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Investir gagnant : une question de focalisation et de patience

« Les investisseurs risquent de perdre de vue l'objectif premier de l'investissement, qui consiste à constituer un patrimoine réel suffisant pour l'avenir, généralement l'âge du départ à la retraite. » William De Vijlder, vice-président de BNP Paribas Investment Partners

Après un grand cru pour les marchés boursiers et compte tenu du projet de la Banque centrale américaine d’alléger ses mesures de soutien monétaire, l’année 2014 ne s’annonce pas de tout repos pour les investisseurs. Pour autant, le succès en Bourse est toujours possible. Une approche gagnante repose sur deux principes simples : focalisation et patience.

Les entretiens avec les investisseurs soulèvent toujours les questions suivantes : " Les marchés sont-ils appelés à baisser ou à progresser ? " et " Les taux d’intérêt peuvent-ils encore baisser ? ". Ces questions sont, il est vrai, très importantes, et y répondre relève de la gageure. " Les investisseurs risquent cependant de perdre de vue l’objectif premier de l’investissement ", prévient William De Vijlder, vice-président de BNP Paribas Investment Partners, " qui consiste à constituer un patrimoine réel suffisant pour l’avenir, généralement l’âge du départ à la retraite. Ou, dès lors que le patrimoine est constitué, générer un revenu réel suffisamment élevé, sur les investissements. "

Focalisation

Le principal risque que court l’investisseur est de ne pas atteindre ces objectifs au motif que le revenu réel réalisé sur ses placements est trop faible. " Réel " signifie " après déduction de l’inflation ". " C’est un paramètre essentiel dans l’évaluation de votre portefeuille d’investissements ", explique William De Vijlder. " Trop d’épargnants pensent que 1% de rendement nominal sur leur épargne les rend effectivement plus riches de 1%. Si l’inflation ressort à 2%, ils se sont en réalité pourtant appauvris de 1%. "

À long terme, cet effet peut avoir des retombées douloureuses, même si l’inflation demeure contenue. William De Vijlder donne un exemple : " Un couple de 65 ans vient de partir à la retraite et ne souhaite donc plus prendre de risques financiers : ils achètent une obligation de bonne qualité d’une échéance de 20 ans. Les coupons financent une partie des dépenses. En cas d’inflation annuelle de 2%, après 20 ans, le pouvoir d’achat des coupons aura baissé de 33%, de même que le capital investi dans l’obligation. Qui plus est, l’inflation est plus élevée pour les tranches plus âgées de la population que pour les plus jeunes. C’est pourquoi l’inflation représente le plus grand risque des investisseurs, et non les fluctuations de cours ", conclut William De Vijlder. " Le second risque tient à la sous-estimation de l’espérance de vie. Autrement dit : vivre plus vieux que ce que ne vous le permet votre patrimoine. "

Pour l’investisseur, la focalisation signifie établir une planification de la constitution de son patrimoine, couplée à la juste estimation des principaux risques. " L’outil ou la valeur dans lequel/laquelle vous investissez devient un instrument pour atteindre un objectif, et non un but un soi ", explique William De Vijlder.

Patience

Quelles formes d’investissement choisir ? Et comment les combiner ? Ce choix doit correspondre à vos objectifs, c’est-à-dire les revenus que vous espérez produire, mais aussi le risque – ou les fluctuations de cours – qui va de pair avec ces investissements. " De nombreux investisseurs craignent trop les risques, estime William De Vijlder. " Et ils investissent donc trop peu dans les instruments les plus porteurs, comme les actions. De cette façon, ils mettent trop de temps à constituer leur patrimoine. Si vous préférez dormir sur vos deux oreilles pendant votre carrière active, vous connaîtrez des nuits plus agitées et manquerez d’argent dès que l’heure de la retraite aura sonné. "

Investir exige une grande patience. Cela commence par une analyse soigneuse des outils dans lesquels vous envisagez d’investir. Un conseil simple ? " Posez-vous la question : combien de temps pouvez-vous parler de chacun des investissements que contient votre portefeuille ? Seulement quelques minutes ? Le cas échéant, vous n’avez pas bien fait votre travail ", assure William De Vijlder. Avoir de la patience signifie également donner aux actions le temps de réaliser pleinement leur potentiel. " Ou encore : résister à la tentation de vendre au moindre accroc. Finalement, cette patience – qui repose sur une analyse sérieuse – est récompensée par la constitution d’un patrimoine suffisant. "

 

Meilleur fonds d’épargne pension de Belgique

L’épargne pension semble former un tremplin idéal vers d’autres formes d’investissements. Cela ne signifie cependant pas qu’il faille investir les yeux fermés en épargne pension. « Une personne de 25 ans qui a toute sa carrière devant elle doit privilégier des formes d’investissement qui lui garantissent un revenu à long terme », conseille William De Vijlder, vice-président de BNP Paribas Investment Partners. « Si vous êtes plus proche de l’âge de 65 ans, vous serez plus sensible aux baisses de cours et devrez peut-être basculer vers des fonds associés à un profil de risque plus faible. »

Cette année, le BNP Paribas B Pension Fund Balanced a remporté le Fund Award du meilleur fonds d’épargne pension de Belgique. Les journaux d’affaires De Tijd et L’Écho, à l’origine de ce prix, ont calculé que ce fonds était le seul fonds d’épargne pension dynamique à être parvenu, au cours des cinq dernières années, à afficher un return positif (1,4% par an) malgré le climat financier difficile. Le deuxième prix de cette catégorie a été attribué à BNP Paribas, pour son B Pension Fund Growth.

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