César du meilleur documentaire pour "Ni juge, ni soumise"

Yves Hinant et Jean Libon ©AFP

La production belgo-française "Ni juge, ni soumise" de Jean Libon et Yves Hinant a remporté le César du meilleur film documentaire, tandis que le Belge Benoît Debie s'est quant à lui emparé du César de la meilleure photographie pour "Les Frères Sisters" de Jacques Audiard.

Le documentaire "Ni juge, ni soumise" a fait beaucoup parler de lui chez nous. Et ce n'est pas fini puisque la production belgo-française de Jean Libon et Yves Hinant a remporté ce vendredi soir le César du meilleur film documentaire.

La juge d'instruction Anne Gruwez, autour de qui tourne le film, est montée sur scène pour la remise de la récompense. Le film de Jean Libon et Yves Hinant avait déjà gagné le Magritte du meilleur documentaire il y a trois semaines. La production avait suscité le courroux de Luc Hennart, le président du tribunal de première instance de Bruxelles, qui avait déclaré qu'Anne Gruwez y ressemblait à "un singe assis sur un orgue de barbarie". Il avait interdit à la magistrate de s'exprimer sur le film.

De son côté, le chef opérateur belge Benoît Debie a remporté le César de la meilleure photographie pour son travail sur "Les Frères Sisters" de Jacques Audiard. Il s'agissait de la première nomination du directeur de la photographie liégeois aux César, ainsi que de sa première collaboration avec Jacques Audiard.

Ce dernier a déjà glané à deux reprises le César du meilleur réalisateur et est à nouveau nommé dans cette catégorie ce vendredi.

Succès pour "Jusqu'à la garde"

Le film choc sur les violences conjugales, "Jusqu'à la garde" a également largement été mis en avant en remportant quatre prix dont celui de meilleure actrice  pour Léa Drucker, qui incarne Miriam, une mère de famille fragile mais vaillante tentant de se reconstruire et de protéger son fils après une séparation avec un mari violent et toujours menaçant. Les César ont aussi récompensé à deux reprises le film "Les Chatouilles" d'Andréa Bescond et Eric Métayer sur la pédophilie, qui a reçu le prix de la meilleure adaptation et celui de la meilleure actrice dans un second rôle pour Karin Viard.

Le César de la meilleure réalisation est revenu à Jacques Audiard, qui a déjà remporté deux fois ce même trophée (pour "De battre mon coeur s'est arrêté" et "Un prophète"). Son western franco-américain "Les Frères Sisters", son premier film entièrement en anglais, a également reçu plusieurs prix techniques, ceux des décors, du son et de la photo.
Alex Lutz a été sacré meilleur acteur pour son rôle dans "Guy" qu'il a également réalisé et où il s'est vieilli de 30 ans pour incarner, méconnaissable, une ancienne gloire de la chanson.
Grand favori de la soirée, "Le Grand bain", une comédie sociale de Gilles Lellouche sur des "quadras" et "quinquas" déprimés qui se lancent dans la natation synchronisée, n'a en revanche obtenu qu'un César du meilleur second rôle masculin pour le chanteur et acteur Philippe Katerine.
Le début de la soirée a été marqué par la razzia de "Shéhérazade" de Jean-Bernard Marlin, histoire d'amour à Marseille entre un caïd et une jeune prostituée. 
Il a reçu le César du meilleur premier film, tandis que ses deux interprètes principaux, Kenza Fortas et Dylan Robert, ont été récompensés par ceux des meilleurs espoirs féminin et masculin.

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