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SANTÉ

"Nous devons évoluer de l'art de guérir vers l'art de la santé"

AbbVie, une autre vision de l'innovation

Sous la responsabilité de  Abbvie

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Tineke Van hooland et Thibault Massart, AbbVie © Frank Toussaint

Tineke Van hooland et Thibault Massart, AbbVie © Frank Toussaint

L’an dernier, le géant biopharmaceutique AbbVie a investi plus de 4,2 milliards de dollars en R&D dans le monde. "Cela dit, l’époque où l’innovation dans le secteur s’exprimait exclusivement par le nombre de nouvelles molécules développées est définitivement révolue", souligne Thibault Massart, General Manager pour la Belgique et le Luxembourg. "Bien que l’innovation demeure notre cœur d’activité, elle englobe désormais autant des partenariats avec d’autres entreprises que le dialogue avec les pouvoirs publics et les patients, ou encore la quête d’une utilisation plus efficace des médicaments existants."

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Présente dans le Top 10 des firmes biopharmaceutiques les plus importantes et innovantes au monde, AbbVie, forte de plus de 29.000 collaborateurs, est active sur de nombreux fronts. Une de ses plus grandes forces est de combiner son expertise pharmaceutique à la capacité à innover des biotechnologies. "Notre priorité reste le développement de nouveaux médicaments pour soigner des pathologies pour lesquelles il demeure aujourd’hui un important besoin médical ", résume Thibault Massart.

En 2017, la société AbbVie est principalement active dans quatre grands domaines: l’immunologie, l’oncologie, les neurosciences et la virologie. "Je n’exagère pas lorsque j’affirme que nous jouons depuis des années un rôle de pionnier dans la lutte contre les maladies auto-immunes, telles que la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn et le psoriasis. Les médicaments biologiques ont provoqué une nette accélération des progrès dans l’immunologie, avec un impact très net sur la qualité de vie des patients."

Et Thibault Massart d’illustrer son propos: "Prenez le traitement de la polyarthrite rhumatoïde. Il n’était pas rare qu’un malade se retrouve en fauteuil roulant. Aujourd’hui, plus d’un million de patients souffrant d’une affection inflammatoire immuno-médiée ont vu leur qualité de vie s'améliorer considérablement grâce à l'introduction de traitements biologiques dans lesquels AbbVie joue un rôle de premier plan."

“Ceux qui pensent pouvoir survivre sans innovation ouverte se trompent lourdement.”
Thibault Massart General Manager chez AbbVie

"Dans le domaine de l’immunologie, nous suivons deux pistes", prolonge-t-il. "D’une part, nous avons six molécules totalement nouvelles dans le pipeline; de l’autre, nous investissons avec les molécules existantes dans de nouvelles stratégies de traitement beaucoup plus efficaces. Une belle illustration en est le CALM trial, un essai clinique de phase III pour lequel des résultats ont récemment été publiés dans The Lancet. Les patients reçoivent la même médication mais la stratégie de traitement est différente. Les patients du groupe treat-to-target n’ont pas été traités seulement en fonction de leurs symptômes, mais aussi de paramètres d’inflammation dans le sang et les selles. Le schéma de dosage peut ainsi être optimisé le cas échéant, même si, cliniquement, le patient ne présente pas de symptômes. Après une année, ces patients se portaient nettement mieux qu’avec une stratégie de traitement standard. De plus, cette solution s’avérait également rentable à plus long terme. C’est donc également une innovation."

Leucémie

AbbVie en chiffres 

  • 29.000 collaborateurs dans le monde, dont 8.000 en R&D
  • 180 collaborateurs en Belgique, dont un tiers dans le support scientifique
  • 55 essais cliniques en phases II et III dans notre pays
  • 67% des molécules en phase III de développement disposent de mécanismes d’action totalement neufs
  • Plus de 28 millions de patients dans le monde ont été traités avec des médicaments AbbVie en 2016 

 

Outre les maladies auto-immunes, la lutte contre le cancer est l’une des grandes priorités d’AbbVie, ce qui comporte évidemment plusieurs risques, car ces études sont très coûteuses et ne rencontrent pas toujours le plein succès. Ceci étant, cette approche très innovante est précisément inscrite dans les gènes de l’entreprise. Ses travaux se traduisent aujourd’hui par plus de 200 études cliniques autour de 16 molécules. Certaines d’entre elles ne se trouvent qu’en phase I, d’autres sont beaucoup plus avancées et sont déjà en phase III. " L’entreprise se concentre aussi dans ce domaine, au travers de mécanismes d’action innovants et de nouveaux angles d’attaque médicaux, sur les cancers les plus complexes et les plus difficiles à traiter (leucémies et tumeurs solides), avec des besoins médicaux non couverts à l’heure actuelle", ajoute le Directeur Général d’Abbvie BeLux. "Notre nouvelle médication destinée aux personnes présentant une leucémie lymphoïde chronique offre un nouvel espoir aux patients qui ne réagissaient par exemple pas aux autres traitements. Pour la première fois, il existe une chance de rémission à long terme." Pour ce traitement, l’entreprise a remporté cette année aux États-Unis le prestigieux prix Galien du médicament.

"Un élément non négligeable dans ce domaine est le fait que nous pratiquons de plus en plus l’innovation ouverte. Nous disposons de huit grands centres d’innovation dans le monde. En parallèle, nous avons conclu ces dernières années une série de partenariats avec d’autres entreprises biotechnologiques, dont trois ici, en Belgique. Ceux qui pensent pouvoir survivre sans innovation ouverte se trompent lourdement. Cette approche ouverte est indispensable. C’est pourquoi nous collaborons depuis des années avec des sommités académiques et des universités du monde entier. Cet écosystème étendu constitue précisément l’une de nos principales forces."

Outre l’immunologie et l’oncologie, AbbVie se montre très active dans les neurosciences et la virologie. "Pour la neurologie, pensez aux maladies de Parkinson et d’Alzheimer ainsi qu’à la sclérose en plaques", énumère Thibault Massart. "Autant d’affections particulièrement complexes pour lesquelles il n’existe pas encore de traitement optimal pour certains patients. En virologie, nous avons enregistré de fantastiques progrès dans la lutte contre l’hépatite C. Alors qu’il était très difficile de guérir cette maladie par le passé, et ce, après un traitement long, inconfortable et sans garantie de guérison, c’est désormais possible, dans beaucoup de cas, en huit semaines à peine. À plus long terme, nous espérons même éradiquer complètement cette maladie."

Durabilité

Alors qu’apparaissent des médicaments de plus en plus innovants, à la fois très efficaces mais au coût plus élevé, la soutenabilité financière des soins de santé s’invite dans l’agenda politique. "La question de la soutenabilité du système est particulièrement importante pour une entreprise innovante comme la nôtre", confirme Tineke Van hooland, External Affairs Director. "Les médications améliorées transforment un nombre croissant de maladies en affections chroniques, auxquelles s’ajoute le vieillissement de la population."

Pour que le système soit durable, "il faut développer une sorte de politique à trois voies", affirme t-elle. "Dans un premier temps, il s’agit d’investir davantage dans la prévention. Ensuite, nous voulons impliquer très étroitement le patient dans ses propres soins, afin qu’il puisse mener une vie la plus normale possible le plus longtemps possible. Last but not least, nous devons également traiter aussi longtemps que possible le patient à son domicile, par exemple grâce à une meilleure médication combinée à l’utilisation intelligente des données et des nouvelles technologies numériques."

"Cela peut donner lieu à des économies – en ce sens, l’innovation continue est presque devenue une condition sine qua non d’une soutenabilité accrue des soins de santé. Voici un exemple concret: grâce aux nouveaux traitements contre l’hépatite C, la plupart des patients peuvent être déclarés guéris après un traitement de huit semaines à peine. Or, jusqu’il y a peu, l’hépatite C était une maladie chronique, qui pouvait entraîner des complications à vie (de la cirrhose au cancer du foie). L’innovation médicale offre donc un important retour sur investissement à plus long terme et ce, à la fois pour l’État, la société et le patient. C’est donc une opération gagnante pour tout le monde."

"Pour continuer à le faire, nous devons rechercher constamment de nouvelles innovations", conclut Thibault Massart. "Dans ce cadre, nous souhaitons nouer un dialogue encore plus intense avec toutes les parties prenantes, des patients aux fédérations de médecins en passant par les pouvoirs publics. Il ne s’agit plus uniquement de traiter des maladies, loin de là: nous devons évoluer peu à peu de l’art de guérir vers l’art de la santé."

AbbVie SA/NV-BEABV170516-dec2017

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