Un plan de qualité et un objectif adéquat renforcent l'implication

Le large éventail d’objectifs que les entreprises et collaborateurs peuvent se fixer constitue l’un des grands avantages des plans bonus établis dans le cadre de la CCT 90. Mais l’objectif choisi doit rester crédible. Le cas échéant, le plan bonus renforce l’implication de tous les travailleurs.

L’entreprise ne doit verser le bonus que si l’objectif du plan est atteint collectivement. Cette caractéristique des plans bonus est bien entendu un avantage pour l’entreprise. D’autant qu’elle favorise également la cohésion. Un exemple ? Je me souviens d’un call-center où travaillait une personne appréciée, mais qui se montrait parfois un peu rude. Or l’objectif du plan bonus était d’accroître la satisfaction des clients. Ses collègues l’ont immédiatement rappelé à l’ordre concernant son comportement, parce qu’il pouvait mettre en péril le bonus de tout le monde", explique Denis Dumont de Chassart.

"Un plan bonus accroît l’implication des collaborateurs "Les objectifs peuvent être les plus variés. "Augmentation du chiffre d’affaires d’un pourcentage donné, baisse des charges énergétiques dans l’entreprise…", explique Denis Dumont de Chassart. "L’entreprise doit cependant veiller à ce que l’objectif soit collectif, puisse être mesuré de manière objective, soit transparent et clair. Sa réalisation ne doit pas non plus être garantie. Fixer un objectif de 100 millions de chiffres d’affaires pour une entreprise qui a enregistré un chiffre d’affaires de 1 million d’euros l’année précédente est hors de question.

En revanche, il est parfaitement possible de considérer comme objectif 90% du chiffre d’affaires de l’année précédente à un moment où l’un des trois collaborateurs est passé chez un concurrent direct, par exemple. Dans ce cas, ces 90% constituent un défi. Vous pouvez donc intégrer les effets de la crise dans la définition d’un objectif réaliste et crédible."

Accompagnement

Parfois, l’objectif n’est pas atteint et aucun bonus n’est versé. "Vous avez alors créé une attente chez les collaborateurs qui n’a pas été comblée. Certaines entreprises décident dans ce cas de verser un bonus classique, ce qui leur coûte très cher. C’est pourquoi il est important d’expliquer dès le départ aux collaborateurs qu’ils pourraient ne pas toucher le bonus. Une bonne communication permet de faire accepter plus aisément un éventuel échec", explique Denis Dumont de Chassart. Il constate heureusement que les échecs sont très minoritaires. "Nous aidons les entreprises à choisir des objectifs adéquats. L’objectif doit être visible, mais ne peut pas être trop proche. C’est un exercice d’équilibriste.

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