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"Le NextGen District vise la pollinisation croisée d'entreprises dédiées à l'économie circulaire"

Jelle Dierckx, Manager Invest & Development Port of Antwerp

Port of Antwerp transforme l’ancien site de General Motors au cœur de la zone portuaire en NextGen District, un hotspot dédié à l’économie circulaire. Une deuxième adjudication vient d’être lancée pour les entreprises qui souhaitent s’y installer. “Tous les acteurs – petits et grands – de l’industrie des processus et de la fabrication circulaires sont les bienvenus.”

Le NextGen District mise sur les entreprises innovantes de toutes tailles. Les start-up auront l’opportunité de développer des concepts circulaires et de démontrer leur efficacité, tandis que les grands groupes chimiques et industriels y trouveront un habitat idéal pour leurs modèles opérationnels durables. “Le lieu est idéal pour les entreprises engagées dans l’économie circulaire”, assure Jelle Dierckx qui, en tant que Manager Invest & Development de Port of Antwerp, est impliqué de près dans le développement de ce parc industriel d’un nouveau genre.

'En se focalisant sur la circularité et la transition énergétique, Port of Antwerp souhaite inspirer d’autres entreprises et les encourager à suivre son exemple.'
Jelle Dierckx
Manager Invest & Development de Port of Antwerp

Situation idéale

“Le District se situe à proximité du plus grand cluster chimique d’Europe, avec des entreprises comme BASF, Total, Bayer, Exxon et Ineos, ce qui ouvre de nombreuses possibilités dans le domaine de l’économie circulaire”, pointe Jelle Dierckx. Par exemple, les entreprises du NextGen District peuvent intégrer les flux résiduels comme la vapeur, l’eau, la chaleur et les produits chimiques de ces grandes entreprises au sein de processus circulaires. Une situation gagnant-gagnant pour toutes les parties concernées. Les producteurs peuvent se débarrasser d’une partie de leurs résidus et ne doivent pas les éliminer eux-mêmes.

De leur côté, les entreprises du NextGen District n’ont plus besoin de transports longs et coûteux pour acheminer ces flux résiduels. Il est également possible de les convertir, après un recyclage mécanique ou chimique, en produits chimiques de base pouvant ensuite être réutilisés par les entreprises chimiques présentes dans le port. “En réduisant efficacement les activités circulaires au niveau de la molécule, ce cycle peut se répéter indéfiniment. Les produits se voient ainsi offrir une deuxième, une troisième, voire une quatrième vie.”

Premiers candidats

Port of Antwerp a communiqué le nom des premiers candidats à l’obtention d’une concession au sein du NextGen District. Chacun d’entre eux est un game changer au sein de l’économie circulaire.

Novali
Cette entreprise développe et produit des batteries au lithium de nouvelle génération, destinées à l’industrie automobile et au stockage d’énergie stationnaire. 

Biondoil
Cette pionnière en matière de développement de biocarburants et produits biochimiques souhaite installer une raffinerie circulaire sur le site. 

Laupat Industries
Elle transforme des pneus usagés en nouvelles matières premières brutes comme l’huile de pyrolyse, l’acier et l’hydrogène. Un processus neutre en carbone et en énergie.

Triple Helix’ Molecules as a Service (THX MaaS)
Dans son usine-pilote SurePure, cet acteur compte transformer en polyols les mousses de polyuréthane et les barquettes en PET.

Atouts en matière de transport

L'approvisionnement et l'évacuation peuvent être réalisés vers et depuis le NextGen District par le biais de divers flux de transport. “C’est possible via les réseaux de canalisations, la route et bien sûr l’eau”, poursuit Jelle Dierckx. Afin que le site soit aussi durable que possible, des recherches sont actuellement menées pour savoir quels services et équipements peuvent être organisés collectivement. “De façon générale, les entreprises qui se focalisent sur les processus et modèles circulaires, le recyclage, la durabilité, la transition énergétique et la réduction des émissions de CO2 sont les bienvenues dans ce parc d’activités innovantes.”

Évolutivité

Port of Antwerp a bien compris que ces entreprises spécialisées utilisaient souvent de nouvelles technologies en plein développement. “Les entreprises engagées dans une démarche circulaire n’ont pas immédiatement besoin de surfaces importantes, c’est pourquoi nous avons divisé le District en trois zones”, précise Jelle Dierckx. La zone DEMO offre un espace aux start-up qui travaillent encore sur des innovations et souhaitent réaliser des preuves de concept. La zone PARK accueillera les scale-up qui exigent davantage d’espace. Et la zone LOTS offrira des surfaces plus vastes aux acteurs industriels. “Les entreprises ont par ailleurs la possibilité et bénéficient de l’espace nécessaire pour se développer et passer à la vitesse supérieure”, poursuit Jelle Dierckx. “Une entreprise en croissance qui aura besoin d’espace supplémentaire après quelque temps pourra l’obtenir. Sur ce plan aussi, nous avons adopté une vision de long terme.”

Il reste de la place

Après un premier tour de table plus tôt cette année, Port of Antwerp a annoncé quatre candidats à une concession dans le NextGen District (lire l’encadré). Un deuxième tour de consultation du marché est en cours. “Il reste de la place pour d’autres entreprises”, souligne Jelle Dierckx. Le NextGen District souhaite devenir un cluster d’entreprises engagées dans la circularité, avec pour ambition de développer, tester et commercialiser des innovations durables.

“Ce projet devrait renforcer la zone portuaire”, conclut Jelle Dierckx. Le NextGen District contribuera à la croissance durable du port et devrait créer des centaines de nouveaux emplois et de partenariats d’économie circulaire. “Nous le voyons comme un signal fort: en se focalisant sur la circularité, Port of Antwerp souhaite inspirer d’autres entreprises et les encourager à suivre son exemple.”

Le NextGen District en chiffres

88 hectares
= superficie totale du domaine, soit l’équivalent de 130 terrains de football. 

± 372.000 tonnes
= la quantité de matériaux éliminés après la démolition des bâtiments et des installations de General Motors. 

80%
= la proportion de matériaux à amener et à enlever pour la préparation du site. Ces matériaux ont nécessité le recours à 400 navires, ce qui a permis d’éviter 86.000 trajets en camion. 

250 m²
= la taille du bassin tampon dans lequel les eaux souterraines pompées ont été stockées durant les travaux pour être ensuite réutilisées. 

397 jours
= le temps nécessaire pour démolir le site de General Motors et le convertir en vue de sa réutilisation.

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