chronique

"Assassin's Creed", drôle de game

À ne voir que si l’on est passionné par le jeu vidéo ou pour ces stars que sont Cotillard et Fassbender.

Cinéma

"Assassin’s Creed"

Note: 1/5

De Justin Kurzel

Avec Marion Cotillard, Michael Fassbender, Jeremy Irons, Charlotte Rampling…

Créé par la marque Ubisoft, "Assassin’s Creed" est aux jeux vidéos des millenials ce que "Super Mario" était aux ados des eighties: un phénomène de folie. Justin Kurzel en a fait un film avec Michael Fassbender et Marion Cotillard.

Réalisé dans la foulée de "Macbeth", film jamais distribué chez nous, avec le même réalisateur et les mêmes stars, "Assassin’s Creed" est une gageure technique. Les possibilités qu’offrent le digital sont pleinement utilisées dans l’adaptation cinéma. Les héros passent d’un coin de la planète à l’autre, d’un désert à une cathédrale en un laps de temps ultra court comme sur un écran vidéo. Mais au cinéma, on a besoin d’étoffer le récit pour tenir en haleine le spectateur qui ne peut pas zapper. "Assassin’s Creed", s’il était une comédie serait peut-être "Les Visiteurs au temps de l’Inquisition espagnole"… Mais ce n’est pas un film comique.

 

Sans Cotillard et Fassbender, qui fonctionnent bien en duo, on n’aurait pu tenir les deux heures du film.

C’est même drôlement violent. On se tue et s’étripe entre 1492, quelque part en Andalousie, et 2016 à Londres. Michael Fassbender retourne sur les traces de ses ancêtres de la secte des Assassins. Cette secte politico-religieuse a réellement existé entre le Xe et le XIIe siècle et fut fondée en Syrie. Les Assassins s’opposaient aux Templiers. La trame historique du film les conduit jusqu’au XVe siècle en pleine Inquisition espagnole…

Foutraque et long

©Twentieth Century

Le film offre un spectaculaire agencement foutraque de scènes violentes ou intrigantes. Mais on s’y perd vite. Les Templiers, dirigés ici par Jeremy Irons, Charlotte Rampling et Marion Cotillard, cherchent à retrouver la Pomme d’Éden qui recèle les gènes (sic) du libre arbitre. Fassbender incarne le dernier descendant des Assassins et le seul capable de retrouver cette pomme… Qu’elle ressemble à une boule de pétanque n’a, semble-t-il, gêné personne. La bande originale particulièrement rock’n’roll tranche étonnamment sur le propos un brin philosophique.

Sans Cotillard et Fassbender, qui fonctionnent bien en duo, on n’aurait pu tenir les deux heures du film. Et on a tenu bon! À ne voir donc que si l’on est passionné par le jeu vidéo ou par ces stars.

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