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Avec le coronavirus, les entreprises oscillent entre défis et opportunités

La crise du coronavirus a frappé les entreprises de plein fouet. Et ses répercussions se feront sentir encore longtemps, mais toutes ne seront pas nécessairement négatives.

“Depuis quelques semaines, c’est à de véritables montagnes russes que sont confrontés les chefs d’entreprise”, observe Olivier Morel, Directeur Général Entreprises au sein du bancassureur CBC. “Un grand nombre d’entre eux ont dû mettre fin à leurs activités du jour au lendemain. Un coup très dur.” Trois quarts des entreprises et des commerces subissent une baisse de leurs revenus et de leurs cash-flows, en moyenne de 44%, selon une enquête menée auprès des chefs d’entreprise par l’institut de sondage Ipsos à la demande d’Echo Connect et de CBC Banque et Assurance. Près d’un tiers des personnes interrogées craignent d’ailleurs pour la survie de leur entreprise.

Afin d’alléger quelque peu leurs besoins de liquidités, les entreprises peuvent obtenir un report du remboursement de leur crédit et du paiement de leurs primes d’assurance auprès de leur banque. En outre, un régime de garantie a été mis en place pour tous les nouveaux emprunts et lignes de crédit à échéance de 12 mois maximum que les banques accordent aux indépendants et aux entreprises non financières dont les activités sont viables. “Le sursis de paiement pour les crédits en cours et la possibilité de conclure de nouveaux crédits peuvent s’avérer décisifs à court terme pour les entreprises les plus lourdement touchées”, souligne Olivier Morel.

“Nous sommes à la veille d’une ère riche en nouvelles opportunités. Tous les chefs d’entreprise ont réfléchi à l’incidence de cette crise sur leur modèle économique.”
Olivier Morel
Directeur Général Entreprises chez CBC

Le nouvel environnement de travail

67
%
des entreprises ont recours au télétravail

Outre sa dimension proprement financière, le coronavirus a bouleversé le fonctionnement de nos entreprises. En raison des mesures prises pour lutter contre l’épidémie, le télétravail est devenu la norme. Aujourd’hui, 67% des entreprises y font appel, dévoile l’enquête. Dans les secteurs essentiels ou pour les travailleurs qui n’ont pas la possibilité de télétravailler, les entreprises doivent tout mettre en œuvre afin de respecter les mesures de distanciation sociale. Un peu plus de la moitié des entreprises concernées indiquent que ces mesures ont un gros, voire très gros impact sur leur fonctionnement au quotidien.

43
%
des entreprises ont recours au chômage temporaire

Dans les services, le télétravail est désormais la norme; dans l’industrie, il faut souvent faire appel au chômage temporaire. Près de quatre entreprises ou commerces sur dix (38%) ont fini par devoir recourir au chômage temporaire pour leurs collaborateurs. En moyenne, ces entreprises instituent le chômage temporaire pour environ la moitié des membres de leur personnel. “Le système du chômage temporaire redonne un peu d’oxygène aux entreprises, qui gardent la perspective de pouvoir reprendre rapidement  leurs activités une fois que l’horizon se sera quelque peu dégagé”, estime Olivier Morel.

Aides publiques

Ces dernières semaines, toutes les autorités de notre pays ont lancé un arsenal de mesures pour aider les entreprises en difficulté. “Avec ces mesures à court et moyen termes, les autorités démontrent leur volonté d’aider les entreprises saines à traverser cette crise”, analyse Olivier Morel. “Ainsi, les entreprises qui rencontrent des difficultés ont malgré tout l’espoir d’une reprise dès que les nuages les plus sombres auront disparus.”

Le chômage temporaire est de loin la mesure fédérale la plus utilisée, puisque quatre entreprises sur dix y font appel. Les entreprises bénéficient par ailleurs de mesures d’aides régionales, telles que la prime de nuisance et la prime de compensation en Flandre, les indemnités forfaitaires en Wallonie et la suspension des taxes communales à Bruxelles. “En tant que bancassureur, nous avons beaucoup œuvré à l’accompagnement de nos clients dans ces procédures, car l’éventail d’initiatives publiques est très large”, confie Olivier Morel.

Conséquences à long terme

Même si le coronavirus est mieux maîtrisé, un retour vers la situation antérieure semble presque impossible. L’épidémie est trop lourde de conséquences, dont un certain nombre auront un impact à long terme. Des conséquences négatives… mais pas seulement.

L’enquête met en lumière une vive inquiétude à plus long terme dans les rangs des chefs d’entreprise. Près de  40% d’entre eux s’attendent à ce que les consommateurs réduisent durablement leurs dépenses à la suite de la crise du coronavirus. Sept dirigeants interrogés sur dix prévoient une forte baisse de l’emploi dans notre pays, tandis qu’ils sont 75% à craindre le report d’investissements importants à 2021. “La plupart des chefs d’entreprise pensent pouvoir reprendre leur activité à  court terme: c’est une donnée positive!”, nuance Olivier Morel. “Pour le reste, personne ne peut prévoir l’avenir. Il est beaucoup trop tôt pour évaluer les conséquences macroéconomiques ou le moment, la vitesse et l’ampleur de la reprise économique.”

72
%
des chefs d’entreprise sont convaincus que la crise du coronavirus accélérera l’innovation et entraînera la commercialisation de nouveaux produits et services.

Simultanément, 72% des chefs d’entreprise sont convaincus que la crise du coronavirus favorisera l’innovation et entraînera le développement de nouveaux produits ou services. Ils sont quatre sur dix à vouloir profiter de la crise du coronavirus pour revoir leur modèle économique. “Ce n’est peut-être pas clair actuellement mais nous sommes à la veille d’une ère riche en nouvelles opportunités”, affirme Olivier Morel. “Nos chefs d’entreprise sont incroyablement créatifs. Tous ont réfléchi à l’impact de la crise sur leur modèle d’affaires. L’épidémie accélérera la commercialisation de produits et services innovants au cours des mois à venir.”

En outre, près de neuf chefs d’entreprise sur dix sont convaincus du fait que les webshops et ventes en ligne gagneront encore en importance. Les fermetures forcées ont contraint de nombreux commerces à mettre sur pied leur propre boutique en ligne ou un service de livraison en toute hâte. “Le comportement des clients a totalement changé”, prolonge Olivier Morel. “Pas au terme d’une évolution progressive mais de manière très brutale. Bien sûr, les consommateurs y ont été forcés par le confinement, mais tout de même… De plus en plus de consommateurs achètent en ligne, paient à distance et se contentent de venir chercher leurs commandes ou de les faire livrer chez eux. Cette évolution est vraiment fondamentale.”

De la même manière, l’adoption massive du télétravail aura un impact longtemps après la fin de l’épidémie. Les chefs d’entreprise sont à 80% persuadés que le recours au télétravail continuera d’augmenter à l’avenir. “De nombreuses entreprises ont opéré un saut quantique”, conclut Olivier Morel. “Le numérique devient la nouvelle norme, dans les relations avec les clients comme dans l’environnement de travail.”

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