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Innovation sous le capot

Jo Coutuer ©Deloitte

Les Big Data, ces énormes quantités de données numériques en croissance exponentielle, ne cessent de gagner en popularité. Pourtant, nombreux sont encore ceux qui les associent à une prouesse technologique réservée à une poignée d’informaticiens travaillant au fond d’un local obscur. “A tort”, affirme Jo Coutuer (Deloitte). “Le potentiel des données peut être exploité partout : du département maintenance à l’iPad du responsable des ventes.”

Avec sa campagne “Tomorrow is Today”, Deloitte entend sensibiliser les dirigeants d’entreprises et les managers aux risques, mais surtout aux possibilités de ces avancées majeures. Data Analytics est l’un des trois grands piliers de la campagne. “Parce que le débat autour des données et de leur potentiel reste confiné aux marges des processus métiers", affirme Jo Coutuer, partner chez Deloitte. “Elles représentent pourtant bien davantage qu’une simple nouveauté dans le débat technologique. Elles peuvent modifier le quotidien d’une entreprise, à tous les niveaux.”

Le concept du traitement des données à l’aide de calculs, d’algorithmes et de statistiques n’a rien de neuf. Le cocktail de données surabondantes, d’ordinateurs dont la vitesse de calcul augmente à un rythme effréné, de numérisation et de globalisation de l’économie est, en revanche, inédit. Cette combinaison permet aux organisations de générer de la valeur à partir des données comme jamais auparavant, soit en les traitant plus efficacement, soit en développant des modèles d’entreprises fondamentalement novateurs.

“Cette évolution existe mais n’est pas toujours des plus visibles”, reconnaît Jo Coutuer. Prenez, par exemple,  une entreprise comme Facebook; les consommateurs y voient les nouveaux modèles d’entreprises numériques et les attribuent à “internet”, mais ceux qui regardent sous le capot peuvent constater que ce sont les modèles analytiques et l’importance croissante des données qui modifient fondamentalement les industries.

La création de valeur à partir des données n’est pas réservée aux start-ups technologiques. “Les données auront un impact sur tout le monde. Y compris chez Deloitte, pourtant un secteur traditionnel – nous en sommes convaincus. C’est pourquoi nous sommes en train de nous y préparer, et nous voulons également y préparer nos clients.” Selon Deloitte, l’Analytique peut satisfaire trois objectifs : optimize, redefine et disrupt.

L’optimisation du fonctionnement d’une entreprise est l’application la plus évidente. On gagne en efficacité en générant plus rapidement des informations claires, qui facilitent la prise de décisions. à ce niveau, les Data Analytics permettent de présenter visuellement ces informations, ce qui les rend plus intelligibles. Grâce à l’Analytique, la consolidation de plusieurs fragments d’information donne naissance à une “version unique de la vérité”, ce qui constitue une optimisation, car il n’est plus nécessaire de discuter différentes interprétations des chiffres.

On trouve l’exemple parfait de cette optimisation à la direction générale Echo, le département qui assure la coordination de l’aide humanitaire de l’Union européenne. Echo organise l’aide d’urgence en cas de catastrophe et de conflits, comme l’épidémie du virus Ebola en Afrique. Elle apporte aussi une aide permanente à des groupes vulnérables dans des régions difficiles. Cette aide n’est pas fournie directement : Echo se voit allouer un budget d’un milliard d’euros pour soutenir les projets de 170 organisations non gouvernementales et agences des Nations unies. L’organisation dispose elle-même d’un réseau mondial de 43 bureaux, où des experts locaux détectent les besoins de la population et assurent le suivi des projets en cours.

"Même si, avec plus d’argent, nous pourrions encore faire plus lors de catastrophes humanitaires, nous sommes conscients de gérer aujourd’hui un budget déjà important", souligne Jean-Pierre Buisseret, directeur du département Finance, Legal Affairs & Partner Support chez Echo. “Notre mission est d’investir chaque euro de manière adéquate et de faire en sorte de communiquer en toute transparence les résultats des projets soutenus.”

Pour Echo, la première étape vers un fonctionnement plus efficace a été un investissement dans l’informatisation de ce processus. Ainsi les organisations non gouvernementales peuvent-elles désormais introduire leur demande d’aide sous forme numérique. La deuxième étape fut l’analyse de toutes les informations disponibles sur toutes les actions d’aide. “Jusqu’il y a peu, c’était un travail de titan : aujourd’hui, nous mettons l’informatique au travail et nous appliquons simplement les Analytics à nos données”, apprécie Jean-Pierre Buisseret. Le résultat ? Un tableau de bord visuel disponible presque en temps réel, qui indique les moyens investis, l’endroit où ils le sont, le nombre de personnes atteintes et l’organisation concernée. “Les avantages sont immenses : nous disposons aujourd’hui d’informations plus nombreuses et de bien meilleure qualité”, continue Jean-Pierre Buisseret. “Nous pouvons ainsi répondre plus rapidement à des demandes et prendre des décisions très vite.”

La valeur des Data Analytics dépasse la simple optimisation. D’autres organisations et entreprises voient en elles la possibilité de se réinventer. Une illustration de l’évolution de l’optimisation à la redéfinition est le Predictive Asset Management : la mise en œuvre d’analyses de données, de méthodes statistiques et d’intelligence artificielle dans l’infrastructure réseau.

En cette période de resserrements budgétaires, on exige, de la part des entreprises de service d’utilité publique et des gestionnaires de réseaux, un contrôle strict de leurs prix et de leurs indemnités de réseau. L’époque n’est donc pas à de lourds investissements dans l’infrastructure, bien qu’ils soient nécessaires. De nombreux réseaux plus anciens, notamment de gaz, d’eau et d’électricité, datent des années 70 ou 80 et un renouvellement s’impose. Les responsables de l’infrastructure de réseaux doivent donc évaluer constamment les risques de défaillance et les frais d’entretien. Une tâche qui n’est pas simple. Notamment parce que la réparation d’une conduite d’eau qui a rompu, par exemple, coûte très cher (sans compter la colère des clients).

“Dans ce domaine, la technologie ouvre de nouveaux espaces”, confirme Jeroen Vergauwe, directeur énergie, Infrastructure et Services d’utilité publique chez Deloitte. “L’analyse des données aide à évaluer la durée de vie spécifique d’une infrastructure.” Sur la base de paramètres comme le matériau de la conduite, la composition du sous-sol et la densité du trafic, les Data Analytics permettent de prévoir le risque d’erreur ou de défaillance. Grâce à cette méthode, les gestionnaires peuvent prendre des décisions plus objectives quant aux investissements. “De plus, nous accomplissons davantage avec les mêmes moyens, car nous pouvons prolonger de 20 ans la durée de vie de certaines infrastructures opérationnelles moyennant un risque réduit”, chiffre Jeroen Vergauwe.

Dans le processus d’amélioration de la gestion de l’infrastructure, les Data Analytics modifient également le rôle du gestionnaire. Alors qu’auparavant, les clients finaux voyaient principalement des réparateurs, ce sont désormais avant tout des techniciens de maintenance. Et cela modifie fondamentalement la relation avec les clients. “Bien que les Data Analytics ne soient guère visibles dans le fonctionnement du gestionnaire, elles permettent d’optimiser son fonctionnement et même de redéfinir ses tâches principales, et engendrent ainsi un avantage compétitif”, conclut Jo Coutuer.

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