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Plus intelligentes et plus sûres

©Helena Wilmet

Les systèmes électroniques font depuis longtemps partie de notre vie. Ils gagnent en intelligence, jouent un rôle croissant dans le développement des voitures autonomes, et font peu à peu leur entrée dans le segment inférieur de l’automobile. Voici un aperçu des trois innovations qui rendent votre voiture plus sûre.

Bon nombre d’outils électroniques améliorent d’ores et déjà la sécurité, comme le freinage automatique lorsque le conducteur ne réagit pas suffisamment vite pour éviter une collision, ou encore les systèmes de détection de fatigue, qui envoient un signal au conducteur lorsque sa vigilance baisse. Voici quelques années encore, ces équipements n’étaient disponibles que dans les véhicules haut de gamme: ils sont désormais proposés dans les nouveaux modèles des petites citadines. Ces efforts vont tous dans le sens d’une plus grande sécurité routière. Problème: la plupart de ces systèmes sont proposés en option. De nombreuses voitures n’en sont donc pas équipées. Ici aussi, les autorités européennes pourraient intervenir et rendre ces systèmes obligatoires, à l’instar du système “e-call”. Autre exemple: les capteurs placés à l’arrière des voitures, très utiles lorsqu’un véhicule est garé perpendiculairement à la route et doit faire marche arrière. Le système prévient le conducteur si un véhicule, qu’il s’agisse d’une voiture ou d’un vélo, se rapproche tout en restant totalement en dehors de son champ de vision. Chaque voiture devrait être équipée en série de ces capteurs.

Système e-call

La décision européenne date de 2015 déjà: à partir de 2018, toutes les voitures devront être équipées du système “e-call” qui, en cas d’accident, prévient automatiquement les services de secours. De nombreuses marques disposent déjà de ce système. Lors d’un accident, la voiture envoie un signal à une centrale qui rappelle immédiatement le conducteur. Si cet appel reste sans réponse, les services de secours sont avertis et savent où se rendre, car la voiture indique d’emblée sa position à la centrale.

Ce concept peut être élargi. Certaines marques y ajoutent divers services pour transformer le système en une sorte d’assistant personnel. Celui-ci veille à ce que le trajet se déroule de manière aussi sûre que possible: si un voyant clignote, par exemple, il suffit d’appuyer sur un bouton pour réaliser un rapide check-up en ligne de la voiture.

D’autres services peuvent venir étoffer l’offre en fonction du type d’abonnement souscrit par le propriétaire de la voiture. Ce dernier peut demander à la centrale de lui indiquer le restaurant italien le plus proche: la centrale lui envoie alors l’adresse du restaurant et la communique automatiquement au GPS de la voiture.

Scanner la route

Les appareils électroniques connaissent des évolutions de plus en plus rapides. Certains amortisseurs s’adaptent aux irrégularités du revêtement de la chaussée, par le biais d’une caméra qui scanne la route et leur envoie les informations récoltées. Les premières versions de ce système adoucissaient simplement la suspension à l’approche d’un nid de poule ou d’une bosse. Bientôt, il sera possible de régler la hauteur des amortisseurs afin que la voiture subisse moins les aléas d’un mauvais revêtement. Ce système fait surtout ses preuves dans l’obscurité, car il réduit l’effet de surprise pour le conducteur.

L’évolution vers les voitures autonomes accélère par ailleurs le développement des systèmes de sécurité. Puisqu’une voiture autonome devra par définition tout gérer, il est absolument nécessaire que tous les systèmes fonctionnent en parfaite coordination. Le régulateur de vitesse, qui adapte la vitesse du véhicule à l’état du trafic, devra être coordonné à l’assistant qui maintient la voiture à l’intérieur des lignes blanches qui balisent les voies de circulation, et qui, dans les versions les plus récentes, prend lui-même les commandes lorsque cela s’avère nécessaire. Avec le détecteur de fatigue, les voitures seront bientôt capables de s’arrêter rapidement au bord de la route si le conducteur s’endort ou est victime d’un problème de santé.

Technologies vocales

Une autre étape importante portera sur l’intégration des technologies vocales. Il n’est pas nouveau de pouvoir donner verbalement des instructions à des machines, mais cette technologie n’a jamais réellement percé dans le secteur des ordinateurs et des appareils électroménagers. Dans les voitures, plus rien ne nous empêche de les utiliser. D’une part, le logiciel est proche de la perfection – le conducteur n’a plus besoin de “l’entraîner” à reconnaître sa voix – et d’autre part, cette technologie dispense le conducteur d’actionner manuellement les différents boutons et commutateurs.

Certains constructeurs équipent déjà leurs véhicules d’une interface dans le système infotainment, qui permet de rédiger et d’envoyer un e-mail ou de naviguer sur un site internet uniquement par commande vocale, sans lâcher le volant et sans quitter la route des yeux. Le déploiement de ce concept dans des modèles moins chers et dans les citadines représente un pas de plus vers une meilleure sécurité routière.

Prix

Le coût reste cependant un obstacle de taille à la généralisation de ces nouvelles technologies. Petit exemple: le rétroviseur numérique, qui est encore loin de faire partie des équipements standard. En réalité, cette technologie est au point. Des caméras sont installées à la place des rétroviseurs actuels, tandis qu’une troisième est fixée sur la vitre arrière. Elles génèrent une image consolidée, visible sur le tableau de bord. Si l’on tient compte des nombreux accidents sur les autoroutes dus à l’angle mort du rétroviseur, cette technologie permettrait d’accomplir un bond de géant en matière de sécurité.

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