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"À l'étranger aussi, la situation géographique de votre bien a toute son importance"

Abama, Tenerife ©Into the sails

L’Espagne est de loin la destination préférée des Belges qui cherchent un pied-à-terre à l’étranger. Les autres pays de la Méditerranée ont aussi les faveurs de nos compatriotes. Ceci dit, les îles du Cap-Vert et la Thaïlande sont les nouvelles destinations à la mode, même si les biens y sont surtout achetés à titre d’investissement.

“Il ne faut pas se lancer les yeux fermés dans l’achat d’un bien à l’étranger”, prévient Koen De Zutter, organisateur du salon Second Home à Gand, Anvers et Bruxelles. “On doit commencer par se demander si on veut l’acquérir essentiellement pour son propre usage ou pour la location en haute saison. Dans ce deuxième scénario, la localisation du bien est très importante. À quelle distance de l’aéroport, des restaurants, de la côte? Vous pouvez tomber sous le charme d’une maison mais si elle est située loin de tout, vous aurez du mal à trouver des locataires.”

D’après les chiffres officiels du bureau d’enregistrement espagnol, 3.915 de nos compatriotes se sont offert un bien au pays de Cervantès en 2017, ce qui laisse supposer que la crise immobilière n’y est plus qu’un mauvais rêve. En 2013, les Belges avaient acquis deux fois moins de biens en Espagne, et en 2009 – l’année de la crise – seuls 600 Belges s’étaient lancés dans l’aventure. Nous arrivons en quatrième position parmi les étrangers qui achètent en Espagne, après les Allemands, les Français et les Britanniques. La reprise de la demande a bien entendu influencé les prix, et il devient de plus en plus difficile de réaliser l’affaire du siècle.

Nouvelles destinations

Une enquête (limitée) réalisée par Second Home lors de son édition anversoise révèle qu’un peu plus de la moitié des visiteurs cherchent un appartement et que 25% sont en quête d’une villa. La plupart comptent y consacrer un budget de 100.000 à 150.000 euros. Quelque 29% des visiteurs prévoient un budget entre 150.000 et 200.000 euros, 15% entre 200.000 et 250.000 euros, 11% entre 250.000 et 300.000 euros. À peine 1,5% des visiteurs envisagent d’y consacrer plus de 500.000 euros.

“Vous pouvez tomber sous le charme d’une maison mais si elle est située loin de tout, vous aurez du mal à trouver des locataires.”
Koen De Zutter
Organisateur de Second Home

En dehors de l’Espagne, les pays du bassin méditerranéen recherchés par les Belges sont le Portugal, la France, l’Italie et la Grèce. D’après Liesbeth Balthazar, du bureau de marketing spécialisé en voyages Into the Sails, les îles Canaries ont la préférence des Belges durant l’hiver. “Le climat y est agréable toute l’année et il y a toujours quelque chose à faire. En outre, les îles espagnoles font partie de l’Union européenne, ce qui apporte davantage de sécurité.”

Abama, Tenerife ©Into the sails

Les nouvelles destinations en vogue sont l’archipel du Cap-Vert et la Thaïlande. “Les achats de biens dans ces pays sont plutôt considérés comme des investissements”, souligne Koen De Zutter. “Le marché est en plein essor, avec une offre pléthorique de nouveaux projets, et il est encore possible d’obtenir de beaux rendements. Les tour-opérateurs comme TUI et Thomas Cook prévoient d’ailleurs de multiplier les vols pour ces destinations. Voici quelques années, nous n’avions qu’un seul exposant pour ces régions; aujourd’hui, nous en avons trois.”

Impôts locaux

Il ne faut pas perdre de vue que vous réglerez des taxes en plus de l’achat de votre seconde résidence à l’étranger. En Italie, elles atteignent rapidement 10 à 15% de la valeur du bien. En France, les taxes foncières et d’habitation sont également élevées, et en Espagne, vous devez compter en moyenne 14% de taxes. Dans la région autonome des îles Canaries, vous ne vous acquitterez que de la taxe locale de 7%, l’Impuesto General Indirecto Canario; il n’y a pas de TVA à verser. Le Portugal constitue lui aussi un pays fiscalement intéressant.

“Dans la région autonome des îles Canaries, vous ne devez payer que la taxe locale de 7%, l’Impuesto General Indirecto Canario.”
Liesbeth Balthazar
Du bureau de marketing spécialisé en voyages Into the Sails

Les impôts – droits d’enregistrement, frais juridiques, taxes locales, etc. – peuvent avoir un impact important sur votre rendement. Il est donc recommandé de vous adresser à un intermédiaire de confiance local, qui parle la langue et connaît tous les arcanes du secteur immobilier dans son pays.