analyse

Au croisement de l'entreprise et du secteur social

A l’OTL, des jeunes se préparent à retrouver un emploi dans le circuit traditionnel du travail.

Réintégrer dans la société les personnes souffrant de lésions cérébrales non congénitales: la femme d’affaires Annemie Schuermans en a fait l’œuvre de sa vie.

Les patients souffrant de lésions cérébrales non congénitales le savent, tout comme leurs familles: si l’accompagnement médical se déroule relativement bien, la réintégration dans la société est moins évidente. En 2004, Annie Schuermans fonde Open Therapeuticum Leuven (OTL), forte de l’expérience vécue avec son fils qui a dû tout réapprendre, suite à un accident de la route ayant entraîné huit semaines de coma.

Nous aidons celles et ceux qui souhaitent se réintégrer dans la société, y compris sur le plan économique, quel que soit leur passif sur le plan médical.
Annemie Schuermans
Open Therapeuticum Leuven (OTL)
Annemie Schuermans,

 

"Ce que nous faisons ici dépasse largement les soins traditionnels prévus", indique-t-elle. "Les institutions donnent sans aucun doute les soins médicaux appropriés à ces personnes. Mais la plupart d’entre elles ont des besoins additionnels à court ou long termes. Résultat: elles sont souvent renvoyées d’une institution à l’autre, et doivent à chaque fois y reprendre le processus à zéro. Avec OTL, nous tentons à apporter une réponse globale à l’ensemble de leurs besoins."

Réintégration

"Nous collaborons avec de nombreux services et institutions, de l’aide familiale aux soins à domicile en passant par les écoles et les avocats. L’an dernier, notre organisation a aidé 130 personnes. Nous combinons le volet économique et les aspects sociaux de la phase de réintégration, afin que les gens qui ont dépassé le stade des soins purement physiques ne doivent pas constamment changer d’institution."

"Les patients qui ont résolu leurs problèmes médicaux peuvent avoir envie de reprendre des études ou leur travail, de vivre une vie normale. Nous aidons celles et ceux qui souhaitent se réintégrer dans la société, y compris sur le plan économique, quel que soit leur passif sur le plan médical."

Se rapprocher des entreprises

"Si la Belgique offre des soins d’excellente qualité, elle peut encore s’améliorer sur le plan organisationnel", estime Annemie Schuermans. "C’est là qu’interviennent notre fondation. Nos 12 collaborateurs fixes et nos dizaines de bénévoles fournissent un travail fantastique."

OTL bénéficie certes de subsides, mais vit essentiellement des dons des entreprises et des particuliers. Annemie Schuermans défend ce modèle: "L’un des objectifs de notre fondation est de rapprocher le secteur social et le monde des entreprises. À mes yeux, l’idée selon laquelle nous pouvons jouer un rôle complémentaire à celui des pouvoirs publics est pleinement d’actualité."

A l’OTL, des jeunes se préparent à retrouver un emploi dans le circuit traditionnel du travail.

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