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“À condition d’être réalisé correctement, le rapportage de durabilité se repaie largement”

Julie Otjacques et Ralf Weymans, Eneco (© Frank Toussaint)

Eneco peut compter sur des années d'expérience en matière de rapportage. Et avec l'arrivée de la directive CSRD, la réglementation européenne plus stricte sur le rapportage du développement durable, elle peut exploiter pleinement cette expérience. Le fournisseur d'énergie renouvelable en profite pour faire bénéficier ses clients de cette dynamique : “C'est l’occasion unique de développer l'activité et de rester pertinent.”

Le développement durable est un sujet brûlant. Dans les années à venir, de plus en plus d'entreprises devront rendre compte de la durabilité de leurs activités. Au travers de la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) et de la réglementation ESRS (European Sustainability Reporting Standards) qui lui est associée, l'Europe a défini ce que les entreprises doivent déclarer et les normes auxquelles ce rapportage doit satisfaire.

Pour les trois composantes de l'ESG (environnement, social et gouvernance), cela représente quelque 1.100 points de données. Eneco, fournisseur d'énergie 100 % renouvelable, s’y prépare activement.

“Pour l'exercice 2025, une entreprise de notre taille doit présenter un rapport en 2026 au niveau du groupe”, indique Ralf Weymans, Legal & Regulatory Affairs Manager. “Il est important de savoir qu'en tant qu'entreprise, il n'est pas nécessaire de rendre compte de tout, mais qu'il faut définir des priorités sur la base d'une analyse de matérialité. Pour ce qui nous concerne, nous nous attendons à un grand nombre de points de données sur lesquels nous devrons rassembler des informations. Nous nous intéressons non seulement à nous-mêmes et à nos propres activités, mais aussi à l'ensemble de la chaîne de valeur des fournisseurs et des partenaires, aux risques actuels et futurs, à l'impact positif et négatif, à court, moyen et long termes.”

Heureusement, Eneco ne part pas d'une page blanche. “Dès 2007, nous nous sommes engagés sur la voie du développement durable avec nos plans One Planet, dans lesquels nous avons fixé des objectifs mesurables en matière de développement durable”, déclare Julie Otjacques, Head of Legal, Regulatory et Public Affairs. “Par conséquent, selon l'agence d'évaluation de la durabilité EcoVadis, nous faisons déjà partie des 1 % d'entreprises les plus performantes.”

Conseils et inspiration

Eneco a aussi de l'expérience en termes de rapportage. “Depuis plusieurs années, nous suivons la Global Reporting Initiative (GRI), une norme mondiale appliquée au rapportage sur le développement durable. Bien sûr, nous avons accumulé une vaste expérience, mais il nous reste du chemin à parcourir. Ceci dit, les années qui viennent de s'écouler nous ont beaucoup appris sur le rapportage lié au développement durable. Nous aimerions partager cette expérience avec nos clients.”

Pour inspirer ces derniers, Eneco organise le 6 février prochain un sommet sur l'énergie verte (Green Energy Summit). “Il s'agit principalement d'un appel à l'action afin de ‘lancer la machine’”, souligne Ralf Weymans. “Nous y présenterons notre expertise de la transition énergétique sous toutes ses formes.”

Les clients trouveront de l'inspiration dans les éoliennes et les panneaux solaires, l'électricité verte et les stations de recharge. La question du rapportage sera également abordée: “Nous ne sommes pas des consultants ou des conseillers en matière de rapportage, mais nous avons déjà tout un parcours de croissance derrière nous. Nos clients peuvent en bénéficier.”

Une chance de croître

Les entreprises qui n'ont pas encore placé le développement durable au cœur de leurs activités commerciales ont sans doute énormément de pain sur la planche. De quelle façon convient-il de commencer ce rapportage ?

“Classiquement, on accorde une grande attention au ‘E’, l'aspect environnemental, mais les rapports portent aussi sur le ‘S’ et le ‘G’, tels que la culture d'entreprise, la rémunération de la direction, les relations avec le personnel”, prévient Ralf Weymans. “La plupart des entreprises disposent de nombreuses données sur ces sujets. C'est donc un bon point de départ.”

La phase de démarrage du processus n’en demeure pas moins la plus difficile. “Il faut d'abord procéder à l'analyse de matérialité. Quel est l'impact de l'environnement sur votre entreprise, et celui de votre entreprise sur l'environnement ? En consultation avec vos parties prenantes, vous définissez vos priorités. Sur cette base, vous devez cartographier vos points de données, identifier les zones d'ombre et trouver un moyen d'introduire ces données de manière fluide et automatisée. Ce n'est pas évident, surtout si vous devez les obtenir de plusieurs unités commerciales et de plusieurs pays. Mais une fois le processus lancé, cela peut aller vite.”

Avant tout, l'Europe souhaite que la directive apporte une transparence accrue en matière de développement durable. Cela devrait encourager les entreprises à s'améliorer.

“N'oubliez pas qu'il s'agit d'un système de rapportage et non d'un système d'indicateurs-clés de performance. L'entreprise ne sera pas encore jugée sur ses performances : elle doit juste faire preuve de transparence par rapport à ses chiffres-clés non financiers. Même les entreprises très polluantes peuvent et doivent se conformer à cette exigence de déclaration. Inversement, l'entreprise la plus durable peut faire l'objet d'un audit défavorable si elle n'établit pas son rapport dans les règles.”

Rien n'est laissé au hasard

Trouver l'expertise adéquate au sein de l'entreprise n'est pas simple. Selon Ralf Weymans, le choix des personnes à impliquer dans le rapport de durabilité dépend de vos activités et de votre analyse de matérialité. “Vous placez l'accent sur la diversité ou l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée ? Dans ce cas, l'équipe RH devra être impliquée. Si vous planchez davantage sur la biodiversité, d'autres départements devront être sollicités.”

“Malgré notre expérience des rapports GRI, nous sommes toujours en recherche… La première édition sera probablement difficile. Nous en faisons une priorité, et plusieurs personnes s'y dédieront probablement à temps plein au cours de l'année à venir. C'est nécessaire. Les chiffres seront vérifiés, rien ne sera laissé au hasard.”

L'entreprise a cependant tout intérêt à ne pas considérer la CSRD et les ESRS comme un poste de coûts superflu. “Une législation supplémentaire est parfois perçue comme un énième exercice de mise en conformité dans un secteur déjà surréglementé”, observe Julie Otjacques.

“Mais ce n'est pas le bon état d'esprit. La directive CSRD est la chance de développer votre entreprise et de rester pertinent dans une nouvelle réalité sociale et économique.” Cela ne concerne pas seulement votre réputation : “Les entreprises durables obtiendront plus aisément des prêts bancaires, notamment. Par ailleurs, les jeunes candidats vous jugeront eux aussi sur votre durabilité.”

La transparence présente en outre des avantages pour la gestion des entreprises. “Elle facilite l'activité. Les entreprises qui prétendent être plus durables qu'elles ne le sont réellement – ce qu’on appelle l’écoblanchiment – ne s’en sortiront plus sans y laisser des plumes : elles doivent désormais disposer de données solides pour étayer leurs affirmations. Les citoyens et les clients tireront profit de cette plus grande transparence. Lorsque je chercherai un nouveau partenaire pour Eneco, je ne manquerai pas d'utiliser ce rapport.”

Plus qu'une simple histoire

De nombreuses entreprises éprouvent des difficultés à mettre en œuvre leur stratégie durable. Comment créer un état d'esprit propice à la CSRD ? “D'après notre expérience, le plus important est d'être convaincu”, répond Julie Otjacques. “Si vous pouvez démontrer qu'une démarche durable rend votre entreprise plus attrayante et rentable, c'est déjà largement convaincant.

Chez Eneco, le développement durable fait partie de l'ADN de l'entreprise, c'est pourquoi nous attirons les personnes dotées du bon état d'esprit. Quoi qu'il en soit, il s'agit d'un critère majeur dans notre processus de sélection. Et, bien sûr, mettez en pratique ce que vous préconisez. Les valeurs que nous avons établies ne sont pas seulement des slogans, elles sont intégrées à l'ensemble de la chaîne de valeur d'Eneco. Ce n'est pas juste une belle histoire à raconter.”

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