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Loin de la maison…

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Comme tout propriétaire, vous préférez garder un œil sur votre investissement. Votre bien immobilier est-il correctement géré ? Le rendement est-il optimal ? La tâche se révèle encore plus complexe lorsque le bien se trouve à l’étranger.

“On n’achète pas une résidence secondaire pour son rendement potentiel, mais pour en profiter. De toute manière, les comptes d’épargne ne rapportent plus rien”, affirment certains connaisseurs de l’immobilier. Peut-on pour autant acheter un bien immobilier à l’étranger les yeux fermés ? Philippe Janssens (bureau de conseil et d’études Stadim) recommande d’engager une personne qui suit les évolutions juridiques et fiscales à l’étranger.

“Toute modification apportée à l’environnement fiscal ou juridique aura un impact sur le rendement. Comme en Belgique, il convient de privilégier la situation. Voyez comment l’environnement peut ou va évoluer. Assurez-vous qu’aucune autoroute ne traversera votre jardin à court terme, qu’aucune discothèque n’ouvrira bientôt ses portes dans cette rue apparemment calme. Demandez-vous pourquoi les investisseurs du coin n’ont pas encore construit sur ce terrain. Des sources d’information locales et fiables ne sont pas un luxe. C’est également important pour estimer le rendement locatif.”

Eviter toute surprise

Soyez également prudent dans vos calculs. “Du rendement locatif brut, vous devez retrancher plusieurs frais, en particulier ceux liés à l’organisation et l’exécution de l’entretien, à l’éventuel accueil des locataires, aux assurances et aux impôts”, poursuit le directeur de Stadim. En cas de copropriété, veillez à ce qu’aucune mauvaise surprise ne vienne grever la valeur de l’immeuble. Et c’est loin d’être simple si vous ne pouvez pas suivre le dossier de près. Vous pouvez confier un mandat de gestion à un représentant sur place, mais cela érodera votre rendement.”

Pour les résidences secondaires, la combinaison idéale, selon Philippe Janssens, consiste à profiter vous-même du bien et à le rentabiliser en le louant quand vous n’y êtes pas. “La grande question est alors : à quelle fréquence et combien de temps voulez-vous y séjourner ? Ceux qui veulent y passer des périodes plus longues ont intérêt à opter pour un logement un peu plus spacieux.”

Le pouvoir d’achat apporte de la plus-value

Si l’on en croit Philippe Janssens, le financement d’un bien immobilier à l’étranger pose sensiblement les mêmes problèmes que celui d’un immeuble en Belgique. “Personne n’emprunte lourdement pour une résidence secondaire. Et avec un apport de fonds propres important, il est parfaitement possible d’obtenir un prêt à de bonnes conditions de financement. Veillez cependant à résister aux sirènes des taux d’intérêt variables, très faibles aujourd’hui. Préférez des taux fixes, afin de rester maître des charges financières.”

à l’étranger aussi, le meilleur investissement immobilier reste celui qui engendre de la plus-value. “Cette plus-value s’accroît là où le pouvoir d’achat des autochtones ou de la population allochtone augmente.” Tous les pays d’Europe ne sont donc pas aussi intéressants aujourd’hui, même si les prix peuvent parfois sembler très attrayants.

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