15 ans après "Embrassez qui vous voudrez", Michel Blanc reprend les mêmes, avec moins de talent 2/5

©ARNAUD BORREL

15 après "Embrassez qui vous voudrez", Michel Blanc reprend une partie de ses personnages et les recycle dans un film choral qui n’est pas du même niveau. Mais cette comédie vaudevillesque nous épargne heureusement le catalogue de gags à la française…

"Voyez comme on danse" | De et avec Michel Blanc. Avec Karin Viard, Jean-Paul Rouve, Carole Bouquet, Charlotte Rampling, Jacques Dutronc… | 2/5

"Embrassez qui vous voudrez" était à l’époque une adaptation de l’écrivain anglais Joseph Connolly, d’où le décalage permanent, la chronique de mœurs au second degré, et les situations pleines d’ironie. Hélas, il ne retrouve pas tout à fait le même niveau ici avec un texte de sa plume...

Bande-annonce

Julien (Rouve, photo), patron d’un bar branché, est persuadé que le monde entier lui en veut. Ce qui tape sur les nerfs de sa grande bourgeoise de femme, Lucie (Carole Bouquet). Mais aussi de leur fils Alex (Lebghil), qui a mis enceinte (Eva, 17 ans), la fille des amis désargentés de la famille. Quant à Véro (Viard), elle n’est autre que la mère d’Eva, et elle cherche un nouveau boulot après avoir fait tomber un plateau de bières. Vous suivez? Nous non plus. Mais ce n’est pas le plus important: ici, les personnages prennent clairement le pas sur l’intrigue. Et cette douce folie ordinaire est celle voulue par un Michel Blanc prêt à tout pour ne pas sombrer dans le piège du gag, si présent dans certaines comédies françaises actuelles.

Vous suivez? Nous non plus. Mais ce n’est pas le plus important: ici, les personnages prennent clairement le pas sur l’intrigue.

Et on l’en remercie. Mais on aurait préféré un rien plus de rigueur dans la mise en place, d’impertinence dans les dialogues et surtout plus de constance dans le jeu. Reste le portrait d’une époque, la nôtre, paradoxalement aussi désillusionnée qu’hystérique.

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