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Income investing

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"Nous apprécions également les actions que le reste du marché trouve ennuyeuses"

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Avec un fonds d’actions qui se concentre sur les fidèles distributeurs de dividendes, les investisseurs peuvent limiter le risque de perte de capital. Dans la mesure où ces actions sont plus performantes que le marché en période de faible conjoncture, il n’est pas grave qu’un tel fonds reste à la traîne lorsque la Bourse verse dans l’exubérance.

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L’equity income investing est une stratégie de sélection d’actions concentrée sur les entreprises qui versent des dividendes. "Il existe plusieurs manières de mettre cette stratégie en œuvre", précise Caroline Pearce, Investment Director au sein du gestionnaire de fonds Fidelity International. "La première consiste à filtrer l’univers des actions pour isoler les entreprises qui versent des dividendes élevés. Cette stratégie, certes aisée à expliquer au client, a pour inconvénient d’être relativement risquée. Des entreprises peuvent afficher un haut rendement de dividende parce que le cours de leur action a baissé en raison de problèmes structurels! Seconde possibilité: investir simultanément dans des actions à dividendes élevés et dans des entreprises qui versent un dividende réduit. Avantage de cette approche: elle permet de disposer d’une large variété d’entreprises. Inconvénient: la valeur du portefeuille fluctue énormément."

La stratégie de Fidelity se situe entre ces deux extrêmes, souligne Caroline Pearce. "Nous privilégions les entreprises matures très avancées dans leur cycle de vie. Si elles n’enregistrent plus une aussi forte croissance, elles génèrent beaucoup de cash qu’elles distribuent sous la forme de dividendes en hausse. Souvent, il s’agit de blue chips (actions vedettes) dont les investisseurs savent qu’elles verseront chaque année un dividende sain et stable, et ce, même si l’économie traverse une période un peu plus difficile."

Caroline Pearce avoue surtout un faible pour les producteurs de biens de consommation, les entreprises de télécommunications et de services aux collectivités, et le secteur des soins de santé. Ces entreprises se caractérisent par un bilan solide, un taux d’endettement réduit et une croissance appréciable des revenus sous-jacents. Un étage plus bas, on trouve le secteur énergétique où, "bien qu’elles versent traditionnellement des dividendes élevés, les entreprises sont largement tributaires de l’évolution des cours des matières premières. Or, ceux-ci sont difficiles à prévoir."

Il n’est guère étonnant que ces fonds d’actions qui privilégient la qualité se montrent plus performants que le marché en période de conjoncture morose et de plus forte aversion au risque, ou en cas de regain de volatilité. "Lorsque le marché reste stable ou n’enregistre qu’une légère croissance, nos fonds font généralement aussi bien que le reste de la Bourse", poursuit Caroline Pearce. "Dans un marché en forte croissance, nous serons moins performants parce que les cours de nos actions ont moins tendance à se détacher de leur valeur fondamentale. Mais nous ne devons pas enregistrer une croissance aussi rapide pour obtenir un bon résultat moyen. Car notre protection du capital relativement robuste nous a permis d’engranger une belle avance en période de moindre conjoncture."

Fréquemment, la stratégie de Fidelity s’inscrit légèrement à contre-courant, précise-t-elle. "Nous investissons volontiers dans des actions auxquelles le reste du marché tourne le dos, par exemple parce qu’une partie des activités d’entreprise rencontre un problème dont nous estimons, quant à nous, qu’il peut être résolu à plus long terme. Nous apprécions également les actions que le reste du marché trouve ennuyeuses en raison de leur faible croissance sous-jacente, mais qui versent un dividende solide."

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La principale menace pour les fonds d’actions axés sur le dividende réside dans une hausse du taux d’intérêt, prévient Caroline Pearce. "Les dividendes stables des entreprises de télécommunications ou de services aux collectivités, notamment, les rapprochent des obligations. Elles peuvent pâtir d’un climat plus attrayant sur le marché obligataire."

Compte tenu de la politique des banques centrales qui reste extrêmement souple, il n’y a toutefois guère d’inquiétude à nourrir à ce sujet. "à première vue, ce raisonnement tient la route, d’autant que les prévisions moyennes sur le nombre de futurs relèvements des taux aux États-Unis a été nettement revu à la baisse au cours de l’année écoulée. Quand il interviendra, le relèvement des taux sera lent, en petites étapes. Mais n’oubliez pas que les marchés financiers sont portés par les émotions. Le seul fait d’évoquer un relèvement des taux peut entraîner des corrections sur les marchés d’actions. Dans ce cas de figure, l’equity income fund sera à même de limiter les pertes."

Ceux qui ne s’intéressent aux actions que pour en tirer un revenu ont tout intérêt à acheter un fonds de revenus mondial, conseille enfin Caroline Pearce. "Vous obtenez ainsi un portefeuille bien diversifié et évitez une exposition excessive à certains pays, secteurs, devises ou risques régionaux, tels qu’un Brexit. Gardez bien sûr à l’esprit qu’un investissement en actions comporte toujours des risques, même si vous suivez une stratégie relativement défensive."

Les investisseurs sont conseillés de tenir compte qu’il est bien possible que les avis donnés dans ce document, datés de novembre 2016, ne sont plus valables.

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