C'est le moment de revoir ses classiques… sur Netflix

Peter Fonda et Denis Hopper dans une pièce d'histoire des Etats-Unis et du cinéma.

En confinement, on a du temps devant soi. Mais on veut surtout entrer en résonance avec ce qui fait sens. Les grands films d’hier possèdent cette qualité éternelle d’agir à la fois comme un baume au cœur, et comme une loupe sur nos vies. Best-of.

"Un homme pour l’éternité" ("A Man for All Seasons", 1966)

Un grand classique un peu oublié, pourtant couronné par trois Oscars majeurs: meilleur film, meilleur réalisateur (Fred Zinneman), meilleur acteur (Paul Scofield). La vie de Thomas More, juriste et chancelier d’Henry VIII d’Angleterre. Il s’oppose au roi-tyran qui veut se remarier. Un film d’une modernité incroyable sur l’humanisme, le refus du fanatisme, et la connaissance de soi. Le tout dans une ambiance "pré Shakespeare" fascinante.

"Easy Rider" (1969)

Le cri du cœur de la génération hippie, signé Dennis Hopper, a-t-il bien vieilli? Certes! Quelques longueurs par-ci par-là, mais de nombreuses scènes d’anthologie, et pas seulement les trips psyché au LSD. Des acteurs, dont Peter Fonda, au maximum de leur coolitude, avec en prime un Jack Nicholson en roue libre. Ils partent à la recherche de la "vraie Amérique" - et ils ne la trouveront bien sûr jamais. Un must.

En ces temps de confinement à domicile, c'est l'occasion de revisiter ses classiques.

"La vie de Brian" (1979)

Quand les Monty Python s’attaquent aux premiers moments de la religion chrétienne, cela donne un film inclassable, hilarant, iconoclaste, et presque philosophique… Les pragmatiques Romains en prennent pour leur grade, de même que les innombrables factions juives qui essaient de se débarrasser de l’oppresseur. Un film impossible à sortir en salles aujourd’hui, car on le jugerait sans doute beaucoup trop stigmatisant.

 Les vestiges du jour" ("The Remains of the Day", 1993)

Adapté par James Ivory du romancier nobélisé Kazuo Ishiguro, le quotidien en forme de confession d’un butler britannique (Anthony Hopkins). En partant sur les traces de ce qui aurait pu être une histoire d’amour (avec Emma Thompson), il va revisiter tout son passé, et en même temps celle du prestigieux domaine dont il a la charge – et donc d’un morceau de l’histoire récente d’Angleterre. Un bijou de psychologie, sur un faux mode intimiste, qui finit par assumer son lyrisme. 

"Le temps de l'innocence" ("The Age of Innocence" 1993)

Un film de Scorsese, ça fait toujours du bien. Surtout avec un casting 5 étoiles: l’un des meilleurs acteurs de tous les temps (Daniel Day-Lewis), une icône de Hollywood (Michelle Pfeiffer), et une (alors) jeune actrice en pleine possession de ses moyens (redécouverte via "Stranger Things"): Winona Ryder. Dans le gratin new-yorkais des années 1870, une passion vient semer le trouble… Décors, costumes, psychologies: ampleur garantie.

À vos télécommandes!

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