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Les 10 nominés belges

Une présentation des 10 communes nominées.

6 Un projet qui passe par le sol… et les forêts

Dans cette initiative durable, tout est généré au niveau de la commune de Hotton. En 2014, le projet connaîtra de nouveaux développements.  

Depuis 2008, la Commune de Hotton, située en province de Luxembourg, en bordure de l’Ourthe, s’est équipée d’une chaudière à bois et d’un réseau de chaleur desservant au total 6 bâtiments communaux. Une chaudière alimentée par du bois provenant des forêts environnantes broyé en plaquettes. D’ailleurs, 95% du projet est géré et exécuté sur le territoire même de la commune.

Ce qui l’inscrit encore davantage dans un contexte de développement durable. Les forêts occupent plus d’un tiers du territoire communal. Le bois s’y est donc d’emblée imposé comme source d’énergie renouvelable.  " Le réseau, enterré dans le sol, relie entre eux un bâtiment de l’administration communale, un complexe sportif, une maison de village, un bâtiment abritant l’école des devoirs ainsi qu’une salle des Ainés, le CPAS et une salle culturelle. L’ensemble du projet est mené sur la commune. Nos ouvriers communaux se chargent de rassembler les bois sans valeur de revente, qui proviennent des forêts alentours.  

Une équipe technique, locale elle aussi, complète les effectifs. Le seul recours à un service extérieur concerne le broyage du bois pour en faire des plaquettes. Nous sommes contraints, vu la taille de la machine, de faire appel à une entreprise extérieure pour nous aider ", détaille Quentin Pirotte, éco-conseiller à la Commune de Hotton. Ce n’est pas tout.  En 2014, deux bâtiments supplémentaires seront raccordés à ce réseau : une nouvelle école et une résidence-services. " La chaudière a été réalisée dans un esprit d’optimalisation permanente et de contrôle de la chaudière à bois sur celle à mazout, qui existe en parallèle. "

Le mazout couvre les périodes de faible consommation (quand le rendement de la chaudière à bois est insuffisant) et assure le complément au bois lors des pics de consommation. La chaudière à bois fournit 80% des besoins totaux du réseau de chaleur sur une année. Un projet qui s’inscrit dans le Programme Communal de Développement Rural (PCDR).  

7 Empreinte carbone neutre en 2030 

Le projet "Leuven climatiquement neutre" a pour but de ramener à zéro les émissions nettes de CO2 à l’horizon 2030. Un premier plan d’action a déjà été adopté.  

Leuven veut atteindre la neutralité climatique absolue en 2030. L’objectif est clair : réduire les émissions de gaz à effet de serre à un niveau inférieur à celui de l’absorption naturelle du CO2 par les plantes. C’est dans ce cadre qu’a été lancé le projet " Leuven Klimaatneutraal " (Leuven neutre en CO2), qui fédère l’ensemble des parties prenantes afin d’atteindre cet objectif.  

Pour définir les choix stratégiques, un G20 composé de décideurs a été mis en place. Sur le plan opérationnel, plus de 220 acteurs du monde associatif, des entreprises et des organisations apportent leur pierre à l’édifice. En outre, une action publique a été mise en oeuvre pour impliquer les habitants dès le départ. Pour connaître la quantité de CO2 émise actuellement et les principales sources de ces émissions, la ville de Leuven a d’ores et déjà promulgué une mesure zéro. Il en ressort que les bâtiments sont responsables de 60% des émissions de gaz à effet de serre, en raison notamment de la présence de nombreux établissements pédagogiques et autres instituts de recherche, hôpitaux et bureaux.

Cela dit, les habitants de Leuven produisent également beaucoup de CO2. La circulation dans et autour de la ville est responsable d’un quart des émissions. Finalement l’agriculture et l’industrie produisent quant à elles chacune 7% des émissions de gaz à effet de serre. En février 2013, l’équipe de " Leuven Klimaatneutraal " a publié un rapport étayé par des données scientifiques, proposant les mesures possibles et un premier calcul de leur coût et de leur impact. Un plan d’action concret et financièrement réalisable a été mis en oeuvre sur cette base. Une nouvelle asbl, "Leuven klimaatneutraal 2030", veillera à coordonner les mesures et créera si nécessaires les structures nécessaires.

Selon les initiateurs, cela favorisera non seulement des conditions de vie plus saines, mais aussi un confort accru, une plus grande indépendance en termes d’énergie et de matériaux, le développement des connaissances et la création d’emplois. En premier lieu Leuven réduira autant que possible la consommation d’énergie des bâtiments et des logements existants. En outre, l’utilisation du vélo et le covoiturage seront encouragés.

8. Consommer moins pour dépenser moins

La commune bruxelloise de Molenbeek-Saint-Jean se veut ambitieuse, avec un plan énergie qui se décline en 22 points! Annalise Gadaleta, échevine de l’environnement, nous en dévoile quelques thèmes.

La commune, située au coeur de la région bruxelloise, s'est dotée d'un vaste plan énergie voulant répondre tant aux défis sociaux qu’environnementaux. Vingt-deux mesures sont prévues et visent à réduire la consommation énergétique ou à influencer la production d'énergie. Est-ce plus difficile à mettre en oeuvre lorsqu’une commune fait partie de la plus grande ville du pays ?

" Je pense qu’il y a des avantages et des difficultés à être la commune d’une ville. À Molenbeek, par exemple, le tissu associatif est très développé et permet d’agir vite. Là où une commune plus rurale serait plus isolée et désavantagée. Mais notre plus gros souci est que nous nous adressons à une population

défavorisée, pour qui ces défis constituent un luxe. Nous sommes la seconde commune la plus pauvre du pays. Cela ne nous empêche pas pour autant de parvenir à toucher les habitants, puisque nous parlons de solutions pour consommer moins, et donc, dépenser moins … ", précise Annalise Gadaleta.

La commune veut travailler sur trois axes: ses propres bâtiments, les particuliers et les petits commerçants. Molenbeek va ainsi augmenter son indépendance énergétique notamment par l'installation de panneaux solaires sur les toitures communales. Le territoire molenbeekois compte déjà 38 bâtiments exemplaires, pas question de s’en tenir à ce chiffre.

"Nous invitons également les habitants à se rassembler en groupement d’achats solidaires, pour améliorer leur isolation par exemple. La commune encourage ce type d'initiatives pour promouvoir la consommation et la production d'énergie écologique et durable. Enfin, la commune regorge de petits commerces qu’il faut aussi parvenir à toucher. C’est important de les sensibiliser à la possibilité de réaliser des " quick win " via de petites mesures et peu d’investissements ", conclut Mme Gadaleta.

9. Un plan ambitieux pour la cité des Hurlus

Mouscron va fournir 6.000 euros d’appareils de mesures " éco-watt " à la population pour chasser les gaspillages ! La commune souhaite la participation proactive de ses citoyens.

En signant la convention des bourgmestres en 2012 et en publiant son Plan d’Actions Energie Durable (PEAD), la ville de Mouscron est la seule ville wallonne à s’être engagée à réduire ses émissions de CO2 de 121.494 tonnes à l’horizon 2020. Il lui reste donc sept années pour réussir son pari. De nombreuses actions sont actuellement menées à tous les niveaux : mobilité, bâtiments communaux et tertiaires, éclairage public, éolien, cogénération, achat d’énergie verte... La somme de 111 millions d’euros d’investissements publics et privés doit servir à atteindre ces objectifs ambitieux. Ces actions concernent, au premier plan, les citoyens hurlus.

" Ils représentent un axe très porteur pour réaliser notre plan. Nous organisons d’ailleurs à leur attention de nombreuses séances d’informations leur permettant d’acquérir des connaissances et également de tenter leur chance pour bénéficier d’une partie des 25.000 euros de primes prévues ", explique avec enthousiasme Magali, Chef de Projet PAED pour la Ville de Mouscron En effet, la ville de Mouscron a décidé de donner tous les atouts en main aux citoyens,

afin qu’ils deviennent plus éco-responsables en termes de rénovation, de construction…

" Du 1er octobre 2013 au 31 mai 2014, les habitants de Mouscron peuvent participer à un grand concours basé sur 101 éco-gestes déterminés par la Région wallonne et les primes à l’énergie. Après avoir obtenu six cachets, qui correspondent au nombre de séance d’information auxquelles ils ont participé, les Mouscronnois devront simplement prouver qu’ils ont agit de manière éco-responsable, par exemple en remplaçant toutes leurs ampoules, en investissant dans de l’Electro-ménager A++, en isolant leurs habitations.

Ils recevront en contrepartie une somme pouvant aller de 100 à 1.250 euros ", détaille Mme Viane. À Mouscron, relance économique et amélioration du pouvoir d’achat des citoyens riment avec économies budgétaires pour la commune et comportements durables.

10. Un quartier qui privilégie les espaces verts et la gestion de l’eau

Ypres se prépare à un nouveau projet résidentiel : " De Vloei ". 50 logements seront intégrés de manière durable dans un environnement existant.

Des maisons durables, dans des rues à circulation réduite où les enfants pourront jouer dehors en toute sécurité, une grande place est laissée à l’eau et la nature : telle est l’ambition de De Vloei, projet de quartier résidentiel durable à Ypres. Il pourra accueillir 250 logements sur une superficie d’une dizaine d’hectares. La ville n’y fera pas construire un lotissement classique, mais un quartier moderne tourné vers les générations futures.

Pour le concevoir, l’administration communale s’est basée sur les quatre P du développement durable : people (qualité sociale), planet (préoccupations environnementales), prosperity (bien-être économique) et process (qualité managériale). C’est en 2008 que la ville a décidé de construire ce quartier durable

en partenariat avec la société de logement " Ons Onderdak ", intercommunale de Flandre-Occidentale, la province et un promoteur privé. Aujourd’hui, le projet prend forme.

De Vloei a pour but de réduire autant que possible l’impact des logements sur l’environnement, notamment par la construction d’habitations basse énergie, de maisons passives et de logements orientés autant que possible vers le sud. Les habitants, entrepreneurs et architectes sont également sensibilisés à n’utiliser que des matériaux de construction sains et renouvelables. Une attention particulière est également consacrée aux espaces verts et à l’eau, tout en préservant les éléments paysagers existants. Les espaces verts couvriront plus de 30% du quartier, et on privilégiera les plantes de la région.

Celles-ci sont en effet plus résistantes aux maladies et permettent un entretien sans pesticides peu générateur de déchets. Le système d’évacuation des eaux de pluie sera maintenu en surface, afin de réduire les besoins d’égouttage et de permettre à l’eau de s’infiltrer naturellement dans le sol. Les autres priorités sont la qualité des logements, le cadre de vie, l’environnement social et la sécurité. Par ailleurs, les prix des logements seront maintenus à des niveaux abordables, afin qu’ils soient également accessibles aux plus bas revenus.

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