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"Nous profitons des corrections excessives"

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"Il existe une différence considérable entre ce qui devrait comporter des risques et ce qui devrait en être dénué", observe Charles-Henri Kerkhove, Associate Investment Director chez Fidelity International. Et quand le marché estime mal les risques, il y a nécessairement de bonnes affaires à réaliser.

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Les banques centrales incitent les investisseurs à courir de plus en plus de risques, constate Charles-Henri Kerkhove, spécialiste produits chez Fidelity, l’un des plus grands gestionnaires d’actifs au monde. "On remarque aujourd’hui une différence considérable entre ce qui devrait comporter des risques et ce qui devrait en être dénué. Même ceux qui ne prennent pas de risque sont sanctionnés! La plupart des obligations publiques de qualité affichant des taux négatifs, vous perdez de l’argent sur ces investissements."

Tant les investisseurs institutionnels que leurs clients finaux recherchent dès lors des manières d’engranger malgré tout un peu de rendement. "Cette tendance nourrit l’intérêt pour les fonds multi-asset", remarque Charles-Henri Kerkhove. "Ces fonds investissent dans plusieurs catégories d’actifs, telles que des actions, des obligations et des liquidités."

Le rapport traditionnel entre produits risqués et moins risqués a beaucoup changé, poursuit-il. "Après le référendum sur le Brexit, nous avons par exemple assisté à un glissement des positions en direction des pays émergents – les actions asiatiques et les high yield (obligations à haut rendement) notamment. C’est la preuve que les investisseurs ont évolué dans leur manière d’appréhender les actions européennes traditionnellement ‘moins risquées’ et les obligations à haut rendement. Les principaux risques semblent aujourd’hui se concentrer dans les pays développés."

Opportunités

Ces dernières années, les fonds multi-asset ont procédé systématiquement à des prises de bénéfices sur les obligations traditionnelles, telles les obligations publiques et les obligations d’entreprises de qualité émises dans les pays occidentaux. Avec le remboursement de ces dettes s’est posée la question de savoir si le réinvestissement des avoirs pouvait assurer un rendement similaire. "à court terme, les investisseurs ne doivent pas attendre de performances semblables à celles des trois dernières années", reconnaît Charles-Henri Kerkhove.

Cela ne signifie pas qu’il n’y aura plus d’opportunités, souligne-t-il. "On assiste régulièrement à des corrections excessives, à la fois pour certaines catégories d’actifs et pour certaines régions. Des corrections qui peuvent se transformer en superbes opportunités d’investissement. Prenez le secteur financier. L’émoi provoqué par des institutions individuelles, certaines banques par exemple, a contaminé tout le secteur. Nous en avons profité pour accroître notre exposition à l’ensemble du secteur bancaire, tant via des actions que par des prêts bancaires."

Offre insuffisante

Les fonds multi-asset permettent à des investisseurs particuliers de prendre en portefeuille des catégories d’actifs alternatives qui seraient autrement hors de leur portée: projets d’infrastructures, portefeuilles de crédits, certificats immobiliers, etc. Aujourd’hui, ces catégories alternatives représentent environ 12% des actifs investis chez Fidelity. "Les catégories d’actifs alternatives ont énormément gagné en popularité ces dernières années, dans le contexte de la quête de rendement. L’offre n’est plus suffisante sur le marché."

Il prévoit cependant une amélioration à plus long terme. "Récemment, les états ont surtout tenté d’assainir leurs finances. On assiste à présent à un infléchissement vers l’expansion budgétaire, ce qui aura des conséquences pour les investissements dans l’infrastructure, notamment les routes et les partenariats public-privé."

À plus court terme, il vante surtout les portefeuilles de crédits. "Nous achetons des lots de prêts, entre autres des crédits aux entreprises. Ils peuvent offrir un rendement attrayant pour un risque très limité, puisqu’en cas de défaut de paiement, nous sommes parmi les premiers à être remboursés."

Pour tous les goûts

Si tous les fonds multi-asset investissent dans plusieurs catégories d’actifs, leur objectif et par conséquent leur public-cible peuvent diverger énormément. Certains fonds sont axés sur les revenus; leurs gestionnaires disposent d’une grande flexibilité dans la composition du fonds.

D’autres fonds multi-asset cherchent à créer de la valeur ajoutée à court et moyen termes en prenant d’importantes positions tactiques dans certaines catégories d’actifs. Ces fonds conviennent aux investisseurs prêts à prendre des risques plus élevés pour tenter d'obtenir un rendement avenant.

Une troisième approche consiste à vouloir avant tout réduire la volatilité. Dans ce cas, le gestionnaire joue avec les pondérations de différentes catégories d’actifs afin de limiter les fluctuations de la valeur du portefeuille. Une stratégie intéressante pour les investisseurs défensifs qui désirent réduire le "maximum drawdown", c’est-à-dire la mesure de la perte maximale qu’un investisseur peut essuyer sur une période donnée.

Les investisseurs sont conseillés de tenir compte qu’il est bien possible que les avis donnés dans ce document, datés de novembre 2016, ne sont plus valables.

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