reportage

Une nouvelle initiative pour soutenir notre patrimoine historique et culturel

Professeur Périer-D’Ieteren considère cette initiative philanthropique comme une belle façon de mettre un point d’orgue à sa carrière. ©DOC

Catheline Périer-D’Ieteren, professeur d’histoire de l’art à l’ULB, crée une fondation familiale notamment pour répondre aux importants besoins financiers du secteur, plus particulièrement dans le domaine de la recherche.

“Ces dernières années, j’ai pu mettre mes connaissances scientifiques gracieusement à la disposition de grands projets de restauration en Belgique et à l’étranger”, confie le professeur Catheline Périer-D’Ieteren. “Tout au long de ma carrière, j’ai pu constater le manque de moyens, tant pour la formation de personnes talentueuses que pour la réalisation de projets de restauration et de préservation de notre patrimoine historique et culturel. Les pouvoirs publics accordent trop peu d’importance à ces projets, en particulier en Europe. J’ai estimé que cette problématique représentait un beau défi en fin de carrière.”

Restauration d’oeuvres d’art

Le professeur Périer-D’Ieteren met ainsi la dernière main à son projet philanthropique auquel sera associée la Fondation Roi Baudouin etl’ULB. “Nous y organiserons un séminaire où des professeurs et spécialistes étrangers en histoire de l’art et conservation-restauration viendront approfondir certains thèmes relatifs à l’histoire de la peinture en Europe. Nous avons par ailleurs prévu un budget pour des recherches postuniversitaires en histoire de l’art et restauration du patrimoine, pour les doctorants belges ou étrangers étudiant chez nous. Et nous comptons financer aussi des étudiants belges qui, dans le cadre d’un doctorat, souhaitent se lancer dans des recherches mais n’en ont pas les moyens.”

Livres d’art

“Enfin, nous financerons la publication de thèses remarquables dans le domaine de l’histoire de l’art. Pour transformer une thèse – aussi intéressante soit-elle – en livre d’art, avec de nombreux dessins et photos, il faut disposer de soutiens.Par ailleurs, s’il est possible de trouver du financement pour les projets de restauration, il est bien plus difficile d’obtenir de l’aide pour les études préalables aux traitements. Notre fondation compte également jouer un rôle dans ce domaine.”

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