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Maladies du cerveau : des recherches de pointe à l'ULB

Mieux connaître le fonctionnement du cerveau pour, à terme, pouvoir mieux traiter les maladies qui le touchent : c'est le but des recherches de Pierre Vanderhaeghen, professeur à l'ULB, où il dirige l'Institut des Neurosciences. Ces recherches, rendues possibles par la chaire permanente financée par le fonds dédié d'AXA, sont particulièrement importantes dans des sociétés vieillissantes comme les nôtres.

La longévité est une chance, mais les 3éme et 4éme âge sont plus touchés par les maladies neurologiques. Or si l'on peut réparer un foie, un coeur, réparer un organe aussi complexe que le cerveau représente la frontière de la science. Bien vieillir, c'est vieillir en bonne santé. Or, avec l'âge, la fréquence des maladies neurologiques augmente : Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques, etc. Garder notre cerveau en bon état le plus longtemps possible constitue donc un enjeu de santé public majeur. C'est pour cela que la Fondation pour la recherche d'AXA finance les recherches du Professeur Vanderhaeghen et de son équipe. Signe de leur importance, le financement de 3 millions d'euros a été pérennisé à travers une chaire dédiée. Dernière avancée en date de ces travaux ? La création, en laboratoire, d'un “modèle humain” : une boîte de culture de neurones, et plus précisément de cellules nerveuses présentes dans notre cortex cérébral. C'est-à-dire le siège des “fonctions supérieures” de notre cerveau : l'intelligence, la conscience, etc.

Garder notre cerveau en bon état le plus longtemps possible constitue un enjeu de santé public majeur.
Pierre Vanderhaeghen
professeur à l’ULB

Ce sont principalement ces cellules qui s'altèrent en cas de maladie neurodégénérative d'Alzheimer ou lors des accidents vasculaires cérébraux. Il s'agit d'une avancée très prometteuse par rapport aux modèles animaux, les seuls disponibles auparavant. “Lorsque des chercheurs analysent artificiellement certaines maladies neurologiques chez des animaux, ils constatent que des aspects importants de la pathologie n'apparaissent pas, détaille le Profeseur Vanderhaeghen.

Par exemple, pour Alzheimer, les souris ne présentent pas de perte neuronale majeure, ni de perte de connexions, ni de rétrécissement du cerveau, pourtant typiques de la maladie chez l'homme. Si la maladie se manifeste différemment selon les espèces, l'étudier sur des cellules humaines constitue un nouvel outil de choix pour faire progresser nos connaissances.”

La maladie comme une scène de crime

“Dans notre modèle humain, notre travail ressemble à celui des enquêteurs arrivant sur une scène de crime. Pour identifier les coupables, on cherche à reconstituer les événements, à ‘rejouer le film’, en quelque sorte ! En identifiant les causes profondes, on avance vers un futur traitement, car soigner efficacement impose d'attaquer le mal à la racine.” On rêve forcément de greffes de telles cellules neuronales pour “réparer” les cerveaux malades. “Il va encore falloir des années de recherche, prévient le Professeur Vanderhaeghen. Il faut d'abord démontrer que de telles opérations seraient bénéfiques. Les données en laboratoire sont prometteuses, mais reste à voir comment des cellules 'neuves' interagiront avec un cerveau âgé, et déterminer les risques que cela comporte.”

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