Logo
Partner Content offre aux organisations l'accès au réseau de L'Echo. Le partenaire impliqué est responsable du contenu.

Les stratégies alternatives sont le sel et le poivre du portefeuille

©Thierry du Bois

Dégager du rendement dans les conditions actuelles n’est pas une sinécure. Une raison supplémentaire d’explorer de nouveaux horizons et de s’ouvrir aux stratégies d’investissement alternatives.

Dans le contexte macroéconomique actuel, il est sans doute utile d’élargir son horizon”, assure Bart Grison, Communication Manager chez KBC Asset Management. “Les investissements classiques ont certes existé de tout temps, mais c’est à leur niveau que le bât blesse… Idéalement, on ne parque pas sur un compte d’épargne ordinaire l’argent dont on n’a pas besoin à court terme. C’était déjà le cas par le passé, même si les taux faisaient office de lot de consolation.

Ce n’est plus le cas en 2016. Vous y perdez du pouvoir d’achat, parce que la rémunération que vous empochez est totalement insuffisante pour compenser l’inflation! Les rendements obligataires ont eux aussi perdu de leur superbe. C'est une évidence absolue: leurs taux ont atteint des planchers historiques.

Publicité

Et ceux qui pensaient, voici quelques mois encore, qu’ils ne pouvaient tomber plus bas ont été pris de vitesse. Certes, ces taux remonteront inévitablement un jour, mais les propriétaires d’obligations ne seront pas mieux lotis pour autant. Car les moins-values qu’ils essuieront sur certains titres gâcheront rapidement la joie de retrouver un peu de rendement.”

Qu’en est-il des actions? “De nombreux investisseurs ont un profil de risque assez défensif et n’apprécient guère les fluctuations parfois violentes des Bourses”, répond Bart Grison. Pourtant, il est encore possible de trouver du rendement, surtout si l’on évite les titres classiques. “Une saine diversification du portefeuille a toujours été indispensable… mais elle n’a jamais été aussi cruciale.”

Autres risques

Les placements alternatifs n’ont qu’une corrélation limitée avec les investissements classiques tels que les actions et les obligations, souligne Tim Stiers, Innovation Manager chez KBC Asset Management.

“La relation statistique avec le cycle macroéconomique est également différente. Les risques que vous courez sont très différents de ceux auxquels vous vous exposez avec le reste du portefeuille. Résultat? Le taux de risque de l’ensemble du portefeuille diminue.” C’est encore plus vrai si ce portefeuille inclut des stratégies de placement alternatives. “Cette forme d’investissement alternatif est encore assez nouvelle”, prolonge Tim Stiers.

“Un fonds vous donne immédiatement accès à une série de stratégies d’investissement alternatives.”

Tim Stiers
Manager d’Innovation chez KBC Asset Management
©Thierry du Bois

“Bien qu’elles fassent l’objet d’analyses depuis les années 70, la mise en pratique effective de ces idées n’a pris de l’ampleur que ces dernières années. Bien entendu, la faiblesse des rendements 'traditionnels' n’y est pas étrangère.” Fondamentalement, ces stratégies alternatives dégagent du rendement en prenant des risques non classiques.

Compliqué? Quelques exemples clarifieront rapidement les choses. Une première stratégie alternative utilisée par KBC Asset Management est fondée sur le momentum. Des recherches ont prouvé que, sur plusieurs marchés, les instruments qui se sont montrés performants dans un passé récent sont également plus performants que la moyenne dans la période qui suit. De la même manière, les instruments qui enregistrent des rendements inférieurs à la moyenne restent en retrait au cours de la période à venir. Ce phénomène se manifeste aussi dans les taux à court terme; une stratégie qui permet d’en tirer profit peut donc enregistrer un surcroît de rendement. Deuxième exemple: la stratégie long-short, qui consiste à sélectionner des actions qui peuvent être plus ou moins performantes que le marché sur la base d’un modèle qualitatif.

 

Un nouveau regard sur les classiques

Tim Stiers, Innovation Manager chez KBC Asset Management, livre quatre exemples de la manière dont sa banque mise sur des produits “classiques” dans le cadre de stratégies alternatives.

1 Actions. “Nous avons découvert que le marché sous-estime structurellement la hauteur des dividendes futurs. Notre stratégie fait donc appel à des futures sur dividendes, des produits dérivés qui donnent droit aux dividendes que verse une action ou un indice d’actions sous-jacent sur une période donnée.”

2 Volatilité. “Nous avons développé une stratégie qui n’est pas basée sur les performances du marché ou de l’action, mais sur l’ampleur de ses fluctuations. A posteriori, celles-ci s’avèrent souvent inférieures aux prévisions des investisseurs. Nous profitons de cet écart en adoptant certaines positions.”

3 Indices. “Les révisions de la composition des grands indices engendrent des possibilités d’arbitrage. Les cours des instruments qui disparaissent de l’indice se retrouvent souvent sous pression – temporairement, du moins. En revanche, les instruments qui font leur entrée dans l’indice voient leurs cours augmenter, tout aussi temporairement. Les modifications d’indices sont communiquées largement à l’avance. Il est possible de miser sur leur impact sur les cours au travers d’une stratégie alternative.”

4 Cours de change. “Nous établissons un classement des zones monétaires sur la base de critères économiques comme la courbe de taux. Nous achetons les devises des plus performantes et misons sur une baisse des cours des moins performantes.”

Le gestionnaire achète les premières et adopte une position vendeuse sur les secondes. Il gagne donc de l’argent quelle que soit l’orientation du marché. “Nous éliminons ainsi le risque de marché de manière structurelle”, analyse Tim Stiers. “Naturellement, il reste un risque de sélection. Tout dépend des actions que l’on choisit de vendre et d’acheter.”

Profil d’investisseur

Ces idées sont passionnantes mais complexes à mettre en pratique. “L’investisseur moyen n’a ni l’expertise ni les possibilités matérielles d’élaborer lui-même des stratégies alternatives”, reconnaît Tim Stiers. “Il peut en revanche passer par des fonds*.

Idéalement, il optera pour un fonds qui investit dans une large gamme de stratégies alternatives, au lieu de tout miser sur une seule approche.” Que l’investisseur soit dynamique ou défensif n’a aucune importance. Ils peuvent tous tirer profit d’un pourcentage équivalent de stratégies ou d’actifs alternatifs dans leur portefeuille.

“Le risque de marché que des investisseurs sont disposés à prendre s’exprime principalement dans le poids des actions et des obligations dans leur portefeuille”, continue Bart Grison. “L’investisseur dynamique détiendra par exemple davantage d’actions en portefeuille que son voisin défensif, qui privilégiera quant à lui les titres de dette.”

Que serait une part raisonnable de stratégies alternatives dans leurs cas? “Une proportion de 3 à 5% nous semble parfaitement raisonnable dans les conditions actuelles – il ne faut pas exagérer”, chiffre Bart Grison. “J’aime comparer l’apport des stratégies alternatives avec la cuisine. Le poivre et le sel relèvent la saveur d’un bon plat; pour autant, trop d’assaisonnement gâche la préparation.

Dans les portefeuilles de placements, les stratégies alternatives peuvent apporter un peu de piment à un portefeuille. Mais le dosage demeure crucial.” La palette d’épices est de plus en plus riche, sachant KBC Asset Management mise pleinement sur ces stratégies alternatives.

“Nous ne cessons de rechercher de nouvelles stratégies à mettre en oeuvre”, confirme Tim Stiers. “Actuellement, l’accent sur les investissements alternatifs reste davantage placé sur les catégories d’actifs que sur les stratégies, ces dernières s'avérant plus récentes. Leur part, cependant, ne fera que s’accroître.”

Des risques différents pour un rendement potentiel plus élevé

Dans un musée, il est impossible d’apprécier pleinement un chef-d’oeuvre le nez collé sur la toile. Reculez de dix pas et changez d’angle: vous verrez bien plus que quelques touches de vert ou de bleu. Il n’en va pas autrement des investissements. Dans ce domaine aussi, de nombreux investisseurs ont trop fréquemment le nez sur la toile.

Dans leurs choix, ils se limitent aux grands classiques, tels que les comptes d’épargne et les obligations qui ne rapportent plus grandchose à l’heure actuelle. Ils hésitent à jouer résolument la carte des actions en raison de l’évolution parfois capricieuse des cours de Bourse. Il n’est pas aisé d'opérer les bons choix, c’est certain.

Mais c’est précisément la raison pour laquelle il vaut la peine de se départir de sa peur de l’inconnu et d’élargir son horizon aux nouveaux placements alternatifs. Ceux-ci peuvent en effet réduire le risque d’un portefeuille tout en donnant un petit coup de pouce au rendement.

C’est un fait: l’évolution des cours des actions et obligations est souvent étroitement liée au cycle économique. Pour intégrer un surcroît de diversification dans leur portefeuille, les investisseurs peuvent se tourner vers des catégories alternatives comme l’immobilier et les matières premières.

Car une bonne diversification est essentielle pour apporter à un portefeuille les possibilités de croissance nécessaires sans prendre de risques inconsidérés. Votre profil de risque personnel, en effet, doit rester le fil rouge de vos décisions d’investissements. La diversification est indispensable, et c’est justement en cela que réside la valeur ajoutée des stratégies d’investissement alternatives.

Celles-ci recherchent notamment du rendement dans des fluctuations des marchés financiers qui ne sont pas nécessairement liées au cycle économique. Et tentent de dégager une plus-value dans des circonstances où cela paraît hors de portée de l’investisseur moyen.

Bart Grison, Communication Manager chez KBC Asset Management

* Un organisme de placement collectif (OPC, ou “fonds” dans le langage populaire) collecte des capitaux auprès d’investisseurs et les place dans un ensemble d’instruments financiers selon le principe de la diversification des risques. Les OPC sont donc une forme de gestion collective de portefeuille.

Lire également
Logo
Partner Content offre aux organisations l'accès au réseau de L'Echo. Le partenaire impliqué est responsable du contenu.