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TADA prévient le décrochage scolaire auprès de jeunes socialement vulnérables

©doc

Les jeunes de milieux précarisés ou issus de l’immigration rencontrent souvent davantage de difficultés à l’école que la plupart de leurs condisciples. L’asbl TADA vient chaque année en aide à des centaines d’adolescents bruxellois venus de quartiers dits ‘difficiles’. “Nous voulons leur donner l’envie d’apprendre”, résume sa fondatrice, Sofie Foets.

“Les résultats du classement PISA (une enquête comparative sur l’enseignement dans les pays de l’OCDE, NDLR) sont sans appel : les jeunes Belges issus de milieux précaires quittent l’école – souvent sans diplôme – plus tôt que les autres jeunes Européens dans des situations comparables”, observe Sofie Foets.

Pour la fondatrice de l’asbl TADA (ToekomstATELIERdelAvenir), c’est inacceptable: “Les discussions sans fin pour identifier qui est responsable de l’enseignement et de l’intégration de ces jeunes ne font pas avancer les choses rapidement.”

En 2013, Sofie Foets a décidé de créer TADA avec l’aide du secteur privé. Elle s’est inspirée d’une initiative néerlandaise : IMC Weekendschool. TADA accompagne des enfants socialement vulnérables dès l’âge de 10 ans en les accueillant dans une “école du samedi” inspirante.

Bon nombre de ces jeunes ont du talent mais il n’est pas toujours exploité.
Sofie Foets
fondatrice de l’asbl TADA

“Les jeunes se familiarisent avec plusieurs professions – boulanger, banquier, journaliste, avocat, etc. Ils prennent conscience de leur potentiel et s’ouvrent à la société qui les entoure”, détaille Sofie Foets.

850 “kets”

TADA est active à Saint-Josse-ten-Noode, Molenbeek, Anderlecht, et ouvrira plus que probablement une antenne à Schaerbeek en 2019. L’association offre actuellement un lieu d’apprentissage périscolaire à 850 “kets”. “Bon nombre de ces jeunes ont du talent mais il n’est pas toujours exploité”, déplore Sofie Foets. “Nous essayons d’inspirer et d’encourager les jeunes afin que ce potentiel ne soit pas perdu.”

Les adolescents viennent à TADA volontairement pendant trois ans, tous les samedis de l’année scolaire, de 11 à 15 heures. Ils ont ensuite accès au réseau des anciens-élèves : TADA For Life.

À TADA, les professeurs d’un jour sont des professionnels qui viennent bénévolement un ou plusieurs samedis par an. “Ils discutent avec les jeunes de thèmes sociétaux et organisent des jeux de rôle qui montrent comment fonctionnent la démocratie et notre système économique. Et ce, afin de stimuler leur développement personnel et leur esprit critique. Nous espérons qu’ils deviendront des citoyens convaincus qu’il vaut la peine d’apporter une contribution positive à la société.”

Succès

Et cette approche fonctionne. La proportion de jeunes en décrochage scolaire parmi les adolescents fréquentant TADA est moins élevée que dans les autres groupes de milieux comparables. Neuf participants sur dix continuent l’école et affiche de nets progrès en termes de développement personnel.

TADA est toujours à la recherche des moyens pour financer sa croissance. L’apport des entreprises privées et des philanthropes est donc indispensable. “Nous avons accueilli l’organisation dans nos locaux”, illustre Jef Van In, CEO d’AXA Belgium. “TADA remplit une mission importante. Nous souhaitions sensibiliser notre personnel à ce problème. Et cela marche ! Chaque année, une centaine de nos collaborateurs vont donner des cours à TADA de leur plein gré, ou accompagnent d’anciens élèves en tant que mentors. C’est une façon pour nous de rendre quelque chose à la société.”