Stress et paillettes au festival du film policier

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Du 4 au 7 mai, se déroulera la 11e édition du Festival International du Film Policier de Liège. En invité d’honneur, le sulfureux Alain Delon.

Tout organisateur d’événement le dirait volontiers: les décennies sont toujours faciles à célébrer grâce à toute la symbolique qu’elles véhiculent: on fait les choses en grand et on y met des bougies. À l’inverse, il n’est jamais simple de rebondir après de telles célébrations. C’est la situation dans laquelle se trouve cette nouvelle édition du Festival International du Film Policier de Liège qui entame sa 11e année d’existence. Le défi? "Rendre l’événement de 2017 aussi puissant que celui des 10 ans, en 2016".

Un défi rendu un rien plus complexe encore en raison d’une petite crise financière et personnelle qui secoue la structure interne du projet: "nous avons perdu une dizaine de collaborateurs, mais nous repartons aujourd’hui d’une page blanche". Aussi n’était-il pas très joyeux, Cédric Monnoye l’organisateur du projet depuis ses débuts, lors de la présentation du festival 2017. Un festival qui a subi aussi la concurrence d’autres festivals cinématographiques et la perte de certaines subventions. Bref, de prime abord, on aurait pu craindre le pire pour ce festival bien implanté en province de Liège.

Un thème élargi

Mais la compétition, du reste, est à la hauteur des événements précédents. À ceci près qu’elle se détache quelque peu du cadre strictement policier pour explorer des thématiques plus sociétales. Une évolution logique, finalement, en lien avec les attentes d’un public régulier et très cinéphile. On retrouve d’abord une compétition officielle assez classique avec 8 films européens très diversifiés dont "Toril", de Laurent Teyssier ou "La macchinazione" de David Grieco sur l’assassinat de Pier Paolo Pasolini; une section documentaire, avec un film belge sur les prisons de Lantin, "Devant les barreaux", et enfin, la compétition "courts-métrages".

Les films en compétition se détachent quelque peu du cadre strictement policier pour explorer des thématiques plus sociétales.

L’ensemble sera visionné par un jury de choix, composé de Jean-Pierre Mocky – qui endosse le costume de président –, Gabrielle Lazure ou encore Anne Richard. Enfin, une soirée spéciale sera aussi consacrée à Alain Delon, l’invité de marque du festival. Lors de la "Grande soirée du 7ème", vendredi soir, il se verra remettre le Big Up d’honneur pour avoir incarné le genre policier à travers nombre de ses films, de "Borsalino" à "Trois hommes à abattre", en passant par "Le samouraï" ou le "Clan des Siciliens".

Festival International du Film Policier de Liège 2017

Fidèles au poste, des activités en série: contes pour enfants (par Élodie de Selys), pour adultes (par le comédien Philippe de Janerand), atelier des faussaires, exposition sur le thème du polar dans la BD belge et, bien sûr, le fameux grand procès reconstitué dans le Palais de justice de Liège et joué par des professionnels du barreau et de la magistrature. Cette année, c’est l’affaire Steinheil qui sera revisitée (samedi de 15h à 17h).

Festival International du Film Policier de Liège, du 4 au 7 mai. www.fifpl.be

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