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Des opportunités pour chaque profil de risque

©Thierry du Bois

Les marchés émergents constituent un thème controversé parmi les investisseurs. Que faut-il entendre exactement par cette expression? Et ces fonds ont-ils leur place dans votre portefeuille? Nous avons interrogé deux experts de KBC Asset Management: “Si les marchés émergents ne constituent pas un groupe homogène, ils ont un point commun: un potentiel considérable de croissance à long terme.”

“La notion de marchés émergents n’existe que depuis les années 1990”, rappelle Ronny Claeys, Senior Strategist chez KBC Asset Management. “Avec la chute du communisme et la libéralisation généralisée du secteur public, des régions comme la Chine, la Russie et l’Amérique latine se sont soudain ouvertes aux investisseurs.” Au début, ces nouveaux marchés ont reçu le qualificatif "sous-développés", par opposition aux régions "développées" comme l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord, le Japon, Singapour, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Toutefois, cette expression péjorative a rapidement été remplacée par "marchés émergents" ("emerging markets").

“Il n’existe pas, aujourd’hui, de définition univoque des marchés émergents”, embraie Bob Maes, responsable de la gestion des fonds obligataires spécialisés dans les marchés émergents chez KBC Asset Management. “Chaque société de Bourse applique ses propres critères, même si les notes attribuées par les agences de crédit et les revenus par habitant jouent toujours un rôle déterminant.” Dans la pratique, on peut distinguer quatre grandes régions parmi les marchés émergents: l’Europe de l’Est (Pologne, Russie, Hongrie, etc.), l’Asie (Chine, Inde, Indonésie, Taïwan, etc.), l’Afrique (Égypte, Maroc, Afrique du Sud) et l’Amérique du Sud (Brésil, Colombie, Pérou).

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“Ce n’est pas un groupe homogène”, prolonge Ronny Claeys. “Chacun de ces pays présente ses caractéristiques économiques spécifiques. Et bien qu’elle soit souvent plus soutenue que celle des pays développés dans la pratique, la croissance économique n’est pas indispensable pour se voir attribuer cette étiquette.” Dès lors, qu’est-ce qui définit les pays émergents?

“Ils présentent un risque plus élevé que les pays développés pour les investisseurs, en raison d’un niveau de richesse plus faible, d’institutions moins stables et d’un marché d’actions moins développé. Ceci dit, ce sont précisément ces possibilités de rattrapage qui leur confèrent – surtout à long terme – un potentiel de croissance supérieur à celui des marchés occidentaux classiques.”

Chine

Si la croissance des marchés émergents s’est avérée plutôt chaotique et imprévisible dans les années 1990, leur situation économique est désormais très différente. “Entre 2000 et 2010, les marchés émergents ont enregistré une croissance économique impressionnante de 6,5% en moyenne”, poursuit Ronny Claeys.

Le moteur de cette accélération? La Chine. Porté par d’énormes investissements dans l’industrie et une urbanisation massive, le pays a accédé au rang de deuxième économie mondiale en l’espace d’une décennie. Cette croissance s’est accompagnée d’un fort appétit de matières premières, dont les fournisseurs comme l’Asie de l’Est, la Russie et l’Amérique latine ont profité. La tendance s’est inversée après 2012.

La Chine a amorcé une transition vers une économie de services. La croissance industrielle s’est ralentie et les cours des matières premières se sont effondrés. Des pays comme la Russie et le Brésil ont plongé en récession. “Nous assistons aujourd’hui à une stabilisation”, reprend Ronny Claeys.

“La Chine enregistre une croissance de 6 à 6,5%, alors que, pour des pays comme la Russie et le Brésil, le pire est passé.” Bob Maes lui aussi fait preuve de prudence: “La croissance soutenue après 2000 a permis une amélioration des fondamentaux des marchés émergents, notamment dans les notes de solvabilité. Bien que la crise des matières premières ait engendré une correction, les marchés émergents se montrent beaucoup plus robustes que dans les années 1990. En raison de l’indépendance accrue des banques centrales des marchés émergents, ainsi que des taux actuellement faibles en Europe occidentale, les obligations locales offrent en outre un rendement attrayant.”

Gestion active

Chez KBC, les marchés émergents font l’objet d’un suivi continu dans le cadre de la stratégie d’investissement générale de la banque. Chaque mois, des stratégistes comme Ronny Claeys passent les marchés d’actions et obligataires au crible avec des économistes. “Nous observons les évolutions macroéconomiques et étudions les valorisations des actifs occidentaux par rapport aux actifs des marchés émergents”, détaille Ronny Claeys.

"Nous déterminons ainsi le poids idéal des marchés émergents dans un portefeuille sainement diversifié." De leur côté, des gestionnaires de fonds comme Bob Maes suivent des marchés et entreprises spécifiques dans le cadre d’une stratégie “bottom-up”. Ils dressent, sur la base des informations fournies notamment par les agences de notation et les analystes, la liste des marchés émergents et des entreprises qui doivent être repris dans les fonds. “Concrètement, KBC propose 21 fonds spécialisés dans les marchés émergents”, révèle Bob Maes.

“En raison de l’indépendance accrue des banques centrales des marchés émergents, ainsi que des taux actuellement bas en Europe occidentale, les obligations des marchés émergents offrent un rendement attrayant.”

Bob Maes
Head of Fixed Income Emerging Markets KBC Asset Management

“Soit huit fonds obligataires et 13 fonds d’actions.” Il s’agit à la fois de fonds qui investissent dans plusieurs marchés émergents et de fonds qui s'intéressent à des pays spécifiques. Les clients ont aussi le choix entre des fonds en dollars et des fonds en devises locales. Tous les produits font l’objet d’une gestion active par des experts, de sorte que les investisseurs ne se préoccupent en principe de rien.

Pour chaque profil de risque?

Les fonds des marchés émergents présentent en moyenne un risque plus élevé que les fonds qui se concentrent sur les pays occidentaux. Sont-ils appropriés pour chaque profil de risque? “Les marchés émergents recèlent des opportunités qu’on ne trouve pas toujours dans les régions classiques: ils ont donc structurellement leur place dans tout portefeuille, mais pas nécessairement une place importante”, répond Ronny Claeys.

La proportion idéale de fonds des marchés émergents dans un portefeuille dépend du profil de risque du client et des évolutions socioéconomiques. “Les risques – notamment en raison de la crise politique au Brésil – sont toujours relativement élevés, même si les obligations des marchés émergents jouissent de rendements attrayants", prévient Ronny Claeys. "Et puis, les actions des pays émergents profitent de valorisations relatives plus intéressantes sous l’effet de la récession. La Bourse turque, par exemple, affiche un rapport cours/bénéfice moyen de 8. Pour vous donner une idée, en Amérique du Nord, la moyenne est de 16.”

C’est surtout l’objectif de l’investisseur concerné qui importe. Dans la mesure où ils offrent des opportunités de croissance à long terme, les marchés émergents sont un produit idéal pour les plus jeunes, dotés d’un horizon de placement plus long. Les investisseurs qui gèrent des patrimoines plus importants peuvent de leur côté – en fonction des perspectives – les utiliser afin de placer certains accents dans le cadre d’un portefeuille plus large.

Compte tenu de leurs opportunités de rendement, les fonds des marchés émergents ont leur place dans chaque portefeuille. S’ils comportent en effet davantage de risques que les investissements dans des régions classiques, nous veillons toujours, chez KBC, à une saine diversification. Nos fonds stratégiques combinent plusieurs techniques de gestion et catégories de produits, sans perdre de vue les risques de l’ensemble. Les clients défensifs peuvent donc eux aussi profiter des opportunités de rendement des fonds des marchés émergents sans trop s’exposer.”

Ronny Claeys, senior strategist KBC Asset Management

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