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Données : soyons productifs

Paul Ballew est Chief Data, Insight & Analytic Officer au sein de l’entreprise d’information commerciale Dun and Bradstreet. D&B gère une énorme base de données relatives à plus de 200 millions d’entreprises réparties dans plus de 240 pays. Paul Ballew semblait dès lors la personne la plus indiquée pour répondre à nos questions concernant l’avenirdu big data.

Chez D&B, vous traitez d’énormes quantités de données. Que signifie le big data ? Comment définissez-vous ce concept ?

Vous ne le croirez peut-être pas, mais je trouve cette question particulièrement difficile. Le big data désigne plusieurs tendances largement répandues au cours de ces 40 dernières années. Les principales ont trait au développement de sources de données transactionnelles et autres, au stockage des données, à la vitesse de traitement des données et à l’évolution des possibilités analytiques. En outre, le big data touche aussi et en fait de plus en plus, la capacité des entreprises à digérer la production de toutes ces technologies et techniques. Fondamentalement, le big data consiste à transformer des quantités de plus en plus importantes de données en informations pertinentes, qui sont à leur tour transformées en actions ayant un impact positif sur les résultats de l’entreprise.

 Quels sont les risques et opportunités offerts par le big data ?

Les défis ont considérablement évolué ces dix dernières années. Il y a dix ans, nous ne disposions pas encore de beaucoup de données dans un certain nombre de domaines. Les lacunes étaient nombreuses sur toutes sortes de terrains, sans compter le problème important des délais. Il était alors impossible d’analyser en temps réel d’importantes bases de données. Heureusement ce temps-là est maintenant révolu. Aujourd’hui, les données sont partout, elles nous inondent. Pour autant, le défi ne concerne pas uniquement la gestion de ces données. Il s’agit aussi et surtout de transformer ces données en informations pertinentes, utiles. Si nous n’y sommes pas attentifs, nous nous concentrerons trop sur la quantité de données et pas suffisamment sur les problèmes qu’il convient de résoudre à l’aide de ces données. En d’autres termes, le big data est un outil. Il ne doit pas devenir une fin en soi.

 Quelles sont les principales tendances que vous observez autour du big data ?

J’entrevois plusieurs tendances intéressantes en matière d’analyse de données non structurées et de détection intelligente de tendances. Tout cela est fascinant, mais la vraie question est naturellement de savoir si l’entreprise peut exploiter ces données de manière productive. Sur le plan analytique, la recherche se concentre principalement sur le cognitive computing, mais il faudra sans doute encore attendre une dizaine d’années avant que cette technique ne soit transposée en applications utiles. La principale tendance concerne peut-être le nombre d’entreprises qui se concentrent aujourd’hui sur la création de retour sur investissement. Ce sont les pionnières. Si elles ne parviennent pas à l’utiliser comme levier pour créer de la valeur, le big data risque surtout de devenir un important poste de dépenses.

 Quel est le rôle du management exécutif ?

La manière dont la direction embrasse le big data est à la base d’une stratégie d’entreprise réussie. La question implique la collecte de connaissances afin d’accroître le savoir-faire et l’expertise des entreprises. En ce sens, le big data doit figurer parmi les priorités de la direction et des moyens d’optimisation des activités commerciales.

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