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Benedetta fait rire autant qu'elle déçoit

Virginie Efira incarne Benedetta dans le film du même nom.

Dire qu’on est déçu par "Benedetta", de Paul Verhoeven, c’est peu dire. Surtout qu’on l’attendait depuis plus d’un an et qu’on adhère, en général, aux choix de Virginie Efira.

Le pitch est connu de tous. Sous la Renaissance italienne, à Pescia, une religieuse nommée Benedetta Carlini fut accusée d’hérésie et de relations homosexuelles. Échappant au bûcher, elle finira sa vie au couvent. Basée sur des faits réels, Paul Verhoeven livre un récit modernisé, un peu trop décalé, où il semble se complaire dans les scènes de sexe, d’automutilation et de torture.

La pauvre Virginie Efira fait rire malgré elle lorsque la voix de Jésus, avec lequel elle assure avoir une connexion directe, s’empare d’elle pour délivrer des messages soi-disant divins. Et qui sonnent monstrueux comme dans un film d’horreur de série B.

Bande-annonce "Benedetta"

Benedetta, qui découvre le plaisir charnel, dans les bras d’une novice – Daphné Patakia, l’autre actrice belge du film – dont on peut admirer la plastique dans de nombreuses scènes. La séquence où cette dernière utilise une statuette de la Vierge comme godemichet pour faire jouir Benedetta est d’un kitsch total. Et que dire des rôles assurés par Charlotte Rampling et Lambert Wilson si ce n’est qu’ils atteignent plus d’une fois le stade du grand guignol.

Drame

“Benedetta”

Par Paul Verhoeven

Avec Virginie Efira, Daphné Patakia, Charlotte Rampling, Lambert Wilson

À voir à partir du 8 septembre 2021

Note de L'Echo:

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