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Les nouveaux défis d'une vie plus longue

©Dries Luyten

Nous allons tous vivre plus longtemps que nos parents et grands-parents. Cet allongement de la durée de vie n’est cependant pas sans conséquences. Ainsi la retraite n’est-elle plus synonyme de repos et de " décompression ", mais de deuxième jeunesse : une période de la vie destinée à profiter pleinement des voyages, des amis, des loisirs et des petits-enfants. Pour autant, l’allongement de la durée de vie recèle également des défis financiers. Dans cet article, nous identifions les principaux changements, mais nous nous intéressons surtout aux opportunités. Car vivre plus longtemps, c’est avant tout une chance.

Nos enfants vivront dans un monde différent du nôtre. Un monde de plus en plus connecté, où tout est relié. Un monde de villes gigantesques, un monde porté par de nombreuses innovations technologiques. À quoi ressemblera-t-il exactement ? Difficile à dire. Mais un élément crucial à prendre en compte dans toute perspective est que nous vivrons plus longtemps.

Selon les données des Nations unies, les Allemands, Belges, Espagnols et Français vivront en moyenne de cinq à six ans de plus qu’aujourd’hui d’ici 2050 : l’espérance de vie passera de 78 à 83 ans pour les hommes, de 82 à 88 ans pour les femmes. Une tendance qui est également visible dans les régions les moins développées du monde. Cette évolution va bouleverser la structure démographique mondiale. Alors qu’ils n’en représentent que 11,7% aujourd’hui, la part des plus de 60 ans dans la population mondiale atteindra 20% d’ici 2050. Et il y aura dix fois plus de centenaires.

Vécu

Ces changements auront un impact non négligeable sur notre mode de vie. " Ils vont contribuer à redéfinir les relations intrafamiliales ", explique Ria Grommen. Docteur en psychologie à la KUL. R. Grommen a enseigné à l’Institut supérieur des sciences de la famille. " La plus grande vitalité des seniors engendre un vécu plus intense, par exemple des relations avec les petits-enfants. Il renforcera le lien affectif dans les deux directions. "

Selon Ria Grommen, une société où cohabite un plus grand nombre de générations offre de nombreuses possibilités en matière de solidarité et d’aide mutuelle. " Un exemple typique : les grands-parents gardent les petits-enfants, alors que ces derniers les guident dans leurs premiers pas sur l’ordinateur. " Ria Grommen croit beaucoup dans le concept de l’habitation kangourou, du " woonerf " (aménagement des rues afin que l’habitat et les interactions prennent le dessus sur la circulation) et les unités de voisinage. " Quand des espaces sont prévus où les générations peuvent se rencontrer – au sens large –, tout le monde en tire profit : les seniors brisent leur isolement et reçoivent de l’aide dans leurs tâches quotidiennes, alors que les plus jeunes ont davantage de contrôle social et peuvent compter sur un accueil parascolaire informel. "

Santé façonnable

Les défis d'une vie plus longue

Vieillir pourrait également inquiéter. Mais les sexagénaires et octogénaires de demain seront très différents des seniors d’aujourd’hui. Car notre santé s’améliore également à grands pas. En premier lieu par ce que nous menons une vie de plus en plus saine. Spécialiste des tendances, Herman Konings remarque que nous prenons davantage de temps pour nous-mêmes et nos familles, nous insérons des pauses carrière et nous surveillons notre corps. " Les quadragénaires et quinquagénaires s'occupent beaucoup de leur santé. Ils font du sport et sont attentifs à leur alimentation. " Nous évoluons vers une santé "  façonnable ", affirme  Herman Konings. " Voyez le succès croissant des technologies liées à la santé. L’accent est de plus en plus mis sur la prévention au lieu de la guérison. "

La science apporte également sa pierre à l’édifice. Ainsi la neurologie a-t-elle accompli des progrès majeurs dans la lutte contre des maladies liées à la vieillesse comme Alzheimer et Parkinson. Exemple récent : les travaux du professeur Pierre Vanderhaeghen, professeur à l’ULB et directeur de l’Institut des neurosciences, qui ont été financés par l’AXA Research Fund. Avec son équipe, Pierre Vanderhaeghen a développé un " modèle humain ", une culture de neurones, les cellules nerveuses de notre cortex cérébral. C’est le centre de nos " fonctions cérébrales supérieures " comme l’intelligence et la conscience. Des cellules particulièrement affectées par les maladies neurodégénératives comme Alzheimer.

Jusqu’à présent, toutes les recherches étaient effectuées sur des modèles animaux, mais une maladie comme Alzheimer se comporte différemment chez les animaux et chez les êtres humains. Grâce à la percée du professeur Vanderhaegen, il est à présent possible de reconstruire les circonstances de la maladie. À terme, les scientifiques espèrent ainsi identifier ses causes plus profondes et développer un meilleur traitement.

Travailler plus longtemps

En d’autres termes : c’est une longue vie saine qui nous attend après notre 65e anniversaire. Nous pouvons rêver et nourrir des ambitions. Mais qu’en est-il de l’aspect financier de ces rêves ?

L’allongement de l’espérance de vie et l’évolution de notre mode de vie modifient le rapport entre les actifs et les non-actifs dans la société. Aujourd’hui, nous arrêtons travailler en moyenne à 59 ans en Belgique. À cela s’ajoute le fait que nous étudions également de plus de plus en plus longtemps. Vers 1960, les Belges contribuaient encore au système des retraites pendant 58% de leur vie ; aujourd’hui, cette proportion est revenue à 47% à peine. Cette évolution suscite des questions concernant la viabilité de la pension légale à long terme.

Koen Vleminckx, conseiller général du SPF Sécurité sociale, plaide en faveur de réformes structurelles. " L’espérance de vie accroît la pression sur les dépenses de pension et de santé. On peut opter pour un financement complémentaire, mais les marges économiques et sociales sont limitées. " Koen Vleminckx recherche dès lors d’autres solutions. " Travailler plus longtemps est certainement l’une d’entre elles. Il y a aussi le deuxième pilier de notre système de retraite, qui est financé par les employeurs (par le biais des assurances de groupe), et reste sous-développé en Belgique. "

" Pour résoudre le problème des pensions, nous ne devons pas uniquement nous intéresser aux pensions proprement dites. Il s’agit également de changer la manière dont nous travaillons.
Jacques Boulet
Expert en « longévité » chez AXA

" L’allongement des carrières est inévitable ", explique Jacques Boulet, expert en " longévité " chez AXA. Selon Jacques Boulet cependant, nous devons également oser porter un regard différent sur la problématique. " Pour résoudre le problème des pensions, nous ne devons pas uniquement nous intéresser aux pensions proprement dites. Il s’agit également de changer la manière dont nous travaillons. Dans une entreprise où plusieurs générations se côtoient, nous pouvons également appréhender différemment le rôle des plus jeunes et des plus âgés. Comment rendre le travail moins stressant ? Comment valoriser l’expérience des plus âgés pour dynamiser l’entreprise ? "

Interview de Jacques Boulet

Bart Buysse (FEB), plaide lui aussi pour un changement dans la manière dont nous pensons le travail. " Les carrières sont de moins en moins linéaires, nous changeons de plus en plus souvent d’employeur. À l’avenir, nous devrons travailler plus longtemps, raison pour laquelle nous aurons besoin de possibilités de décompresser de temps à autre, par exemple pour éduquer les enfants. " Selon Bart Buysse, cette nouvelle dynamique demande un travail sur mesure, individualisé. "  Aujourd’hui, notre droit du travail et notre modèle de concertation sociale renferment encore trop de freins et de rigidités. "

Bart Buysse plaide en faveur de l’instauration d’un compte-carrière, un compte individuel avec des droits transférables, financé par le travailleur. " Le travailleur pourra ainsi faire lui-même des choix dont il devra également assumer la responsabilité. Or ceux qui ont plus d’impact sur leur travail restent motivés plus longtemps. "

Happy Life & Long Life

Outre le premier (pensions légales) et le deuxième pilier (assurance-groupe), les troisième (épargne pension fiscalement déductible) et quatrième piliers (épargne individuelle) offrent également de nombreuses possibilités à développer.

« Avec l’allongement de l’espérance de vie, de plus en plus de Belges prennent conscience qu’ils ne pourront plus exclusivement compter sur l’État ou sur leur employeur pour profiter de leurs vieux jours »
Koen Depaemelaere
Head of Life, Savings & Protection chez AXA

" Avec l’allongement de l’espérance de vie, de plus en plus de Belges prennent conscience qu’ils ne pourront plus exclusivement compter sur l’État ou sur leur employeur pour profiter de leurs vieux jours ", explique Koen Depaemelaere, Head of Life, Savings & Protection chez AXA. " Par l’épargne-pension déductible ou l’épargne individuelle, ils essayent de combler l’écart entre le salaire et leurs ambitions après leur départ à la retraite. "

À partir de 2015, AXA mettra sur le marché deux nouveaux produits adaptés aux évolutions de l’espérance de vie et de notre mode de vie. " Nous distinguons deux phases importantes dans la retraite ", explique Koen Depaemelaere. " Jusqu’à 65 ans, la constitution du capital retraite est centrale. Arrive ensuite une période durant laquelle on veut encore profiter activement de ses vieux jours. Le senior veut mettre à profit le temps libre retrouvé, et participer à la vie sociale et culturelle. "

©Dries Luyten

À 65 ans, le capital retraite des premier et deuxième piliers est libéré. AXA propose des solutions pour traduire ce capital en rente mensuelle. Le retraité perçoit un revenu de remplacement qui satisfait à ses besoins et ambitions.

" Happy life est un produit qui répond aux souhaits des jeunes pensionnés, des personnes actives et en bonne santé ", explique Depaemelaere. À partir de 80 ans, AXA propose " Long life ". " Dès cet âge, les maladies de vieillesse et la dépendance font davantage partie du quotidien. Il est alors important de disposer de ressources mensuelles suffisantes pour couvrir les frais médicaux. Long life propose une rente garantie qui est versée jusqu’à la fin de la vie, que vous atteigniez 85, 95 ou 100 ans. "

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