Ecolo et Groen vont échanger des candidats

Les verts font un grand pas symbolique en proposant des candidats flamands sur les listes wallonnes, et inversement pour les législatives de mai 2019. Une sorte d'Erasmus politique, comme l'a évoqué Jean-Marc Nollet en conférence de presse, destiné à bâtir des ponts entre les communautés.

Si le concept peut surprendre, rien, dans la loi électorale ne l'interdit. Les textes en vigueur exigent seulement au candidat d'être citoyen belge. L'identité linguistique ne se détermine qu'à la prestation de serment selon la langue utilisée. Le groupe écologiste commence doucement en proposant des échanges dans les communes de Renaix (Flandre-Occidentale) et Berloz (province de Liège), toutes deux à la frontière linguistique. Les deux partis n'ont pas encore fixé le nombre d'échanges, mais parle de cinq ou six. Ecolo confirme que ces candidats n'ont pas pour but d'être élus, mais plutôt d'ouvrir le dialogue. "C'est une démarche avant tout symbolique. Je ne crois pas que cela va apporter un nombre incroyable de voix, mais ça montre une volonté d'ouverture. On peut voir ça comme une façon de montrer que les questions climatiques dépassent les frontières", analyse Régis Dandoy, politologue à l'UCL, soulignant aussi une prise de position à l'opposé de la N-VA. Siégeant déjà sous la même bannière d'Ecolo-Groen! à la chambre, Les verts ont par ailleurs confirmé leur intention de devenir le premier parti au Parlement fédéral.

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