREAZI en chemin.  Le projet est soutenu par la ville d’Hasselt et l’intercommunale de gestion des déchets Limburg.net.

Les personnes défavorisées sur le marché du travail ont également droit à une deuxième chance chez CREAZI. Les collaborateurs de l’atelier social De Springplank asbl, qui exploite le Kringwinkel OKAZI, travaillent en effet également pour CREAZI.  

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