Le MR présente ses 40 mesures pro-climat

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Le MR a dévoilé lundi le volet environnement de son programme en vue du scrutin. 40 mesures révélées en avant-première auxquelles le parti entend se tenir pour répondre à son objectif de -55% de CO2 d'ici 2030.

"Face à l'urgence, il y a deux solutions: la régression ou la croissance. Nous faisons le pari d'une croissance quantitative et qualitative respectueuse de l'environnement. Notre projet se veut éco-positif", entame Charles Michel. Les quarante propositions se situent à l'encontre de ce que le parti appelle l'écologie punitive, "qui matraque le pouvoir d'achat et freine la compétitivité". Pour eux, pas question de consommer moins, mais bien de consommer mieux.

Pour mener à bien son projet, le MR compte sur la stimulation des entreprises vertes et sur le développement des technologies. Jean-Luc Crucke met en avant sa volonté de généraliser les compteurs intelligents et la création de microréseaux de production d'électricité. "La technologie nous permet d'avancer sans grever le portefeuille du consommateur", martèle le ministre wallon de l'Énergie et des Finances. Le MR entend favoriser les circuits courts, en matière d'électricité (micro-grid) mais aussi de manière plus générale. "L'économie circulaire pourrait nous faire gagner, à l'horizon 2030, entre 293 millions et 1,2 milliards d'euros", lit-on dans le programme. La fourchette est large mais a au moins le mérite de figurer dans le texte. Car, pour la plupart des mesures présentées, aucune mention du budget. "Nous avons déposé les mesures au Bureau du plan. Ils doivent désormais en analyser le coût", reconnaît Charles Michel. Le parti n'avait en effet pas le temps d'attendre: PS et Ecolo ont exposé ce week-end leur programme. À l'urgence climatique s'est ajoutée l'urgence électorale.

Une autre inconnue de taille dans ce programme: l'impact de chacune de ces mesures sur la facture CO2. Les propositions partent dans tous les sens, depuis la mise en place d'un Tax Shelter pour les entreprises qui travaillent à réduire l'impact de l'homme sur l'environnement à une adaptation du précompte immobilier sur base de l'indice énergétique. Difficile parfois de retrouver le "fil bleu" dont parlent les ministres et l'impact sur l'objectif final.

Côté mobilité, on plaide pour un parc automobile plus vert. Le parti veut encourager les véhicules au gaz, l'électrique ou l'hydrogène. "Faire bénéficier ces véhicules de mesures de défiscalisation", annonce le programme, sans davantage de précision. Là aussi, le parti compte sur les technologies, notamment avec l'utilisation "gaz vert" issu de la surproduction des pics éoliens. Il s'attaque (un peu) à la voiture de fonction en proposant un calcul de l'ATN sur base de l'écoscore. "Nous allons utiliser le levier fiscal pour améliorer la performance du parc", indique David Clarinval.

Sur le plan européen, le président du parti a confirmé son intention de fonder un green deal et parle d'un financement entre 500 et 1.000 milliards. Charles Michel a insisté sur la nécessité de la flexibilité budgétaire en matière d'investissement pour le climat.

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