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Quels sont les indicateurs que tout investisseur doit tenir à l’œil?

Un investisseur averti doit non seulement analyser les résultats des entreprises, mais aussi s’intéresser aux données macro-économiques et aux autres données chiffrées.
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Les institutions financières choisissent certains indicateurs alternatifs pour évaluer l’état de la conjoncture. La maison de bourse Jefferies examine par exemple les réservations de chambres d’hôtel et les sites des concessionnaires automobiles. ©REUTERS

«Le rapport sur l’emploi salué à Wall Street»: c’est le titre d’un article publié par L’Echo début juin après l’annonce d’une baisse surprise du taux de chômage en mai aux États-Unis, alors que les analystes s’attendaient à une hausse du taux de chômage frôlant les 20%. En juin, l’économie américaine a créé 4,8 millions d’emplois, soit 50% de plus qu’attendu.

Cette forte hausse de l’emploi fut le signe d’une vigoureuse reprise économique provoquée par l’assouplissement des mesures après le premier confinement. Les investisseurs ont réagi de manière très positive parce qu’ils s’attendaient à ce que cette reprise soit également positive pour les bénéfices des entreprises. Pour l’évolution boursière à court terme, l’important n’est pas tant l’évolution d’un indicateur que le fait que cet indicateur soit meilleur ou pire qu’attendu.

Vu que les chiffres de la croissance économique ne sont publiés que sur une base trimestrielle, les investisseurs se tournent vers les indicateurs mensuels. En plus du rapport sur l’emploi aux États-Unis, l’indicateur américain ISM et l’indicateur PMI européen sont les principaux baromètres de l’économie. Ils sont basés sur des sondages réalisés auprès des directeurs des achats des entreprises. Ils sont donc représentatifs de la confiance des entrepreneurs et de la conjoncture économique dans l’industrie et les services.

Actuellement, les investisseurs doivent garder un œil non seulement sur les indicateurs traditionnels tels que l’inflation, les taux d’intérêt ou les taux de change, mais aussi sur l’évolution de la pandémie.

Allocations de chômage

Les États-Unis publient également des chiffres hebdomadaires sur les nouveaux demandeurs d’allocations de chômage. Depuis le début de la crise du coronavirus, ces chiffres sont examinés avec plus d’attention qu’auparavant, vu qu’ils sont disponibles plus rapidement.

L’évolution et les perspectives en matière d’inflation sont également importantes, car elles ont un impact sur la politique des banques centrales. La Banque centrale européenne (BCE) s’attend à ce que l’inflation dans la zone euro reste inférieure à son objectif, à savoir «inférieure à, mais proche de 2%». C’est pourquoi elle a annoncé en décembre de nouvelles mesures de relance.

La BCE a renforcé de 500 milliards d’euros son programme de rachat d’obligations, pour atteindre 1.850 milliards d’euros. Ces achats devraient permettre de maintenir les taux bas à long terme, ce qui est une bonne nouvelle pour la plupart des actions, vu que de nombreuses entreprises sont endettées. Par contre, c’est une mauvaise nouvelle pour les banques, car cela met leur marge d’intérêt sous pression.

Tout comme les taux d’intérêt, les taux de change fluctuent en permanence. Toute hausse du dollar ou d’une autre devise étrangère génère deux avantages pour les entreprises européennes et les actions. D’une part, cela améliore notre compétitivité et, d’autre part, le chiffre d’affaires et les bénéfices réalisés en dehors de la zone euro augmentent lorsqu’ils sont convertis en euros.

Depuis le début de la crise du coronavirus, les investisseurs ne doivent pas se limiter aux indicateurs économiques habituels. Les chiffres concernant l’évolution de la pandémie sont publiés chaque jour. Toute hausse du nombre de contaminations peut être annonciatrice de nouvelles mesures de restrictions ou de la mise en place d’un nouveau confinement, et inversement.

Google

Ce type de mesures peut rapidement avoir un impact important sur l’économie. C’est pourquoi les investisseurs cherchent des indicateurs plus réactifs. Ils suivent entre autres les données sur la mobilité publiées par Google. Ces chiffres sont une bonne indication du taux d’activité économique et sont disponibles beaucoup plus rapidement.

Les institutions financières suivent d’autres données pour évaluer l’état de la conjoncture. JPMorgan analyse par exemple les paiements effectués par les clients possédant des cartes de débit ou de crédit. La maison de bourse Jefferies examine quant à elle les réservations de chambres d’hôtel et les sites des concessionnaires automobiles.

Le saviez-vous?

Les investisseurs recherchent de plus en plus des indicateurs à court terme. Ils suivent entre autres les données sur la mobilité publiées par Google, qui sont une bonne mesure de l’activité économique.

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