Black Panther, Black Power

©AFP

Un Marvel mettant sur le devant de la scène la communauté africaine, c’était l’assurance d’un succès. Depuis sa sortie, le film du réalisateur Ryan Coogler explose les records : plus d’un milliard de dollars amassés. Un tel chiffre reste exceptionnel, même pour un récit Marvel.

T’Challa, incarné par Chadwick Boseman ( 12 years a slave ), porte le costume de Black Panther. Tirant ses pouvoirs d’une plante, "l’herbe-cœur", il va tout mettre en œuvre pour défendre son pays et lui éviter de sombrer dans un conflit d’ordre mondial.

L’histoire imaginée en 1966 par Stan Lee et Jack Kirby se déroule au Wakanda, nation du tiers-monde dont l’existence est gardée secrète en raison de ses gisements de Vibranium. Ce matériau, métal précieux offrant accès à une avancée technologique inédite, pourrait également être convoité par beaucoup de puissances mondiales si son existence venait à être révélée. L’image d’une Afrique terre de ressources pour l’hémisphère nord se voit donc ici quelques peu détournée par Coogler, non sans ironie.

Deux ans après le mouvement "Oscars so white" dénonçant le manque de représentation des acteurs noirs à Hollywood, le casting de Black Panther vient bousculer les schémas hollywoodiens habituels, avec une majorité d’acteurs africains ou afro-américains à l’affiche. Carton plein dans plusieurs pays d’Afrique, selon le site d’information Jeune Afrique, le film engendre une visibilité sans précédent pour la communauté noire du monde entier. Cependant, selon le même site, certains aspects de la superproduction peuvent virer à la caricature ; les costumes notamment, mélange approximatif de culture zoulou, masaï ou oromos. La critique reproche également à la réalisation de ne pas avoir fait le déplacement jusqu’au continent africain pour tourner certaines scènes, préférant des décors de studios qualifiés de carton-pâte par Jeune Afrique.  

Le film a, cependant, généré un véritable engouement autour de la phrase "Wakanda Forever". Devenu cri de ralliement pour de nombreux athlètes et artistes, ce slogan se voit accompagné d'un W formé des bras croisés sur la poitrine, à l'instar du geste de Lupita Nyong'o et Danai Gurira dans le long-métrage. 

Avis mitigés selon que l’on se place du côté du spectateur ou de la critique, le premier super-héros noir des comics Marvel méritait quand même un long-métrage. La visibilité donnée à la communauté noire du monde entier reste à souligner, mais à retravailler, aussi.

Black Panther - Nouvelle bande-annonce (VF)

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