La grande majorité des PME souhaitent conserver leurs travailleurs âgés,… mais pas encore en recruter

Une grande majorité des PME belges (87%) sont disposées à conserver leurs travailleurs âgés de 50 à 65 ans, révèle une enquête de SD Worx. " Les PME attribuent de nombreuses qualités à leurs collaborateurs plus âgés ", constate Johan Van Duyse, conseiller stratégique chez SD Worx.

Cette volonté de conserver les collaborateurs âgés est en total contraste avec la réalité de 2011. Moins de 8% des PME qui ont recruté l’an dernier ont effectivement engagé des travailleurs de plus de 50 ans. " C’est exact ", reconnait Johan Van Duyse. " On préfère ce que l’on connaît. On sait très bien ce que peut offrir le fidèle collaborateur que l’on connaît parfaitement. Et la moitié des dirigeants d’entreprises associent leur disposition à conserver leurs travailleurs plus âgés à certaines conditions.

Par ordre d’importance : ils doivent être motivés, rester en bonne santé et pouvoir tenir le rythme. Un projet pilote chez BMW, où une ligne d’assemblage a été entièrement confiée à des travailleurs plus âgés, a entraîné une augmentation de la productivité de 7% et une marge d’erreur nulle après une amélioration des conditions de travail. Les travailleurs âgés peuvent parfaitement atteindre le même rendement que leurs collègues plus jeunes. Les PME apprécient d’ailleurs leur attitude et leur expérience. " Mais recruter effectivement un collaborateur plus âgé est une autre paire de manches. " Pourtant, les PME feraient une bonne affaire en recrutant des seniors supplémentaires.

Plus fidèles et nécessaires

Par exemple, celles qui donnent une chance à une personne de 57 ans sont assurées de la garder pendant huit précieuses années. L’enquête sur l’engagement révèle en effet que les travailleurs plus âgés sont plus loyaux. Un travailleur de moins de 30 ans change beaucoup plus rapidement de job qu’un quinquagénaire. Et les départs des salariés âgés accroissent rapidement le déficit structurel de main-d’oeuvre. Les entreprises n’auront bientôt plus le choix. Elles ne pourront pas continuer à concentrer leur recrutement uniquement sur les jeunes. "

Les défis de pme en matière de RH

En ces temps de changements incessants, toute PME doit travailler à une politique de ressources humaines professionnelle. " Et la gestion du talent jouera un rôle crucial dans ce cadre ", explique Nathalie Vercauteren, HR Consultant chez SD Worx. " Attirer, exploiter, développer et conserver le talent constitue un défi majeur. Aux entrepreneurs de développer une structure leur permettant de le relever. " " Une bonne politique de formation, un coaching poussé, mais aussi une politique salariale structurée constituent autant de facteurs décisifs. Aujourd’hui, les salariés sont très ouverts concernant leur rémunération. Les inégalités salariales nourrissent le sentiment d’injustice et sont source de frictions en entreprise. "

" Une bonne communication est également essentielle ", poursuit Vercauteren. " Surtout dans les PME en croissance, on a parfois tendance à négliger cet aspect. On peut par exemple résoudre ce problème en intégrant une structure de concertation. Le chef d’entreprise doit également porter l’attention nécessaire à la croissance de ses activités. Il doit se concentrer sur l'expansion de son entreprise, au lieu de se focaliser sur l’aspect opérationnel. En outre, il doit être étroitement impliqué dans la gestion financière de son entreprise. Une tâche qu’il délègue encore trop souvent au comptable. " Vercauteren plaide également en faveur de la création d’un conseil consultatif. " Un tel groupe de spécialistes externes apporte souvent de nouvelles idées et de nouvelles approches ", explique-t-il. " Les grosses PME, en particulier, en tireront profit. Un tel conseil élargira leur vision et leur permettra de développer leurs réseaux. "

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