Bruxelles fait son cinéma (en plein air!)

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Treize lieux (emblématiques), treize dates (successives), treize films (récents): les amateurs de projection sous les étoiles pourront faire le plein d’images et de sons.

Le cinéma en plein air est une drogue; une drogue douce, mais avec accoutumance. Un secret bien gardé, dont les afficionados ne peuvent plus se passer. Et dont ils se refilent les lieux de projection avec un petit air coupable. Comme le drive-in de nos grands-parents, il y a une magie à la projection de groupe sous la lune. Car à la communion de la salle obscure s’ajoute l’intrigant mystère de l’extérieur et de la nuit. Comme si l’intime d’une histoire racontée pour soi rencontrait l’universel d’une nuit à la belle étoile.

À la communion de la salle obscure s’ajoute l’intrigant mystère de l’extérieur et de la nuit.

Bruxelles, comme beaucoup de grandes villes européennes, possède son programme estival: "Bruxelles fait son cinéma". Sa particularité: les lieux de projection, qui changent chaque soir. Comme dans une grande chasse au trésor, les cinéphiles sont invités à découvrir des lieux de la capitale. Comme par exemple le Château de Rivieren, au cœur du parc Albert 1er à Ganshoren, dont de nombreux Bruxellois ne soupçonnent pas l’existence. Aux commandes, l’ASBL Libérations Films, dont le but avoué est de faire découvrir un cinéma intelligent au plus grand nombre possible. Ici, donc, pas de blockbusters, mais des films choisis.

Au programme, nous retrouvons par exemple le multiprimé "Noces" de Stephan Streker. Le chroniqueur footballistique est avant tout réalisateur, et il nous propose ici un drame familial particulièrement poignant. Inspiré par l’histoire vraie d’un crime dit "d’honneur" perpétré par un frère sur sa propre sœur, le film est un coup-de-poing.

Bruxelles Fait Son Cinema 2018

Avec "Au revoir Là-Haut", Albert Dupontel signe (et interprète) une fresque historique très réussie. Sur fond de Première Guerre mondiale, deux amis cherchent un sens à leur vie (brisée) et mettent au point une arnaque. Un film chatoyant, mené tambour battant notamment par Laurent Laffitte, Emilie Dequenne ou Niels Arestrup.

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Pour les amateurs de comédie, la régionale de l’étape s’appelle Nawell Madani. Dans son film largement autobiographique "C’est tout pour moi", elle revient avec un humour teinté de férocité, mais aussi d’une certaine tendresse, sur le parcours qui la fit partir des quartiers chauds de Bruxelles pour conquérir le Tout Paris à force de courage, de persévérance, et de vannes bien senties.

Jusqu'au 20/7 à travers Bruxelles. Bruxellesfaitsoncinema.be

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