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La Bourse, partie intégrante d'une bonne gestion de patrimoine

Jacques Berghmans ©x

La gestion passive, consistant à suivre la composition des indices boursiers en croisant les doigts pour qu'ils augmentent : très peu pour eux. Jacques Berghmans et Hubert d'Ansembourg, fondateurs et dirigeants de TreeTop Asset Management, préfèrent les stratégies dynamiques, qui leur permettent d'exercer leur esprit critique. Ils se décrivent comme des " stock pickers " : c'est leur analyse rigoureuse des marchés à l'échelle mondiale qui les guide vers les sociétés cotées à plus fort potentiel. Infatigables avocats d'un investissement en Bourse réfléchi et libéré du court-termisme, ils organisent fréquemment des conférences pour diffuser cette " bonne parole " financière. Voici quelques éléments sur les clés de leur succès.

On s'imagine souvent que la gestion de patrimoine est réservée aux grandes fortunes. Qui confie son argent à TreeTop Asset Management ?

Hubert d'Ansembourg : Pour nous, une gestion d'actifs performante doit être accessible au plus grand nombre. C’est pour cela que nous sommes désireux d’offrir notre gestion au grand public, à partir de 250 €, grâce à une collaboration avec Keytrade Bank. Quant à notre clientèle propre, elle représente 50 % de nos actifs sous gestion. Pour ce qui est de la banque privée, c'est-à-dire une gestion entièrement personnalisée, le ticket d'entrée s'élève à 250.000 euros.

La Bourse fait encore peur, elle est perçue comme un placement risqué, sans aucune garantie. Comment abordez-vous ce problème avec vos clients ?

Jacques Berghmans : Nous vivons dans un monde de risques, il est impossible de se prémunir contre tout. Garantir les performances impliquerait de souscrire des assurances qui feraient baisser sensiblement nos performances. Nous préférons faire choisir au client son profil de risque : risque faible, avec maximum 30 % d'actions ; risque moyen, jusqu'à 60 % d'actions ; risque élevé, avec 100 % d'actions. Et il existe, bien sûr, des classes intermédiaires. J'ajoute que la notion de risque est très subjective, et, en matière de placement, elle ne devrait aveugler personne. Nous le martelons à chaque fois que nous intervenons dans des colloques et des conférences : le vrai risque, ce n'est pas la volatilité. Il faut se fixer un horizon de 3, 5 ou 10 ans et ne pas paniquer en période de turbulences. Cela implique de maîtriser ses peurs, de connaître son propre fonctionnement psychologique ! Et de garder à l'esprit que sur le moyen terme, et encore plus sur le long terme, les actions constituent le meilleur placement qui soit. Une passionnante étude de février 2012, menée par la London Business School sur plus d'un siècle, l'a démontré.

H.A. : D'ailleurs, en ce qui concerne les obligations, on assiste à un renversement de tendance insidieux : sur les 30 dernières années, on n'encaissait pas de perte de pouvoir d'achat en investissant dans les obligations, mais aujourd'hui, avec des taux de 1,5 % à 10 ans, les obligations deviennent un actif risqué. Je m'explique : le rendement réel des bonnes obligations est devenu quasi nul ; si les taux remontent – ce qui se produira forcément tôt ou tard – ou si l'inflation repart, ce sera encore pire. Certes, il n'y aura pas de crash obligataire, mais dans les 15 ans à venir, les investisseurs qui feront bien leurs calculs verront que leurs obligations ont perdu 50 % de leur valeur réelle.

Je précise que nous ne faisons pas de prédiction macro-économique, à l'instar de l'un de nos modèles, Warren Buffett. Nous sommes des " stock pickers " : nos profits proviennent de la pertinence de nos choix plutôt que de l'anticipation macro-économique. Même si nous sommes, bien évidemment, attentifs à l'environnement macro-économique.

Quelques exemples de ces firmes sur lesquelles vous misez beaucoup ?

J.B. : Un secteur appelé à décoller, à notre avis, est celui des " convenience stores " américains. Ce type de magasins est très présent dans les stations-service indépendantes. La société québécoise Alimentation Couche-Tard est en train de racheter nombre de ces magasins, en généralisant sa méthode de travail, avec des perspectives prometteuses. Idem pour les paiements électroniques et les cartes de fidélité (les données récoltées constituent un trésor pour le marketing), avec la firme Alliance Data Systems. Enfin, les centres d'affaires nous semblent correspondre à un besoin en pleine expansion ; là, le leader mondial, Regus, a tiré profit de la crise pour augmenter ses capacités et surfer au mieux sur la reprise mondiale. Plus largement, l'explosion de la classe moyenne dans le monde devrait bénéficier à des constructeurs comme Hyundai, et Tata Motors pour le haut de gamme.

Vous opérez donc une sélection à l'échelle mondiale. Cela signifie-t-il que vous investissez dans  toutes les zones à fort potentiel ?

J.B. : Non, nous investissons en Europe, en Asie et dans les Amériques. Car nos critères stratégiques sont très stricts. D'abord, il nous faut des marchés boursiers suffisamment importants, et principalement des sociétés dont la capitalisation est supérieure à 1 milliard de dollars – on en compte environ 3.000 dans le monde. Celles-ci représentent 95% de la valeur totale des bourses mondiales. Nous sommes très regardants sur toutes les conditions de taille critique, de liquidité, ainsi que sur la bonne gouvernance. Nous n'allons pas là où les taux de corruption sont encore élevés, car cela ôte toute confiance dans les bilans des sociétés et dans la marche des affaires. Actuellement, l'Afrique ne réunit pas encore les conditions suffisantes pour que nous y investissions : la seule bourse d'importance est celle de Johannesburg, très centrée sur les matières premières, dans lesquelles nous n’investissons plus actuellement. Idem en Russie : à nos yeux, le pays ne présente pas suffisamment de garanties en matière de transparence. Dans les trois zones où nous plaçons des fonds, nous respectons un critère de répartition : aucune zone ne représente plus de 50 %.

Justement, misez-vous beaucoup sur l'Europe, malgré la crise ?

H.A. : Cela vous surprendra peut-être, mais nous sommes assez confiants pour l'Europe. Même si ses marchés sont en retard par rapport à ceux des Etats-Unis, des sociétés et des secteurs européens nous paraissent très prometteurs. Si on compare la répartition géographique actuelle des actifs que nous gérons par rapport à celle de 2012, on observe que la part des pays émergents a diminué de 50 % à 35 %, alors que la part respective des Etats-Unis et de l'Europe augmentait. Cela concerne particulièrement l'Allemagne. En Belgique, nous ne disposons que d'un investissement, pour des raisons de taille critique.

Vous n'avez pas joué l'attentisme pendant la crise, optant plutôt pour une gestion " agressive "...

J.B. : Oui, et c'est le meilleur moyen de " se refaire une santé " en pareilles circonstances. C'est au cœur de notre identité. Notre profil peut être qualifié de " dynamique ". En fait, 2008 a été l'une des rares années où le rendement de notre gestion a baissé autant que les indices. Il faut dire que tout s'est effondré. Actions, obligations convertibles, tout s’est écroulé suite à une crise d’une ampleur exceptionnelle. Les obligations des pays émergents ont été particulièrement dépréciées. Ensuite, nous nous sommes redressés beaucoup plus vite que les marchés, car nos valeurs, de qualité, gardaient leur potentiel de croissance. De plus, pendant la crise, nous avons acquis des obligations convertibles donnant des rendements de 15 %, et des actions très dépréciées dont la valeur peut doubler, voire tripler à un horizon de 5 à 7 ans. Donc, nous avons amélioré notre portefeuille en tirant le meilleur parti des décotes.

H.A. : A l'inverse, les investisseurs qui ont eu peur et ont retiré leurs fonds ont essuyé de lourdes pertes. Là encore, les institutionnels ont peut-être réagi trop rapidement – sans doute parce qu'ils doivent rendre des comptes à échéances régulières, ils sont particulièrement allergiques à la volatilité. Cela tend à les tétaniser et à leur faire adopter un comportement court-termiste. Or, en matière de gestion, c'est un piège ! Chez TreeTop, nous avons eu quelques demandes de remboursement, que nous n'avons eu aucune difficulté à honorer. Mais nos clients particuliers nous ont fait confiance, surtout les plus anciens.

Les convertibles, ces obligations convertibles en actions, occupent une part importante de votre portefeuille. Pourquoi ce choix ?

JB : Les convertibles ont toujours été au centre de notre stratégie de gestion depuis 1988.  Nous aimons ce mélange entre partie obligataire et action, qui permet de bénéficier de la plus-value de l'action et du frein à la baisse du plancher obligataire : la mise sera remboursée à un moment convenu. Il s'agit d'un produit asymétrique : potentiel de croissance théoriquement important, alors que son risque de chute est limité. C'est bien sûr ce potentiel, dit de " stop-loss ", qui nous séduit. Aujourd'hui, pour des questions de liquidité de marché, nous investissons aussi beaucoup dans des convertibles synthétiques, décomposées en deux parties. On achète du revenu fixe, et la petite partie correspondant à l'action est acquise sous forme d'option – concrètement, des warrants à 2 ou 3 ans. Les convertibles ne représentent que 1 % du marché boursier ; l'utilisation de warrants permet d'investir dans des sociétés qui n'ont pas émis de convertibles – ou des convertibles peu intéressants. Dans les pays émergents, où les marchés sont plus volatils et la liquidité des convertibles pas toujours optimale, c'est particulièrement avantageux. Au total, le fait de recourir aux synthétiques multiplie notre univers d'investissement par 100.

HA : Nous investissons dans des warrants dont le cours est élevé (15 % à 20 % au-dessus du cours des actions), afin de bénéficier d'un effet de levier. La partie convertible sera essentiellement jouée à partir des warrants. Autre avantage, la taxation : il peut arriver qu’un investissement dans une convertible soit structuré de façon à déclencher un impôt sur la plus-value et pas uniquement sur les intérêts. Si l'on scinde partie obligataire et partie optionnelle, cet optionnel n'est pas taxable. Or, c'est là que se fera l'essentiel de la plus-value. Si l'action augmente fortement, on peut transformer en action soit la convertible, soit le warrant. Cela dit, en règle générale dans ce type de stratégie, on n'investit pas plus de 30 % directement en actions. Nous essayons toujours d'équilibrer nos investissements.

Disclaimer :

Ce document est un document promotionnel, établi et distribué par TreeTop Asset Management Belgium. Il ne constitue en rien une offre ou une proposition d'achat pour un quelconque produit ou service financier. L’information relative aux instruments financiers ne constitue en aucun cas du conseil en investissement ni de la recherche en investissement. Ce document n’a pas vocation à communiquer une description complète du produit ou service qui y est repris. Des informations complémentaires, en particulier sur les risques liés aux instruments financiers, sont accessibles sur notre site internet www.treetopam.com

TreeTop Asset Management Belgium S.A., société de gestion de portefeuille et de conseil en investissement, apporte le plus grand soin dans l'élaboration de ces documents. Toutefois, des erreurs ou omissions ne peuvent pas être exclues à priori. TreeTop Asset Management Belgium S.A. ne peut être tenu responsable de dommages directs ou indirects résultant de l'utilisation du présent document.

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