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Jongler avec le budget familial

Karen Bracke, mère de 3 enfants. ©Tom Verbruggen

Les ménages à un ou deux revenus avec maison et enfants sont rompus à l'art du jonglage. En matière de finances, notamment.

N’avez-vous pas l’impression de toujours devoir conduire vos enfants quelque part ? Si ce n'est pas à l'école, c'est au mouvement de jeunesse, au club de natation ou à l'entraînement de football. Au bureau, c'est le branle-bas de combat, sans compter les préparatifs de la fête annuelle du quartier. Et maintenant que le benjamin peut enfin aller à l'école à vélo, sa soeur aînée refuse de l'accompagner. " Je veux une mobylette. " Soupir... Dur dur, la puberté. Ce n'est là qu'un échantillon des tracas quotidiens vécus par les parents dans une famille ordinaire. On comprend mieux dans ce contexte pourquoi la réflexion à long terme passe au second plan. Aux soucis financiers s'ajoute le remboursement de l'hypothèque, qui grignote souvent une part de l'épargne.

Patrimoine

Selon les chiffres de la Banque Nationale de Belgique, dans une famille moyenne, l'immobilier constitue un peu plus de la moitié du patrimoine. Trente-deux pourcent des avoirs financiers sont parqués sur un livret d'épargne ou sur un compte courant. Un quart passe dans les assurances, soit un peu plus que ce qui est placé directement en actions. Les fonds de placement représentent 11 %, les titres à revenu fixe 8 %.

Le plus étonnant à la lecture de ces chiffres, c'est que par rapport à l'année dernière, la part des actions et des fonds de placement dans ce patrimoine financier a augmenté respectivement de 8,2 et de 10 %. Il faut d'ailleurs imputer pour moitié à la hausse des marchés d'actions l'augmentation, cette année, du patrimoine du Belge moyen, de 4.700 euros. Toujours selon les chiffres de la Banque nationale, une famille moyenne possédait en 2013 un patrimoine de 417.000 euros. Il s'agit en fait d'une réalité passablement tronquée. Les contribuables nantis faussent le calcul.Quand Albert Frère entre dans un café, les clients présents deviennent subitement multimillionnaires... en moyenne. Le patrimoine médian - qui correspond à la valeur située à mi-hauteur sur une échelle ascendante - reflète plus fidèlement la réalité. Dans ce cas, une famille moyenne possède environ 254.000 euros.

Dépenses onéreuses

Aussi doués que soient les parents dans l'art de jongler, on ne saurait trop leur conseiller de se préparer, de temps à autre, à ce que l'avenir leur réserve. Si tout va bien, dans quelques années, les enfants entameront peut-être des études. Les frais d'inscription, les cours, une chambre d'étudiant... Tout cela est très onéreux. Élever des enfants coûte par ailleurs très cher. Selon la Ligue des Familles, pour une famille percevant un revenu moyen (environ 3.500 euros), le coût minimum d'un enfant (jusqu'à son 25e anniversaire) s'élève à quelque 225.000 euros. Même si le gouvernement s'évertue à réduire ces coûts. Songez aux allocations familiales, aux bourses d'études, aux maximums à facturer dans l'enseignement primaire, aux réductions d'impôts, etc. Autre question qui occupe les parents : le montant pécuniaire qui sera nécessaire pour maintenir le même niveau de vie après le départ à la retraite. Dans la mesure où un tiers de leur capital, à l'heure actuelle, est à peine productif, en raison des taux d'intérêt très faibles, il vaudrait peut-être mieux réfléchir à de meilleurs investissements pour se préparer à ces défis. 

Les investissements, selon moi, sont réservés aux personnes fortunées

D'une part, il faut payer la maison. Mais d’autre part, les enfants devraient avoir droit plus tard à quelques économies. Pourtant, on ne peut pas oublier de vivre dans le présent, explique Karen Bracke.

Tous les logopèdes rient-ils aussi bien qu'ils ne prononcent ? Pendant que Karen Bracke (34 ans) explique en détail comment elle et son mari Bram (38 ans) gèrent les finances de leur ménage, elle laisse régulièrement éclater son rire. " Je paie les factures, mais pour les achats importants, nous nous concertons. C'est parfois très vite réglé. Il nous arrive d'être un peu impulsifs." Impulsifs ou pas, leurs principaux " achats " sont rendus nécessaires par Tuur (7 ans), Noor (5 ans) et Geike (2 ans). La décision d'acheter ensemble une maison a fait l'objet d'une discussion largement motivée, précise Karen Bracke. " Bram et moi avons d'abord cohabité trois ans en location, pour tester notre couple. Quand nous avons eu plus de certitudes par rapport à notre relation, nous avons décidé d'acheter une maison. "

Comment vous êtes-vous préparés financièrement à cette décision ?

Karen Bracke: " Eh bien, comment fait-on quand on est jeune ? Nous avons visité une maison qui nous plaisait, et nous avons consulté le solde de nos comptes bancaires ! Bref, on ne s'y est pas vraiment préparé. Heureusement, la famille nous a aussi aidés. "

Pourquoi acheter et ne pas continuer à louer ?

Bracke: " Ne dit-on pas que le Belge a une brique dans le ventre ? Je pense moi aussi que l'immobilier demeure un bon investissement. "

Craignez-vous que l'avantage fiscal ne finisse par disparaître à terme ?

Bracke: " Cette année, grâce au bonus logement, nous retouchons 4.000 euros des impôts. Je trouverais évidemment regrettable de perdre cet avantage, mais nous ne comptons pas là-dessus dans les finances de notre ménage. C'est plutôt un petit extra bienvenu. "

L'achat d'une maison s'oppose à l'un des grands préceptes de l'investisseur, celui de la diversification du patrimoine. Jamais de regrets ?

Bracke: " Certainement pas. Nous avons vécu sept belles années dans cette maison. Juste avant la naissance de Geike, nous devions soit chercher un autre logement, soit construire. Nous avions un peu peur de ne jamais pouvoir, dans ce dernier cas, récupérer notre investissement. Et puis, nous avons appris par une connaissance que notre maison actuelle était à vendre. Nous sommes également très heureux ici ; nous n'avons aucun regret. "

Le refinancement de l'emprunt s’est-il avéré problématique ?

Bracke: " Non. Nous avons réalisé une plus-value sur la vente de la première maison. Il était plus avantageux de prendre une nouvelle hypothèque pour la deuxième maison. "

Une jolie tirelire

Vous investissez ?

Bracke: " Les enfants ont chacun une assurance-épargne de la branche 21 et un livret d'épargne sur lequel nous faisons des dépôts mensuels. Pour leurs dix-huit ans, ils recevront une jolie tirelire ! "

Et pour vous ?

Bracke: " Nous avons seulement un compte d'épargne que nous alimentons chaque mois. Cet argent sert de tampon, s'il fallait par exemple remplacer les châssis. Récemment, nous avons dû acheter une nouvelle voiture. Nos réserves en ont pris un coup ! "

Une partie de cette épargne pourrait aussi être investie dans un fonds de placement.

Bracke: " Je ne sais pas. Je continue de penser que les investissements sont réservés aux plus fortunés. Je crains que notre trésorerie soit insuffisante. " (rires) " Mon mari dit parfois qu'il y a beaucoup d'argent à gagner en Bourse, mais je lui rétorque toujours qu’il y en a aussi beaucoup à perdre ! "

Souscrire à l'épargne pension du troisième pilier revient à investir en Bourse, même indirectement.

Bracke: " Nous y souscrivons tous les deux. "

Connaissez-vous votre profil ? Défensif, neutre, dynamique ?

Bracke: " Honnêtement, je n'en ai pas la moindre idée. "

Souscrivez-vous à d'autres plans d'épargne pour l’avenir ?

Bracke: " Aucun de nous deux ne bénéficie d'une pension complémentaire par l’intermédiaire de notre employeur. Nous n'avons pas d'autre plan d'épargne. Ce n'est tout simplement pas à l'ordre du jour. D'autres dépenses sont propriétaires pour l’instant. "

Bien sûr, vous pourriez percevoir un capital ultérieurement, à l'occasion d'un héritage par exemple.

Bracke: " Il va sans dire que nous voulons tous les deux que nos parents restent en bonne santé et qu'ils vivent heureux encore longtemps. En même temps, nous ne pouvons pas faire semblant d'ignorer ce que l'avenir nous réserve. Je pense que nous en tenons compte inconsciemment. "


Quelle aide peut vous apporter Fortuneo ?

Fortuneo adhère pleinement à la philosophie de Mme Bracke : utiliser le compte d’épargne comme tampon pour faire face à des circonstances imprévues, compte tenu de la flexibilité qu’offre ce produit. Pour sa future retraite, nous préconisons l'épargne du troisième pilier. Cependant, Fortuneo Bank réfute l'idée selon laquelle l'investissement serait l'apanage des gens fortunés. Fortuneo vous propose sa solution de gestion du patrimoine sous mandat : Fortuneo Portfolio Management. L'offre est accessible dès 25.000 euros. Pour cette somme, nous élaborons pour vous un portefeuille personnalisé en fonction de votre profil d'investissement, et donc adapté à vos besoins. Le portefeuille est en outre très diversifié et repose sur l’architecture ouverte. Grâce aux rendements supérieurs que vous pouvez obtenir via des investissements et le système d'intérêt cumulé, vous vous constituez rapidement un solide capital pour votre avenir. Vous trouverez un complément d'informations dans ce magazine.

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