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Green bonds: une niche verte

©Shutterstock

Les entreprises qui émettent des obligations vertes, ou “green bonds”, financent des projets durables grâce aux capitaux collectés. Les investisseurs contribuent ainsi à rendre notre monde plus vert.

Les obligations vertes ont le vent en poupe. Fin 2017, les encours investis en “green bonds” se montaient à 155 milliards de dollars, en hausse de 78% par rapport à 2016. Et d’ici à la fin de cette année, ces montants pourraient atteindre 250 à 300 milliards de dollars.

Entreprises et associations utilisent les obligations vertes pour réaliser des projets énergétiques à faibles émissions de CO2 (l’installation d’un parc éolien, par exemple), améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments et des transports, ou réduire la pollution grâce au recyclage des déchets.

Dirk Van Praet, spécialiste en obligations, BNP Paribas Fortis ©Frank Toussaint

Chez BNP Paribas Fortis Wealth Management également, les obligations vertes occupent une place de plus en plus importante dans la gamme de produits d’investissement, indique Dirk Van Praet, spécialiste en obligations, qui participe à leur sélection et à leur suivi au sein de la banque. “Elles restent malgré tout un produit de niche sur le marché obligataire qui, l’an dernier, représentait pas moins de 1.700 milliards d’euros pour le marché européen.”

Sélection très stricte

Les “green bonds” peuvent apporter une plus-value en Wealth Management, à condition qu’ils s’intègrent parfaitement dans la stratégie obligataire du client. “Les obligations vertes ne sont prises en consi-dération que si elles bénéficient d’un rating d’au moins BB- (S&P) ou Ba3 (Moody’s)”, précise Dirk Van Praet.

Les green bonds s'intègrent dans votre stratégie obligataire.
Dirk Van Praet
Spécialiste en obligations

“Les émetteurs doivent donc être solvables. Nous recommandons aux clients qui sont prêts à prendre un peu plus de risques et à se lancer dans les obligations vertes d’investir dans des fonds de placement”, poursuit le spécialiste. Le 26 février, la Belgique fut le troisième pays européen à émettre son premier “green bond”, qui a attiré au total 4,5 milliards d’euros. Toutefois, les investisseurs ne se ruent pas sur ce genre d’obligation, dont le coupon ne dépasse guère 1,25% et dont l’échéance est de 15 ans, constate Dirk Van Praet.

“Nous sélectionnons également nos obligations vertes en fonction des perspectives et de notre stratégie d’investissement. Comme nous nous attendons à une hausse des taux à long terme en Europe dans les 12 prochains mois, nous ne conseillons pas d’investir dans des obligati-ons d’aussi longue durée.”

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