Logo
Echo Connect offre aux organisations l'accès au réseau de L'Echo. Le partenaire impliqué est responsable du contenu.

Nyrstar nourrit des bactéries avec de l'alcool pour purifier l'eau

Henk Leendertse, General Manager de Nyrstar Budel

À Budel, sur le site néerlandais de Nyrstar, à un jet de pierre de la frontière belge, les eaux résiduaires sont purifiées selon une méthode très particulière: à l’aide d’alcool fourni par la Croix-Rouge. “Nous sommes l’une des rares entreprises à pouvoir utiliser ce produit résiduel dans de telles quantités”, confie Henk Leendertse, General Manager de Nyrstar Budel.

“La méthode biologique que nous appliquons pour purifier l’eau est unique au monde”, assure Henk Leendertse. “Pour simplifier, nous utilisons des bactéries pour purifier une nappe phréatique – polluée depuis de nombreuses années – et en faire un produit qui puisse intervenir dans notre processus de production. Ces bactéries doivent, comme vous et moi, se nourrir. Elles adorent notamment l’éthanol. Mais cet alcool – je parle d’ici de l’alcool que nous trouvons dans les bouteilles de whisky – coûte cher.”

Nyrstar s’est donc mis en quête d’une solution plus abordable. “Voici une vingtaine d’années, nous avons commencé à chercher des produits réutilisables susceptibles de nourrir ces bactéries et nous sommes tombés sur l’alcool résiduel de la Croix-Rouge. Cet alcool est libéré dans le cadre de ses activités de collecte de sang et ne peut être exploité dans la chaîne alimentaire. Il est commercialisé par la Croix-Rouge et nous sommes l’un des rares acheteurs à pouvoir l’utiliser en grande quantité.” 

1,25 million de litres d’alcool

Les statistiques sont impressionnantes: Nyrstar Budel emploie chaque année environ 1,25 million de litres d’alcool de la Croix-Rouge, ce qui permet de purifier 2 millions de m3 (2 milliards de litres) d’eau résiduaire dans une installation d’épuration biologique de l’eau.

Lorsqu’elles ont mangé, les bactéries se mettent au travail: elles transforment les contaminants en un produit résiduel que nous pouvons réexploiter au début de notre processus de production.
Henk Leendertse
General Manager de Nyrstar Budel

“Nous disposons d’un grand réservoir dans lequel nous stockons l’alcool”, continue Henk Leendertse. “Il s’agit de notre réserve de nourriture pour les bactéries. Lorsqu’elles ont mangé, elles se mettent au travail: elles transforment les contaminants en un produit résiduel que nous pouvons réexploiter au début de notre processus de production.”

Avenir durable

Nyrstar met cette technique en pratique depuis 1992 mais dispose également d’autres moyens pour purifier l’eau. “Les bactéries que nous utilisons pour purifier les eaux résiduaires de nos procédés industriels se nourrissent d’hydrogène que nous produisons spécialement à partir de gaz naturel. Cela impose des exigences particulières à une partie de l’installation, mais constitue une source de nourriture comparable et disponible dans des quantités plus importantes que l’alcool de la Croix-Rouge.”

Comment faire encore mieux? La question se pose en permanence dans le travail de Henk Leendertse. “La durabilité joue ici un rôle majeur. Nous devons exploiter nos matières premières de façon aussi responsable que possible, réduire au maximum nos émissions de gaz à effet de serre et notre empreinte écologique. Ce sont des questions cruciales, car en fin de compte, il s’agit de notre avenir à tous.”

Lire également

Logo
Echo Connect offre aux organisations l'accès au réseau de L'Echo. Le partenaire impliqué est responsable du contenu.