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De nombreuses questions subsistent autour des assurances

Les défis auxquels sont confrontés les chefs d’entreprise et les nouvelles méthodes de travail qui leur sont imposées les contraignent à revoir leur portefeuille d’assurances.

“De nombreux chefs d’entreprises se focalisent avant tout sur les besoins de capitaux de leur entreprise”, affirme Olivier Morel, Directeur Général Entreprises au sein du bancassureur CBC. “Leur portefeuille d’assurances ne figure pas parmi leurs priorités. Pourtant, les défis actuels soulèvent également d’importantes questions en matière d’assurances.”

Prenez l’exemple du déploiement massif du télétravail. Quelque 67% des entreprises l’ont adopté, comme le révèle une enquête de l’institut de sondage Ipsos à la demande d’Echo Connect et de CBC. Chez plus de la moitié d’entre elles, tout le personnel ou au moins une majorité des collaborateurs pratiquent le télétravail. “Dans ce cas de figure, il est évidemment crucial, pour l’entreprise comme pour ses salariés, de savoir que ceux qui travaillent à domicile sont toujours assurés contre les accidents du travail”, avance Olivier Morel.

Assurance  groupe

Il subsiste de nombreuses questions concernant les couvertures d’assurance pendant la crise du coronavirus, indique l’enquête. Et notamment la couverture décès, maladie et accident comprise dans l’assurance  groupe pour les travailleurs en chômage temporaire: dans des conditions normales, les protections de ce genre sont arrêtées durant cette période, ce qui peut être à l’origine de nombreuses souffrances humaines. C’est pourquoi le secteur des assurances a décidé que les travailleurs resteraient assurés pour peu que leur employeur poursuive le paiement des primes. Les employeurs peuvent même demander un report du paiement de ces primes jusqu’au 30 septembre pendant la période de chômage temporaire. Selon l’enquête d’Ipsos, cependant, près d’un cinquième des dirigeants d’entreprise interrogés l’ignorent et 11% d’entre eux sont persuadés de pouvoir arrêter le paiement des primes – ce qui est possible mais implique la perte de la protection du travailleur en cas de décès, de maladie ou d’accident. Un choix que l’employeur doit donc poser en toute connaissance de cause.

“Notre conseil aux chefs d’entreprise? Prenez contact avec votre agent d’assurance afin d’élaborer une solution sur mesure.”
Olivier Morel
Directeur Général Entreprises chez CBC

L’assurance revenu garanti est elle aussi source d’incertitudes. Un tiers des chefs d’entreprise interrogés ne savent pas si elle couvre une infection au coronavirus. C’est néanmoins le cas; or, à peine 21% des chefs d’entreprise interrogés sont au courant. “Tant les entrepreneurs que les salariés sont confrontés à une grande incertitude sur plusieurs fronts”, résume Olivier Morel. “Le fait de connaître les risques couverts peut rassurer. C’est pourquoi, ces dernières semaines, nous avons beaucoup communiqué via divers canaux auprès de nos clients sur leurs assurances, les modalités et les couvertures.”

Difficultés de paiement

En raison de leur situation financière précaire, 13% des chefs d’entreprise interrogés rencontrent des difficultés à payer leurs primes d’assurance professionnelle. Toutefois, rappelons-le, les entrepreneurs peuvent obtenir un report du paiement jusqu’au 30 septembre. Environ 27% des personnes interrogées qui éprouvent des difficultés disent avoir déjà demandé un sursis et 61% affirment en avoir l’intention. “Nous conseillons aux entrepreneurs d’entrer en contact avec leur agent d’assurance afin d’élaborer une solution sur mesure”, conclut Olivier Morel. “Le report de paiement est une possibilité mais certainement pas la seule option et pas toujours la meilleure.”

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