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Une mosaïque de technologies, de processus et de compétences

©Shutterstock

La Commission européenne investit massivement dans la transformation numérique des États membres. Mais comment se déroule sa propre trajectoire en la matière?

L'Europe travaille d'arrache-pied à la transformation numérique des services publics et des administrations du Vieux Continent. Cette étape, essentielle pour la fourniture de services aux entreprises et aux citoyens, est l'épine dorsale d'une économie qui fonctionne bien. Mais les institutions européennes sont elles-mêmes engagées dans un parcours de transformation numérique.

“Dans son discours d'investiture, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a affiché de hautes ambitions”, déclare Carolin Möller chez Salesforce. “Elle veut mener à bien la digitalisation complète de la Commission grâce à de nouvelles méthodes numériques.” Son objectif? Rendre la Commission européenne plus agile, plus flexible et plus transparente.

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Budget informatique

La structure de la Commission se caractérise par la décentralisation des compétences, avec, à la clé, des retombées considérables sur la stratégie numérique. Ainsi, quasiment chaque direction générale de la Commission dispose de son propre service informatique, fort d’un contrôle budgétaire indépendant. Les directions générales décident elles-mêmes de l'externalisation de leur budget à la DIGIT, la direction générale de l'informatique. Celle-ci est responsable des services et solutions numériques pour les institutions européennes.

La DIGIT et les services informatiques des directions générales forment ensemble un écosystème unique qui favorise la transformation numérique de la Commission. “Ceci étant dit, cet arrangement institutionnel complexe conduit à la dispersion des compétences et entrave la transformation numérique collective”, nuance Carolin Möller.

Certains projets portaient sur la réorganisation de la gouvernance informatique au niveau institutionnel. Dans la mesure du possible, par exemple, l’idée était de réutiliser les applications existantes plutôt que de les reconstruire. “Ces projets n'ont connu qu'un succès mitigé”, souligne Carolin Möller. “La dispersion du budget IT et de la gestion informatique entraîne une duplication des tâches. Il n'existe pas d'approche uniforme. Ce qui se traduit par des inefficacités en termes de coûts, une visibilité limitée, une collaboration sous-optimale et par des initiatives et une mise en œuvre de politique isolées.”

Covid-19

L'ECDS, l'ambitieuse stratégie numérique de la Commission européenne, a été profondément perturbée par la pandémie de Covid-19 ces deux dernières années. “Avec, pour résultat, un nouvel accent placé sur les éléments fondamentaux de la transformation numérique”, éclaire Carolin Möller. “On a surtout œuvré à une infrastructure sécurisée pour le travail à distance. Les ambitions plus novatrices de l'ECDS ont été mises en veilleuse durant les deux années qui viennent de s’écouler.” En revanche, le coronavirus a accéléré le processus de numérisation, puisqu'une base solide a enfin pu être posée.

Avec la crise sanitaire, les ambitions les plus novatrices de la Com-mission ont dû être mises en veilleuse ces deux dernières années.

Carolin Möller
Salesforce

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“Les investissements dans les équipements, la sécurité informatique et l'infrastructure numérique constituent un tremplin vers une transformation numérique accélérée”, reprend Carolin Möller. “Mais quel est le prochain point à l'ordre du jour? Avant tout, nous devons plancher sur la transition complète vers un modèle de prestation numérique, où les utilisateurs d'une plateforme utilisent diverses fonctionnalités et consultent des sources de données via une interface unique.”

Mosaïque

Bien que les missions et les résultats diffèrent considérablement, les éléments constitutifs des besoins en matière de numérisation au sein de la Commission sont très similaires. “Par le passé, les solutions logicielles étaient mises en place à la fois de manière centralisée et locale, ce qui a conduit à une mosaïque de technologies, de processus et de compétences”, rappelle Carolin Möller. “Avec pour conséquences une complexité croissante et un frein à l'innovation. Après la rationalisation des processus, la rationalisation des solutions sera le plus grand défi des institutions européennes dans les années à venir.”

Cette situation nécessite un leadership clair et une collaboration accrue. En outre, un changement de mentalité technologique s'impose, avec une évolution vers des plateformes réutilisables et des logiciels en tant que service. “Les capacités requises peuvent être couvertes par une approche multiplateforme”, estime Carolin Möller. “Les plateformes sont désormais faciles à mettre en œuvre, à adapter et à configurer. Elles offrent un large éventail de capacités et de technologies, bénéficient des dernières avancées technologiques et présentent des normes de cybersécurité très élevées.”

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