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Le développement durable profite à tout le monde

©Wim Kempenaers (WKB)

EY joue pleinement la carte de la responsabilité sociale des entreprises. Jan Peter Balkenende, associé EY et professeur honoraire de gouvernance à l’Université Erasmus de Rotterdam, a été recruté dans un rôle d’ambassadeur afin de promouvoir l’entreprise socialement responsable à la fois au niveau interne et externe. Car cet état d’esprit fait désormais partie de l’ADN de l’entreprise, comme en témoignent Rudi Braes, Managing Partner EY Belgium et Harry Everaerts, Sustainability Leader Belgium.

Pourquoi placer l’accent sur la responsabilité sociale des entreprises ?

Balkenende: En cette période d’incertitude économique, j’observe plusieurs évolutions fondamentales dans les structures de notre société. De nouvelles alliances et formes de collaboration apparaissent. On mise de plus en plus sur les partenariats, avec des priorités plus claires et un besoin plus grand de poser de véritables choix. Les entreprises se concentrent de plus en plus souvent sur des stratégies innovantes et durables qui témoignent de leur implication dans la société et de leur vision internationale. La RSE n’est plus un élément imposé de l’extérieur, mais un véritable moteur des activités. Je vois également apparaître un nouveau type de leadership qui est davantage axé sur l’implication de la société dans le processus décisionnel.

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Braes: Il est très important que l’organisation soit réactive, qu’elle réponde à tous les changements de son environnement. Et le développement durable en fait partie. Je suis convaincu que les entreprises qui prennent la RSEau sérieux aujourd’hui seront plus performantes demain. Il n’y a d’ailleurs pas d’alternative : très bientôt, nous serons 9 milliards d’individus sur cette planète, et de nouvelles solutions innovantes seront nécessaires. Heureusement, les choses bougent : je rencontre de plus en plus de CEO qui ont conscience de leurs responsabilités. Il ne s’agit plus uniquement de faire des bénéfices à court terme. Le nouveau modèle intègre les aspects économiques, sociaux et écologiques. La RSE constitue de plus en plus le moteur de la stratégie opérationnelle et est à ce titre une composante fondamentale de la vision qui émane des entreprises.

Everaerts: L’intérêt que portent les parties prenantes au développement durable n’y est pas étranger. Dans les entretiens de recrutement, les jeunes diplômés nous interrogent de plus en plus sur la signification que nous comptons avoir pour la société, alors qu’auparavant, la discussion portait essentiellement sur le salaire. Les fournisseurs veulent savoir si nous pouvons nous intégrer dans leur chaîne de valeur durable et les clients font la même chose. C’est l’ensemble du terrain d’action qui est en train de changer, et les choses vont vite. EY a dès lors décidé de jouer un rôle de pionnier dans cette évolution.

Comment traduisez-vous le principe de la responsabilité sociale dans le fonctionnement quotidien d’EY ?

Balkenende: Nous voulons promouvoir la RSE auprès de l’ensemble de nos parties prenantes. Aujourd’hui nous travaillons à une nouvelle génération d’Entrepreneurs EY. Ils doivent accompagner les entreprises et organisations – aujourd’hui et demain – dans leur transformation et leur adhésion concrète à des modèles d’entreprises intégrés et durables, qui génèrent des bénéfices durables pour elles-mêmes et pour l’environnement. C’est ce que nous entendons par Creating Shared Value: une situation gagnant-gagnant pour l’organisation et l’environnement.

Braes: La responsabilité sociale des entreprises se vit chaque jour. C’est pourquoi nous avons ancré le développement durable dans nos valeurs : non seulement l’intégrité, le respect et l’esprit d’équipe, mais aussi l’enthousiasme, l’énergie, le leadership et le développement de relations, le tout basé sur la volonté de bien faire. Le mot-clé est intégration.Mais aujourd’hui, les simples discours ne suffisent plus.Unnouveau modèle d’affaires est nécessaire pour créer une situation gagnant-gagnant pour l’entreprise et la société. Le développement durable doit être ancré dans la stratégie de l’entreprise.

Everaerts: C’est notre modèle des 4Equi donne forme à notre stratégie de responsabilité sociale à la fois au niveau interne et externe. Ce modèle est axé sur l’interaction entre Employees, Environment, Entrepreneurship en Community Engagement. Nous avons fixé des objectifs spécifiques autour de chacun de ses quatre piliers. Ainsi, pour le pilier Environment, nous nous engageons à réduire à nouveau les émissions deCO2de notre parc de véhicules de 20% par rapport à l’année de référence 2008 à l’horizon 2015, alors qu’elles sont déjà inférieures de 20% à la moyenne belge. Nous voulons notamment atteindre cet objectif en faisant en sorte qu’un quart de notre flotte automobile roule à l’électricité dans trois ans. Nous partageons volontiers notre expérience avec les autres et notre adhésion à des organisations qui font activement la promotion de la responsabilité sociale des entreprises, comme Business&Society et Kauri, qui n’y est pas étrangère.

Qu’entendez-vous par Creating Shared Value, et quel est son lien avec la RSE ?

Balkenende: Les nouveaux problèmes de société exigent souvent des solutions complexes. Pensez par exemple aux problèmes liés au changement climatique ou à la vitesse de l’évolution technologique. Et ces solutions sont hors de portée des entreprises individuelles. C’est pourquoi il est crucial de collaborer avec des spécialistes, experts en technologies, centres de recherche et autres acteurs qui mobilisent des connaissances pour relever ces défis sociaux. Creating Shared Value, c’est créer de la valeur partagée, et donc du profit partagé : pour la société et pour l’entreprise.

Adhésion

Comment les entreprises peuvent-elles adhérer aux principes de RSE ?

Everaerts: EY a imaginé un modèle de développement de la responsabilité sociale des entreprises basé sur plus d’une décennie d’expérience pratique sur le marché. Ce modèle repose sur cinq stades que parcourent les organisations dans leur évolution vers un entrepreneuriat de qualité, intégré et durable : prise de conscience, élaboration de la stratégie, intégration dans les activités quotidiennes, communication externe et enfin génération de valeur ajoutée liée à la vérification d’un rapport financier et de développement durable intégré. Nous accompagnons nos clients dans toutes les étapes de ce plan. L’accent est principalement placé sur l’intégration de la stratégie de développement durable dans la stratégie plus large de l’entreprise.

Comment responsabilité sociale et innovation peuvent-elles aller de pair?

Balkenende: Aujourd’hui, nous observons clairement une évolution vers un modèle d’affaires intégré. Cela signifie qu’au-delà des résultats financiers, les investisseurs sont de plus en plus attentifs aux performances environnementales et sociales des organisations. C’est précisément le regroupement de ces trois domaines qui crée une nouvelle dynamique génératrice d’innovation. Innovation dans la pensée, dans les systèmes, mais aussi dans les produits, les services et les nouveaux marchés. Les marchés de l’énergie et de l’immobilier en sont un bon exemple : en raison du coût croissant de l’énergie, il sera important, à l’avenir, de rendre les habitations plus indépendantes de l’approvisionnement externe. C’est ainsi que l’on assiste à l’apparition de nouvelles alliances entre des acteurs de l’énergie renouvelable et des promoteurs immobiliers.  

Comment peut-on combiner développement durable et rentabilité ?

Braes: Le développement durable et rentable – pour tout le monde. Pour rester dans le marché immobilier : aujourd’hui, des milliards de personnes dans le monde vivent dans des habitations insalubres. En Belgique, un grand nombre de nos concitoyens ne peuvent acquérir leur logement. Le marché de la construction de logements à bas coût est estimé à 424 milliards de dollars. Si l’on est ouvert à une manière innovative d’entreprendre, cette situation ouvre une multitude de possibilités.

Everaerts: Cette rentabilité existe aussi pour EY.Nous gagnons notamment notre pain en accompagnant des organisations dans l’adoption de modèles plus durables. Cela va du support dans l’établissement de relations à long terme avec leurs parties prenantes par le contrôle de données financières et non financières au conseil dans l’analyse et la " durabilisation " de la chaîne logistique en passant par les conseils en matière de fiscalité ou de subsides, par exemple dans des solutions d’énergies renouvelables ou l’accompagnement d’organisations dans la conception et la gestion de leurs actifs – des capitaux durables aux immeubles écologiques, des investissements responsables aux acquisitions qui mènent à la création de nouveaux emplois, de nouvelles opportunités, de nouvelles possibilités pour l’entreprise et la société.

Les clients d’EY sont-ils prêts pour cette évolution ?

Braes:De plus en plus.Nos principaux clients en matière de RSE sont des entreprises internationales actives dans la chimie, l’énergie, les télécommunications et la grande distribution. De plus, nous observons également une demande croissante de support en développement durable sur le marché des PME. Car lesPMEet autres entreprises familiales sont particulièrement attentives aux valeurs et à la vision à long terme. Comme elles constituent un maillon important dans d’autres chaînes logistiques mondiales, les PME industrielles établies chez nous sont activement impliquées dans la durabilisation de l’économie mondiale. Enfin, les différentes institutions publiques sont également très friandes de RSE. Mais le chemin à parcourir est encore long.

Conviction

Monsieur Balkenende, qu’est-ce qui vous a incité à accepter de jouer ce rôle d’ambassadeur missionnaire pour EY dans la promotion de la responsabilité sociale des entreprises?

Balkenende: Cette démarche s’inscrit dans le prolongement de mes convictions personnelles, sans quoi ilmeserait impossible d’assumer un tel rôle.Enprivé, je vis dans une maison basse énergie et je roule en voiture hybride. Sur le plan professionnel, j’ai consacré toute ma vie à une meilleure société qui ne laisserait pas ses problèmes aux générations suivantes. Auparavant, je le faisais dans la politique, aujourd’hui, dans la perspective du secteur privé. Je suis très motivé par mon rôle chez EY parce que je sais qu’il me permettra de mettre mes convictions en pratique.

Qu’est-ce que la responsabilité sociale des entreprises ?

Everaerts: Nous faisons partie d’une communauté plus large et nous avons la responsabilité de nous investir aujourd’hui dans la société. C’est la seule manière de nous assurer de pouvoir encore entreprendre demain dans un contexte dans lequel la société et nous-mêmes – générations actuelles et futures – pourrons nous épanouir. Tel est pour nous le coeur de la responsabilité sociale des entreprises.

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